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Actualité criminologie

    La serveuse de Royan achevée à coups de pierres
    France > meurtre, incendiaire, drogue, gendarmerie
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Mercredi 9 mai 2007

    " Les enquêteurs s'intéressent notamment au milieu des toxicomanes que fréquentait la jeune femme.
   
    Huit jours après la découverte de son cadavre partiellement calciné à Saint-Sulpice-de-Royan (Charente-Maritime), les gendarmes concentrent leurs efforts sur l'« environnement » de Jennifer Charron. Issue d'une famille modeste dont elle s'était récemment éloignée, la jolie brunette, âgée de 21 ans, vivait depuis deux ans à Royan où elle travaillait comme serveuse dans un restaurant du front de mer. Là, elle ­sortait beaucoup, fréquentant notamment des milieux liés à la consommation de stupéfiants. Or, certains indices recueillis sur le lieu de sa mise à mort laissent penser que la jeune femme a peut-être été victime d'une connais­sance qui, après un passage à tabac, a voulu empêcher son identification.
   
    L'étude de la scène de crime, découverte par un promeneur dimanche 29 avril, a vite conduit la section de recherches de Poitiers à privilégier la thèse d'un crime prémédité. Gisant face contre terre, les mains liées dans le dos par un bâillon de tissu, sur une dalle de béton à l'abri d'un sous-bois non loin d'un lieu qui accueille généralement des rencontres intimes, le corps de Jennifer, habillé, était carbonisé du buste au visage. Sur place, une forte odeur d'essence flottait encore tandis que, sept mètres au-dessus du sol, les feuillages roussis de certains arbres témoignaient de l'importance de l'in­cendie. Non loin, une pierre ensanglantée était aussitôt saisie pour être expertisée. À trois mè­tres du corps, enfin, les gendarmes découvraient le lieu vraisemblable de la mise à feu.
   
    Lundi soir, alors qu'elle ve­nait d'être identifiée grâce à ses em­preintes digitales, l'autopsie a ensuite permis d'établir que Jennifer est morte dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 avril.
   
    Selon les légistes, elle aurait d'abord été frappée au visage, à coups de pierres et à main nue, avant de recevoir un coup mortel qui, porté au moyen d'un objet contondant, a provoqué une hémorragie cérébrale. Les experts n'ont pas relevé de traces de ­vio­lences sexuelles.
   
    La semaine dernière, les gendarmes ont multiplié les auditions, cherchant à cerner le profil de la jeune femme.
   
    Dans ce but, ils ont notamment entendu plusieurs hommes qui, au fil des derniers mois, ont momentanément partagé son intimité. « À première vue, Jennifer Charron menait une vie de jeune femme libérée, qui sortait volontiers et aimait profiter de la vie », confie une source proche de l'enquête. Devant les militaires, l'homme dont elle venait de se séparer, âgé de 37 ans, aurait à première vue fourni un alibi convaincant.
   
    Ces prochains jours, les en­quêteurs envisagent d'entendre l'ancienne logeuse de Jennifer, avec qui elle se trouvait, selon plusieurs amis, en conflit depuis quelque temps. Deux hommes rencontrés l'avant-veille de sa disparition devraient aussi être interrogés. Enfin, les enquêteurs en­tendent concentrer leurs efforts sur certains cercles interlopes de Royan, au sein desquels la victime avait tissé des relations privilégiées.
   
    Données de téléphonie mobile
   
    Dans le même temps, l'emploi du temps de la jeune femme entre sa disparition, le 28 avril, et sa mort, le lendemain soir, commence à se préciser. Bruno Chauvin, le restaurateur qui l'emploie, raconte : « Jennifer a quitté son service vendredi peu après 23 heures pour rejoindre des amis avec qui elle semble avoir brièvement pris un verre. Le lendemain, elle devait travailler à 9 h 30 mais ne s'est jamais présentée. »
   
    Interrogée, l'actuelle logeuse qui lui loue un studio dans son immeuble indique ne pas avoir vu Jennifer depuis, sans exclure qu'elle ait pu rentrer cette nuit-là sans se faire remarquer. De leur côté, les données fournies par les opérateurs de téléphonie mobile conduisent les gendarmes à penser que la jeune femme était encore en vie samedi après-midi. Hier, le procureur de Saint, Fabienne Atzori, a ouvert une information judiciaire pour « assassinat » dont a été saisi le juge Serge Rey."
   
    Un article de Cyrille Louis.

Source : LE FIGARO (8 mai 2007)

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