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Bibliographie

Stéphane Bourgoin
Serial killers - Enquête sur les tueurs en série (Poche) (juin 1995)
Le Livre de Poche N° 13778
Genre : Criminologie


    (273 p.)
   
   
    Extrait du chapitre "Albert Fish, le grand-père tranquille" :
   
    Dans toute l’histoire criminelle, la lettre la plus atroce jamais écrite est probablement celle qu’adresse, le 11 novembre 1934, le tueur en série pédophile Albert Fish à la mère d’une de ses victimes, Grace Budd, qu’il a tuée six ans plus tôt :
   
    “Ma chère Mrs Budd,
    En 1894, un ami à moi servit en tant que matelot de pont sur le “Tacoma” capitaine John Davis. Ils partirent de San Francisco pour Hong Kong. Une fois arrivés à destination, lui et deux compagnons descendirent à terre pour se soûler. A leur retour, le bateau était déjà parti sans eux. A cette époque, la famine régnait en Chine. N’importe quelle sorte de viande se vendait entre un et trois dollars la livre. Les plus démunis souffraient tellement qu’ils vendaient à des bouchers leurs enfants de moins de 12 ans, afin qu’ils soient découpés et revendus. Dans n’importe quelle boutique, on pouvait obtenir du steak, des côtelettes, ou un ragoût de viande. On vous découpait alors le morceau de votre choix sur le corps nu d’une fille ou d’un garçon. Le derrière, qui est la partie la plus tendre, vendu comme côte de veau, était le morceau le plus cher. John resta si longtemps à Hong Kong qu’il en acquit un goût prononcé pour la chair humaine. A son retour à New York il enleva deux garçons de 7 et 11 ans qu’il emmena chez lui. Il les déshabilla et les ligota dans un placard, puis il brûla leurs vêtements. Plusieurs fois, jour et nuit, il les fessa et les tortura pour attendrir leur chair. Il tua d’abord l’aîné car son cul était plus dodu. Chacune des parties de son corps, il les a cuites et dévorées, sauf la tête, les os et les intestins. L’enfant a été rôti au four (tout son cul), cuit, bouilli, frit et mis en ragoût. Le plus petit y passa à son tour et de la même façon. A cette époque, j’habitais au 409, 100ème Rue Est, près du côté droit. John me parlait si souvent de la délicatesse de la chair humaine que je me décidai à y goûter. Le dimanche 3 juin 1928, je suis venu chez vous, au 406, 15ème Rue Ouest. J’avais apporté du fromage et des fraises. Nous avons déjeuné ensemble. Grace s’était assise sur mes genoux pour m’embrasser. Je m’étais décidé à la manger. J’ai inventé un anniversaire et vous lui avez donné la permission de me suivre. Je l’ai emmenée dans une maison abandonnée de Westchester que j’avais repérée. Lorsque nous sommes arrivés, je lui ai dit de rester dehors. Elle a cueilli des fleurs sauvages. A l’étage, je me suis complètement déshabillé pour éviter les taches de sang. Quand tout a été prêt, je me suis approché de la fenêtre pour demander à Grace de me rejoindre. Je me suis caché dans un placard jusqu’à son arrivée. Lorsqu’elle m’a vu tout nu, elle s’est mise à pleurer et a voulu s’enfuir. Je l’ai rattrapée, elle a menacé de tout dire à sa maman. Je l’ai déshabillée. Elle s’est débattue, beaucoup, en me mordant et en me griffant. Je l’ai étranglée avant de la découper en petits morceaux pour emporter sa viande chez moi, la cuire et la manger. Je ne peux pas vous dire à quel point son petit cul rôti au four était tendre et délicieux. J’ai mis neuf jours à la manger en entier. Je ne l’ai pas baisée, bien que j’aurais pu en avoir l’occasion, si je l’avais souhaité. Elle est morte vierge.”



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