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Bibliographie

Stéphane Bourgoin
Collection "Serial Polar" (octobre 2007)
BACH Films
Genre : DVD

Cette collection présentée par Stéphane Bourgoin vous propose 13 films noirs ou policiers inédits ou invisibles depuis des décennies à revoir ou à découvrir chez Bach Films, avec une sortie dans les magasins Virgin, FNAC, Disc King, les espaces culturels Leclerc, etc. Vous pouvez également commander les DVD par correspondance directement chez l'éditeur (www.bachfilms.com). Petite précision : les DVD sont ALL ZONES, donc visibles dans tous les pays du monde.
   
    Il s'agit de copies restaurées et remastérisées. De grands réalisateurs tels que Michael Curtiz, Anthony Mann, Richard Fleischer ou Edgar Ulmer.
    Des acteurs comme Jack Palance, Mickey Rooney, Peter Lorre, Hedy Lamarr, George Sanders, William Powell, Yul Brynner.
    Les méchants les plus saignants d’Hollywood : John Ireland, John Carradine, George Zucco, Lionel Atwill, William Talman.
   
    Des bonus par les plus grands spécialistes du film et du roman policier : François Guérif (Le Film noir, directeur de la collection Rivages/Noir et éditeur de James Ellroy), Claude Mesplède (Le dictionnaire des littératures policières, Les Années Série Noire), Jean-Hughes Oppel (romancier, Grand prix de la littérature policière, Prix Mystère de la critique), Nadine Monfils (réalisatrice et romancière), Alfred Eibel (Fritz Lang), Jean-Pierre Deloux (Hammett, Le Dahlia Noir – Autopsie d’un crime), etc.
   
    LE VOYAGE DE LA PEUR (THE HITCH-HIKER ; 1953)
   
    Réalisé par Ida Lupino. Avec Edmond O’Brien, Frank Lovejoy, William Talman.
   
    Le seul film noir à avoir été réalisé par une femme, l’inoubliable partenaire de Humphrey Bogart dans High Sierra de Raoul Walsh. Inspiré par l’histoire vraie d’un auto-stoppeur tueur, The Hitch-Hiker est la quintessence de l’état paranoïaque de l’Amérique des années 50 où les extra-terrestres, les communistes ou les psychopathes bouleversaient le fragile équilibre du pays. William Talman est parfait en tueur en série dont un œil reste toujours ouvert, même quand il dort.
   
    « Un très bon choix d’acteurs et une bonne direction. Un excellent policier. »
    Bertrand Tavernier & Jean-Pierre Coursodon (50 ans de cinéma américain).
   
    L’ENGRENAGE FATAL (RAILROADED !) (1947) (INEDIT EN FRANCE)
   
    Réalisé par Anthony Mann. Avec John Ireland, Sheila Ryan, Hugh Beaumont.
   
    Un hold-up tourne mal, un policier est abattu. L’inspecteur Mickey Ferguson est chargé de l’enquête. Le jeune frère de sa fiancée est le suspect idéal. Mais le vrai coupable ne serait-il pas le redoutable gangster Duke Martin ?
    Un film noir éblouissant, tourné en dix jours, par le futur réalisateur des plus grands chefs d’œuvre du western (Winchester 73, Je suis un aventurier, Les Affameurs, L’Homme de l’Ouest, etc.). John Ireland y campe un tueur psychopathe qui caresse de manière érotique son arme et parfume ses balles.
   
    « Une violence sèche et graphique. »
    Bertrand Tavernier & Jean-Pierre Coursodon (50 ans de cinéma américain).
   
    « Railroaded est un tour de force stylistique, avec un début et une fin remarquables. C’est un film important dans la carrière d’Anthony Mann. »
    Jeanine Basinger (Anthony Mann)
   
    L’INCROYABLE MONSIEUR X (THE AMAZING MR X) (Autre titre : THE SPIRITUALIST ; 1948) (INEDIT EN FRANCE)
   
    Réalisé par Bernard Vorhaus. Avec Turhan Bey, Lynn Bari, Cathy O’Donnell, Richard Carlson.
   
    Une jeune veuve tombe sous la coupe d’un médium qui lui promet de la mettre en contact avec son défunt mari. Une sombre machination la plonge au bord de la folie.
    Interprété par Turhan Bey, l’acteur le plus exotique qu’Hollywood ait jamais connu, The Amazing Mr X est marqué par la somptueuse photographie de John Alton qui sera oscarisé quelques années plus tard pour avoir tourné le célèbre ballet d’Un Américain à Paris. Pour Bertrand Tavernier, le film reste un grand souvenir de cinéphile : « Une séance spirite, les escaliers, les rideaux lui inspirent des cadrages esthètes ou tarabiscotés, une femme marchant sur une plage est cadrée en plongée de très loin, un arbre mort se transforme en fantôme,. La photo multiplie les clairs-obscurs sur fond du Prélude de Chopin qui inspira à Gainsbourg la chanson Jane B. »
   
    « Un réel panache visuel. »
    Bertrand Tavernier & Jean-Pierre Coursodon (50 ans de cinéma américain).
   
    « Tout dans ce film est parfait, depuis le scénario jusqu’à la photographie en passant par les acteurs. »
    Arthur Lyons (Death on the Cheap – The Lost B Movies of Film Noir).
   
    JACK L’EVENTREUR (MAN IN THE ATTIC) (1953) (INEDIT EN FRANCE)
   
    Réalisé par Hugo Fregonese. Avec Jack Palance, Constance Smith, Byron Palmer.
   
    Déjà adapté en 1926 par Alfred Hitchcock, puis en 1932 et 1944 par John Brahm, The Lodger est un classique de la littérature anglaise. A Londres, dans les années 1880, un assassin s’attaque à des prostituées pendant que Slade, un étrange locataire, s’installe dans une tranquille pension de famille. Sombre et introverti, il aime à se plonger dans la lecture de la Bible, tout en sortant à toutes heures de la nuit. Bientôt, les propriétaires viennent à le soupçonner d’être le tueur en série de Londres.
    Cette version très rare de Jack l’Eventreur se cristallise autour de la personnalité de l’acteur Jack Palance, décédé en 2006. Il est inoubliable dans ce rôle fait sur mesure pour lui.
   
    « La présence ultra-menaçante de Jack Palance. »
    Bertrand Tavernier & Jean-Pierre Coursodon (50 ans de cinéma américain).
   
    « Une originale et sobre variation sur le thème de Jack l’Eventreur. Ce que la figure mythique du célèbre assassin a perdu en opacité et en mystère se trouve ici brillamment récupéré au plan de la psychologie, de l’humanisation et de l’individualisation du personnage. »
    Jacques Lourcelles (Dictionnaire du cinéma – Les Films).
   
    SABLES MOUVANTS (QUICKSAND) (1950) (INEDIT EN FRANCE)
   
    Réalisé par Irving Pichel. Avec Mickey Rooney, Jeanne Cagney, Peter Lorre, Barbara Bates.
   
    Un mécanicien « emprunte » 20 dollars à son patron garagiste pour inviter une serveuse de bar, plutôt garce sur les bords. Mais un ami qui devait lui rembourser une dette est parti en voyage. Dès lors, le sort s’acharne sur notre homme qui s’enfonce de plus en plus dans le crime pour récupérer cette somme.
    Rarement le destin aura été aussi présent que dans ce film noir entièrement tourné en décors naturels (un garage, une fête foraine, une salle de jeux, les quais de Santa Monica) par le co-réalisateur de Les Chasses du Comte Zaroff. Mickey Rooney, qui cherchait à relancer sa carrière après la Seconde guerre mondiale, est prodigieux de dynamisme aux côtés d’un Peter Lorre toujours aussi visqueux en maître chanteur lubrique.
   
    « Un petit film noir et un scénario dont chaque rebondissement augmente la malchance du personnage principal. »
    Bertrand Tavernier & Jean-Pierre Coursodon (50 ans de cinéma américain).
   
    LA BRIGADE DES STUPEFIANTS (PORT OF NEW YORK ; 1949)
   
    Réalisé par Laslo Benedek. Avec Yul Brynner, Scott Brady, Richard Rober.
   
    Deux agents du bureau des Narcotiques de New York travaillent clandestinement pour démanteler un puissant gang de trafiquants de drogue. Quand l’un d’eux se fait assassiner, son collègue jure de le venger.
   
    « Yul Brynner, dont c’est les débuts au cinéma, exerce une fascination particulièrement malsaine dans Port of New York qui est tourné en décors naturels dans un style semi-documentaire, à l’image de La cité sans voiles de Jules Dassin. »
    Don Miller in « Eagle-Lion : The Violent Years » (Focus on Film n° 31)
   
    “Un film dur et violent qui génère une atmosphère sinistre grâce à une belle photographie et une mise en scène solide. »
    Arthur Lyons (Death on the Cheap – The Lost B Movies of Film Noir).
   
    LA VOLONTE DU MORT (THE CAT AND THE CANARY ; 1927)
   
    Réalisé par Paul Leni. Avec Laura LaPlante, Creighton Hale.
   
    Un chef d’œuvre du cinéma muet, invisible depuis 80 ans, filmé par Paul Leni, le grand maître de l’expressionisme allemand et auteur de Le cabinet des figures de cire ou de L’homme qui rit d’après Victor Hugo. Il signe ici son premier film américain avant de mourir deux ans plus tard. The Cat and the Canary crée un thème nouveau du cinéma avec l’histoire d’un groupe de personnes rassemblées dans une vieille maison hantée truffée de passages secrets.
   
    « La poésie passionne Paul Leni. Il la crée en passant de l’insolite à la banalité pour traquer la frayeur et ne s’attarde à d’innombrables digressions que pour mieux faire monter la tension par paliers successifs. Leni est un des grands maîtres de l’expressionisme. »
    Freddy Buache (Paul Leni)
   
    LE DEMON DE LA CHAIR (STRANGE WOMAN ; 1946)
   
    Réalisé par Edgar G. Ulmer. Avec Hedy Lamarr, George Sanders, Louis Hatward, Gene Lockhart.
   
    Un flamboyant film noir à costumes où Hedy Lamarr en femme fatale fait basculer l’existence de trois hommes amoureux d’elle. Strange Woman est sans conteste le meilleur film de l’actrice.
   
    « Une mise en scène élaborée. Un formalisme économe, rigoureux. Un conte moral qui conjugue deux des thèmes majeurs d’Ulmer, la femme assimilée à la tentation, au péché et le pouvoir de fascination d’un être sur un autre. »
    Bertrand Tavernier & Jean-Pierre Coursodon (50 ans de cinéma américain).
   
    « Edgar Ulmer est un des plus fascinants créateur de formes et de sortilèges de l’histoire du cinéma. »
    Jacques Lourcelles (Dictionnaire du cinéma – Les Films).
   
    TRAQUENARD (TRAPPED ; 1949)
   
    Réalisé par Richard Fleischer. Avec Lloyd Bridges, John Hoyt, Barbara Payton.
   
    Un faux-monnayeur emprisonné se voit offrir une libération s’il dénonce ses complices. Mais une fois relâché, il s’enfuit sans se rendre compte qu’il est suivi par des agents fédéraux qui espèrent qu’il va les mener jusqu’à son chef.
    Le film est tourné dans le style semi-documentaire de l’époque et Richard Fleischer (Les vikings, L’Etrangleur de Boston, 20 000 lieux sous les mers) prouve son habileté à filmer les séquences d’action : la bagarre entre Lloyd Bridges et le flic dans la chambre d’hôtel, illuminée par la salle de bains, rappelle la violence d’une séquence similaire tournée par le réalisateur dans L’énigme du Chicago Express, le guet-apens des agents du Trésor bénéficie d’un montage « au couteau » qui maintient une grande tension ou encore la brève lutte sur la plage.
   
    « Une sécheresse de ton, un goût pour l’ellipse, un sens incontestable de l’action, du décor naturel, une volonté de recherches formelles. Un spectaculaire règlement de compte final dans un hangar de tramways. »
    Bertrand Tavernier & Jean-Pierre Coursodon (50 ans de cinéma américain).
   
    « Trapped fut un tournant dans ma carrière, car j’avais enfin trouvé un style qui me convenait. »
    Richard Fleischer
   
    LE MYSTERE DE LA CHAMBRE CLOSE (THE KENNEL MURDER CASE ; 1933)
   
    Réalisé par Michael Curtiz. Avec William Powell, Mary Astor, Eugene Palette.
   
    Le détective privé Philo Vance est chargé d’enquêter sur un crime impossible : un meurtre commis dans une chambre hermétiquement close. Plein d’humour et filmé avec un brio incontestable par Michael Curtiz, le réalisateur de Casablanca et des Aventures de Robin des bois, The Kennel Murder Case transcende le matériau poussiéreux des romans d’énigme de S.S. Van Dine pour en faire un authentique chef d’œuvre du film policier des années 30. On y retrouve avec plaisir William Powell, la vedette de la série des Thin Man, et Mary Astor, la partenaire d’Humphrey Bogart dans Le faucon maltais.
   
    « On reste stupéfait devant l’allure vertigineuse à laquelle est menée de bout en bout ce film.Une réussite évidente. »
    Bertrand Tavernier & Jean-Pierre Coursodon (50 ans de cinéma américain).
   
    IMPACT (1949) (INEDIT EN FRANCE)
   
    Réalisé par Arthur Lubin. Avec Brian Donlevy, Ella Raines, Anna May Wong, Charles Coburn.
   
    Une épouse cherche à se débarrasser de son mari Walter Williams avec la complicité de son amant. Le plan échoue et c’est l’amant qui décède dans un « accident » de voiture.Williams décide de tirer profit de la situation en changeant d’identité pour redémarrer une nouvelle existence dans une petite ville de la campagne. Il tombe amoureux de son employeuse. Mais un détective privé le suspecte du meurtre de l’amant.
   
    Un film noir complètement oublié du réalisateur du Fantôme de l’opéra qui offre un étonnant contraste entre l’aspect idyllique d’une petite bourgade de l’Idaho et son imagerie digne d’une œuvre de Frank Capra et la noirceur de la grande ville représentée par San Francisco. Le trop méconnu Brian Donlevy, qui a tourné avec les plus grands (King Vidor, Jacques Tourneur, Howard Hawks, Cecil B. DeMille, Henry Hathaway, Fritz Lang, Frank Borzage), est bouleversant dans ce qui est un de ses meilleurs rôles.
   
    « Un polar méconnu – et oublié – des années 40. »
    Pascal Mérigeau & Stéphane Bourgoin (Série B).
   
    « Un film noir au scénario bien ficelé qui multiplie les rebondissements les plus inattendus. Très distrayant. »
    Leonard Maltin (Movie and Video Guide).
   
    L’ÎLE DANS LA BRUME (FOG ISLAND) (1945) (INEDIT EN FRANCE)
   
    Réalisé par Terry Morse. Avec George Zucco, Lionel Atwill, Jerome Cowan, Veda Ann Borg.
   
    Un industriel ruiné par ses anciens associés et qui vient de sortir de prison pour une faillitte frauduleuse cherche à se venger. Propriétaire d’une maison sur une île envahie par la brume, il invite ses ex-amis en les appâtant avec un trésor caché. Dès leur arrivée, les invités se voient offrir des indices sous la forme d’étranges cadeaux.
    Deux vedettes des films d’horreur de série B, George Zucco et Lionel Atwill, s’affrontent dans ce film où les nombreux clichés sont justement un atout : passages secrets qui s’ouvrent avec la touche d’un orgue, cheminée pivotante, trappe recelant un squelette, crâne dans une boîte, cave piégée où l’eau engloutit les imprudents, etc.
   
    « Fog Island est conçu sur le schéma increvable du groupe de personnes réuni dans une maison et dont chacun des membres se suspecte mutuellement. Le duel que se livrent George Zucco et Lionel Atwill mérite qu’on s’y arrête. »
    Pascal Mérigeau & Stéphane Bourgoin (Série B).
   
    « Un bon petit film à suspense avec George Zucco et Lionel Atwill. »
    Wheeler W. Dixon (The « B » Directors – A Biographical Directory)
   
    BARBE-BLEUE (BLUEBEARD ; 1944)
   
    Réalisé par Edgar Ulmer. Avec John Carradine, Nils Ashter, Ludwig Stossel.
   
    Dans un Paris du XIXème siècle, recréé en studio, un marionnettiste célèbre étrangle des femmes. Un des premiers films à nous montrer la psychologie particulière et les tourments intérieurs d’un serial killer, près de cinquante ans avant Le Silence des agneaux.
   
    « Un triomphe d’ingéniosité et d’invention visuelle. »
    Bertrand Tavernier & Jean-Pierre Coursodon (50 ans de cinéma américain).
   
    « La robotisation de l’homme sous l’effet du malheur tend à faire de Barbe-Bleue un esthète romantique et byronien revu, corrigé et profondément modifié par l’expressionisme allemand. Edgar Ulmer est un des plus fascinants créateur de formes et de sortilèges de l’histoire du cinéma. »
    Jacques Lourcelles (Dictionnaire du cinéma – Les Films).



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