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Actualité criminologie

    Crime de Malakoff : de lourds contentieux avaient précédé la tuerie
    France > tueur de masse, infanticide, suicide, gendarmerie, psychiatrie, harcèlement
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Mercredi 18 juillet 2007

    " Le gendarme qui a tué ses deux enfants et son adjudant avant de se suicider était suivi psychiatriquement.
   
    Un conflit hiérarchique lié à la discipline, le déséquilibre psychologique d'un gendarme et des accusations d'homosexualité visant son supérieur sont à l'origine de la tuerie qui a endeuillé vendredi dernier la gendarmerie mobile de Malakoff (Hauts-de-Seine). Trois jours après que le gendarme Patrick G., 43 ans, eut tué de cinq balles l'adjudant Jean-Baptiste F. et ses propres enfants - de cinq et trois balles - avant de se suicider, une polémique se fait jour : hier, l'Association de défense des droits des militaires a contesté la version de la hiérarchie de la gendarmerie, qui a parlé d'un « conflit d'ordre individuel ». N'excluant pas « une faute imputable à l'institution », l'association assure que « c'est bien un différend d'ordre professionnel qui est à l'origine du drame ». De son côté, Me David Dassa-Le Deist, conseil de la famille de l'adjudant abattu, a dénoncé une « cabale ». Rejetant les soupçons de harcèlement sexuel visant son défunt client, l'avocat a répété qu'il n'y a « rien de tel dans le dossier ».
   
    En fait, le contentieux entre les deux militaires remonte à 2005. En arrivant d'un escadron de marche opérationnelle de Satory, l'adjudant aurait voulu remettre de l'ordre dans la caserne de Malakoff, où les gendarmes mobiles se cantonnaient à des missions de soutien (chauffeurs, plantons, jardiniers...). Le gendarme Patrick G., sportif taxé de dilettantisme, s'était alors vu contraint de se présenter le matin en tenue à 8 h 30 et d'arrêter d'organiser des batailles d'eau les mercredis après-midi dans le fort. Les navettes qu'il conduisait avaient soudain été chronométrées.
   
    En bousculant les habitudes, l'adjudant s'est attiré des inimitiés. En septembre dernier, dans un compte rendu adressé à sa hiérarchie, le gendarme dénonce son supérieur pour harcèlement... sexuel. « Il faisait alors état des déclarations connotées, certains propos s'apparentant à des propositions sans équivoque », confie avec pudeur une source militaire.
   
    Refus de déménager
   
    N'ignorant pas les « bruits » courant sur ses prétendues fréquentations masculines dans des saunas et des hauts lieux de la prostitution homosexuelle, il avait pris un avocat dès novembre pour préparer un dossier pour dénonciation calomnieuse. Cette procédure sembla inutile après une enquête administrative serrée ordonnée par la hiérarchie de la gendarmerie. Au terme une série d'investigations menées en interne, aucun élément n'avait pu corroborer les allégations du gendarme. Ce dernier avait d'ailleurs lui-même reconnu avoir mal interprété certains propos de son adjudant. Il avait été invité à voir un médecin militaire, puis un psychiatre. Son arme de service lui avait été retirée et il avait été transféré aux espaces verts. L'adjudant, quant à lui, avait aussi été détaché dès décembre aux affaires immobilières d'Issy-les-Moulineaux. Mais il avait refusé de déménager du palier qu'il partageait avec son subalterne. Il croyait le conflit désamorcé et ne voulait pas perdre la face. La coexistence pacifique a duré six mois. Jusqu'à l'inexplicable tuerie. Huit jours avant le massacre, il avait été reçu par son chef de corps et lui affirmait alors que tout allait bien."
   
    Un article de Christophe Cornevin.

Source : LE FIGARO (18 juillet 2007)

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