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Actualité criminologie

    Meurtre d'Ingrid Jouglet, 12 ans : « Chez nous, ça marchait comme ça, au coup de couteau ou au coup de fusil »
    France > meurtre
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Mercredi 23 janvier 2008

    " Hier, la personnalité de Franck (1), accusé d’avoir étranglé Ingrid Jouglet, a été évoquée ainsi que le « faisceau d’indices » qui l’a conduit devant la cour d’assises du Nord dix-sept ans après les faits.
   
    L’accusé est né en 1973. Il a vécu au milieu des caravanes, installées au marais de l’Epaix de Bruay-sur-l’Escaut. Les conditions de vie étaient difficiles. Tout le monde avait pour habitude de faire bloc quand arrivaient les policiers. Mais, au jour le jour, les enfants sont décrits comme laissés à eux-mêmes. Le père a souvent été incarcéré, comme l’ont été la plupart des hommes appartenant au clan.
   
    Franck a été confié à un oncle rémouleur, qui voulait lui donner d’autres valeurs. Mais Franck n’est pas allé à l’école, a été exclu du collège après avoir tiré dans une classe avec un pistolet d’alarme. En 1990, il avait 17 ans et il était déjà en rupture avec la société, dont il ne partage pas les normes : « Chez nous, ça marchait comme ça, au coup de couteau ou au coup de fusil. »
   
    Dispute de « gosses »
   
    Le 26 avril, il « sortait » depuis deux semaines avec Samia, une fille de la Briquette, un quartier de Valenciennes. Ingrid Jouglet, une voisine qui avait déjà suivi Samia au camp, les aurait rejoints vers 21 heures. L’enquête révèlera que l’adolescente était amoureuse d’un frère de l’accusé et que ce n’était pas réciproque. Elle plaisait en revanche à son cadet. Le commandant de la brigade criminelle, Jacky Bretignière, qui a repris l’affaire en 2002, pense qu’elle a trouvé la mort au cours d’une dispute de « gosses ».
    « Les deux frères se disputaient à son propos. Franck, leur aîné, a voulu qu’ils arrêtent. Il a fait du zèle. Il a attrapé la petite avec une ceinture qu’il a serrée. Il ne cherchait pas à la tuer. » D’où les poursuites pour violences volontaires sur mineur ayant provoqué la mort sans l’intention de la donner.
    Cette version est étayée par deux preuves matérielles auxquelles Jacky Bretignière s’est accroché : une chemise retrouvée sur le corps de l’adolescente (elle proviendrait d’un cambriolage mené par Franck et ses frères) et la ceinture du crime, qui appartenait à Samia. Mais elle doit s’accommoder des ratés propres à la première enquête, qui s’était close en 1993 sur un non-lieu. Elle repose surtout sur le témoignage de Samia, qui viendra déposer jeudi matin.
    Décrite dès l’ouverture du procès comme « une toxicomane marginale », « à la limite de la débilité mentale », il n’est pas certain qu’elle réitère ses accusations à l’encontre de Franck.
    Il risque au maximum huit ans de prison, en comptant les deux ans de détention préventive et l’excuse de minorité, qui divise les peines par deux."
   
    Un article de DIANE LENGLET.
   
    1. – Le prénom a été modifié, l’accusé étant mineur au moment des faits.

Source : LA VOIX DU NORD (23 janvier 2008)

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