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Actualité criminologie

    L'ambulancier rémois photographiait les patientes qu'il dénudait
    France > insolite, pornographie
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Mercredi 21 avril 2004

    " Ambulancier depuis 1982, un Rémois de 44 ans a dérapé en 2001. Il s'est mis à photographier - à leur insu - des patientes qu'il transportait, dans la Marne ou les Ardennes.
    Le quadragénaire utilisait des appareils photos jetables qu'il faisait toujours développer dans le même magasin de presse de Saint-Remi. C'est d'ailleurs cette habitude qui a permis de le démasquer. Le 1er septembre 2001, la libraire a ouvert par erreur une pochette de photos. Elle a découvert des images de fesses, de seins, de cuisses. Les personnes photographiées « paraissaient endormies ». Choquée, elle a alerté la police. Plusieurs photos semblaient avoir été prises dans une ambulance et la gérante a fait le rapprochement avec un certain « M. Liégeois » qui venait parfois déposer ses pellicules, garant devant le magasin son ambulance.
    En garde à vue, l'ambulancier a reconnu sa passion pour ces photographies d'un genre très spécial. En tout, selon les enquêteurs, environ 15.000 clichés auraient été pris, à raison de deux à trois pellicules par semaine ! Les photographies étaient détruites juste après avoir procuré « une certaine excitation » à leur auteur.
    « Il y a des personnes qui étaient inconscientes, » a reconnu hier le prévenu à la barre du tribunal correctionnel de Reims. Il avoue avoir fait ces photos « à l'insu des patientes et du chauffeur de la voiture. Je n'ai jamais caressé aucune de ces personnes, » assure-t-il.
    L'expert-psychiatre qui l'a examiné parle d'un « sujet pervers et voyeur ». Il préconise des soins et note « un risque évident de récidive d'actes de nature sexuelle ».
    Toujours employé dans l'entreprise
    L'ambulancier affirme quant à lui avoir arrêté tout cliché quelques semaines avant d'être interpellé, quand il s'est « rendu compte que c'était vraiment mal ».
    Le substitut du procureur de la République Éric Gallic rappelle que les nombreuses victimes « ont été déshabillées contre leur gré car incapables de manifester un quelconque consentement ! » Il ajoute que l'ambulancier « prenait aussi des photos dans la rue, de jeunes filles en jupe, assises sur des marches, de jeunes sur leur vélo. ».
    Il s'étonne que le prévenu soit toujours employé comme ambulancier dans la même entreprise située dans l'arrondissement de Reims. « C'est exposer à nouveau d'autres personnes. » estime le substitut qui requiert 6 à 8 mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve avec obligation de soins, et 500 euros d'amende.
    Me Marteau est convaincu que l'ambulancier « a pris conscience du dérapage commis, du fait qu'une photo appelait une autre photo. C'était un cercle vicieux et il a tout arrêté brutalement, de lui-même. »
    L'avocat affirme par ailleurs qu'il n'y avait pas d'agression sexuelle, car « pas d'intention de commettre une agression physique ». Il explique que ces faits sont intervenus à la suite d'une rupture sentimentale et ajoute que l'ambulancier considère depuis longtemps l'entreprise pour laquelle il travaille comme sa vraie famille.
    Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 4 mai."
   
    Un article de Patricia Buffet.
   

Source : L'UNION (21 avril 2004)

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