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Actualité criminologie

    Le " Cannibale de Rotenburg " avait filmé la totalité de son crime
    Europe du Nord & de l'Ouest > Cannibale de Rotenburg
    Article posté par Isabelle Longuet le Mardi 9 décembre 2003

   
   
    Ce lundi 8 décembre, un film vidéo de 4 heures 30 – enregistré sur 3 cassettes – a été projeté à huis clos devant la Cour d’assises de Cassel, soit douze personnes : 3 juges, 3 assesseurs non-professionnels (un retraité, un agent commercial et un ingénieur du bâtiment), le procureur général, 3 experts, l’avocat de la défense, ainsi que son client, Armin Meiwes, accusé d’avoir tué puis mangé Bernd-Jürgen Brandes. Ce film, réalisé par le présumé « Cannibale de Rotenburg » lui-même, et avec le consentement de la victime, montre la totalité des actes qui lui sont reprochés, depuis l’émasculation de Brandes jusqu’à son dépeçage complet. Le public n’a pas été autorisé à assister à la projection en raison de son caractère extrêmement éprouvant. Cette vidéo a été réalisée – selon Meiwes – pour prouver que la victime était consentante. La cour, de son côté, accuse Meiwes d’avoir voulu en tirer un plaisir sexuel (l’acte d’accusation est « meurtre pour l’assouvissement du plaisir sexuel »). Ce dernier avait reconnu, auprès d’un enquêteur, s’être masturbé à plusieurs reprises en visionnant les cassettes. Devant la cour, en revanche, il affirme ne s’être livré qu’une fois à un acte d’onanisme, en pensant à Brandes vivant. Il explique que, pour lui, « l’abattage » ne revêtait aucun caractère sexuel. « On a des rapports sexuels avec un partenaire, dans un lit, pas avec un morceau de viande » a ajouté l’accusé. Il l’aurait mangé pour l’avoir en lui.
    Meiwes n’a manifesté ni regret ni sentiment de culpabilité. Après avoir reconnu le caractère immoral et morbide de son acte, il a réfuté l’accusation de meurtre ; il aurait agi par piété, pour aider Brandes à mourir, comme celui-ci l’avait explicitement souhaité. La victime lui a « fait cadeau de son corps ». « C’est un tabou, je dois en répondre devant Dieu et le monde entier », a-t-il ajouté. « Si j’étais allé consulter un psychologue plus tôt, je n’en serais jamais arrivé là (…). C’est comme un manège qui accélère, une spirale dont on ne sort plus. Comme une pulsion ». Au cours de l’enquête, Meiwes a déclaré à un policier que ses pulsions cannibales le prenaient, le submergeant, toutes les 6 à 8 semaines, « comme un loup-garou. Ce devait également être lié à la pleine lune ».
   
   


   
    Lorsqu’il est interrogé sur le détail des actes qui lui sont reprochés, Meiwes répond sur le ton de la conversation, relèvent plusieurs journalistes. Quand, le 10 décembre 2002, la « Kripo », la crim’ allemande, sonne à sa porte – elle avait été alertée par un étudiant qui, en surfant sur le net, était tombé sur une petite annonce de Meiwes, qui continuait à chercher d’autres hommes à tuer et manger – c’est un homme affable, de bonne humeur, qui ouvre aux policiers, et leur propose une tasse de café. Mais ceux-ci sont venus saisir le matériel informatique de Meiwes, dont ils connaissent déjà les « tendances cannibales », mais dont ils ignorent encore qu’il est allé au bout de son fantasme. Durant les interrogatoires qui ont suivi, Meiwes s’est toujours montré courtois et prévenant. C’est justement ce qui a choqué les enquêteurs : cette contradiction entre la nature épouvantable des faits, et la manière de les raconter. « Une chose pareille, on n’avait jamais vu ça avant », témoigne un enquêteur. « C’est tellement macabre. Même pour un policier qui a de l’expérience, c’est inconcevable ».
    Parmi les détails de la nuit du meurtre, la presse rapporte le fait que Meiwes a dû interrompre sa « besogne » lorsque la première cassette vidéo a été finie pour aller en acheter d’autres. Il affirme également avoir été « déçu » par Brandes qui lui aurait menti en prétendant être plus jeune – 36 ans – que son âge réel – 43. En outre, il était trop corpulent, ce qui lui a donné du travail supplémentaire.
    Lorsque Meiwes a continué de chercher d’autres victimes consentantes, il avait l’intention de manger un morceau de Meiwes avec le prochain sur la liste.
   
    Dans la pièce qu’il avait spécialement aménagée pour l’abattage (photo), les policiers ont trouvé tous les « outils » – différents couteaux, hache, tablier d’abattoir – fin prêts sur une table. Le sol portait des traces de sang, alors que le meurtre remontait à plus d'un an et demi.
    Figurent, parmi les multiples pièces à conviction, 304 bandes vidéo et des milliers de photographies, dont 1 800 à teneur « cannibale ». Sur ses ordinateurs, Meiwes retouchait les clichés ; il coupait des têtes et ajoutait du sang. Les enquêteurs ont imprimé l’ensemble du courrier électronique. L’accusé a eu des contacts avec plus de 400 personnes partageant les mêmes penchants. Plusieurs d’entre elles témoigneront durant le procès.
    Cette affaire a permis à la police criminelle allemande de découvrir de nouveaux aspects du phénomène du cannibalisme en Allemagne ; Meiwes affirme qu’il concerne quelque 800 personnes. Il touche toutes sortes de personnes, appartenant à la classe moyenne, et qui ont l’air tout à fait normales : dentistes, enseignants, cuisiniers, fonctionnaires, artisans….
    La troisième journée d’audience doit avoir lieu le 12 décembre.

Source : De multiples quotidiens nationaux et régionaux allemands, en ligne

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