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Actualité criminologie

    Meurtre de Royan : la piste d'un tueur en série
    France > meurtre, serial killer, incendiaire, gendarmerie, police
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Mercredi 30 mai 2007

    " Le mode opératoire employé par le meurtrier de Jennifer rappelle celui de deux crimes perpétrés, en 2005 et 2006, en Gironde et dans le Pas-de-Calais.
   
    Il est certes bien trop tôt pour oser un rapprochement formel entre les trois crimes. Pourtant, depuis une quinzaine de jours, les gendarmes s'intéressent aux « intéressantes similitudes » qui semblent relier l'assassinat de Jennifer Charron, commis il y a un mois près de Royan (Charente-Maritime), à deux autres meurtres commis respectivement en 2005 et 2006, en Gironde et dans le Pas-de-Calais. Hier, les enquêteurs en charge de ces trois dossiers ont d'ailleurs tenu une réunion sur ce possible rapprochement dans les locaux de la gendarmerie à Issy-les-Moulineaux, en présence de policiers de l'Office centrale de répression des violences aux personnes.
   
    D'emblée, la quasi-coïncidence de dates entre ces trois crimes a frappé les enquêteurs. À Royan, Jennifer Charron a été assassinée dans la nuit du 28 au 29 avril dernier. À Saint-Martin-du-Bois (Gironde), Chantal Seguineau avait été tuée le 28 avril 2006. À Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), enfin, c'est le 1er juin 2005 que le meurtre de Sabine Guyot, 21 ans, jeune mère d'un bébé de dix mois, avait été perpétré.
   
    Surtout, l'examen des modes opératoires met en évidence de troublantes similitudes entre les différents dossiers. Selon les autopsies, chacune des trois victimes est en effet morte après avoir reçu de très violents coups à la tête. Toutes avaient les mains attachées. Elles ne portaient pas traces de violences sexuelles. Enfin, Jennifer Charron et Sabine Guyot, toutes deux petites et menues, ont été partiellement brûlées avant d'être abandonnées en bordure de petites routes.
   
    Les mains liées dans le dos
   
    Après deux ans d'investigations pourtant menées tous azimuts, les enquêteurs de la cellule « Hom 62 », chargés d'élucider le meurtre de Sabine Guyot, se trouvaient à cours de piste lorsque, début mai, les circonstances du décès de Jennifer Charron ont été rendues publiques. Le 27 avril, cette serveuse de 21 ans a disparu après avoir quitté son travail, peu après 23 heures. Elle n'a ensuite plus été revue avant qu'un promeneur ne découvre son cadavre, couché face contre terre, les mains liées dans le dos, sur une dalle de béton, dans un bois de Saint-Sulpice-de-Royan.
   
    Depuis, les gendarmes de la section de recherches de Poitiers, qui viennent de constituer une cellule baptisée « Assassinat 17 », ont mené plus d'une centaine d'auditions dans l'« environnement » de Jennifer. Originaire de Muron, la jeune femme vivait depuis deux ans à Royan, où elle sortait fréquemment et multipliait les rencontres, notamment dans le monde de la nuit.
   
    À ce stade, les enquêteurs ne privilégient toutefois aucune piste. « S'il existe indéniablement des points communs entre ces dossiers, notamment pour ceux de Lille et Royan, nous en sommes encore au stade du partage d'informations, explique une source proche de l'enquête. Or il ne suffit pas que des meurtres présentent quelques similitudes pour que nous puissions les imputer au même auteur. » "
   
    Un article de Cyrille Louis.

Source : LE FIGARO (30 mai 2007)

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