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Bibliographie

Stéphane Bourgoin
Serial killers - Enquête sur les tueurs en série / Nouvelle édition revue et augmentée (2003) (novembre 2003)
Editions Grasset
Genre : Criminologie

(505 p.) - Cahier photos
   
   
    Extrait du chapitre "Stewart Wilken : le monstre de Port Elizabeth"
   
    Dans ce passage, le tueur en série pédophile, nécrophile et cannibale explique "les raisons qui l'ont poussé à tuer" :
   
    “Je fume du dagga (marijuana), mélangé à du Mandrax. Quand j’ai bu et que j’ai fumé du dagga, je ne me reconnais pas. A chaque fois que j’étais dans la rue à la recherche d’une putain pour me satisfaire, j’avais fumé et bu.
   
    “Les raisons pour lesquelles je suis allé dans la rue chercher du sexe, c’était que pendant mon premier mariage ma femme sortait le soir faire le tapin, alors que moi et les enfants on était seuls à la maison. Elle m’a régulièrement refusé le sexe. Je n’étais pas assez bien pour elle, mais les autres hommes étaient assez bien pour avoir du sexe avec elle.
   
    “Avec ma deuxième femme, ça a été la même chose. Elle m’a aussi refusé le sexe. Il est arrivé qu’il se passe huit mois sans que j’ai eu du sexe avec elle. Il est arrivé qu’elle me dise de nouveau qu’elle ne me donnerait pas de sexe. J’étais fâché. Je me suis levé pour aller de nouveau m’acheter deux comprimés de Mandrax et deux sachets de dagga pour le fumer et trouver le sommeil. Subitement, je me suis retourné et je lui ai dit que pour moi, c’était comme si elle... que j’avais l’impression qu’elle avait quelqu’un pour la satisfaire quand je travaille en mer. Je dis à ma femme qu’elle ne ressent rien pour moi. J’étais hors de moi. Je lui ai dit qu’elle me poussait à faire de mauvaises choses comme d’aller dans la rue chercher du sexe. Elle me dit que ce n’est rien, qu’elle est fatiguée par les parties génitales d’un paysan, d’un boer comme moi.
   
    “Ma petite fille, le garçon noir de Fort Frederick, l’enfant noir de Hoërskool Cilliers, ainsi que Henry Bakers, après les avoir tués, je les ai recouverts de branches. Ces branches, je les ai déposées sur eux parce que j’ai donné leurs âmes à Dieu. Ces branches symbolisent pour moi les fleurs avec lesquelles leurs âmes iront à Dieu.
   
    “J’ai rendu plusieurs fois visite aux corps de ma petite fille Wuané, de Henry Bakers et de l’enfant noir de Fort Frederick, après les événements tels qu’ils sont expliqués ci-dessus. Pendant mes visites à Wuané, j’ai parlé avec elle et je lui ai demandé de me pardonner pour ce que j’avais fait et j’ai essayé de lui faire comprendre pourquoi j’avais donné son âme à Dieu. J’ai aussi déballé sur le sol ses vêtements que j’avais cachés, tels qu’elle les avait portés, et alors je pouvais la voir comme si elle était allongée là, avec ses vêtements sur elle, et j’ai parlé avec elle.
   
    “Près des corps de Henry Bakers et du garçon noir de Fort Frederick, j’ai aussi bavardé avec eux et je leur ai expliqué ce que j’avais fait et les raisons pour lesquelles je les avais tués. Je leur ai aussi demandé pardon. Ensuite, j’ai eu des relations avec les corps de Henry Bakers et du garçon noir que j’ai tué à Fort Frederick, à l’occasion des visites que j’ai effectuées auprès de leur corps après les événements.
   
    “Je n’ai rendu visite au corps d’aucune des autres personnes que j’ai étranglées après cela, je n’ai pas non plus recouvert leurs corps de branches parce qu’elles étaient toutes des prostituées ou des gens qui avaient proposé du sexe contre de l’argent. Ce sont des personnes dont les âmes n’iront pas à Dieu.
   
    “Je pense que j’ai besoin d’un traitement psychologique et psychiatrique. Je pense que je suis une personne malade. Tout ce que je demande à la Cour, c’est qu’elle ne m’inflige pas qu’une peine de prison de longue durée. Je veux bien que la Cour m’inflige une peine de prison de longue durée et que la Cour ordonne que je sois détenu dans une prison qui dispose d’installations psychologiques et psychiatriques, de telle sorte que je puisse recevoir un traitement de longue durée, pour qu’un jour, le jour où je serai relâché, je puisse aussi prendre ma place dans la société comme un homme normal.”



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