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Actualité criminologie

    La police traque les délinquants sur YouTube
    Europe du Nord & de l'Ouest > délinquance, internet, police
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Mercredi 21 février 2007

    " Les images publiées sur la Toile peuvent servir à faire avancer des enquêtes policières. Exemple à Bienne.
   
    Sur fond de musique rap, une vidéo de mauvaise qualité montre des scènes embrouillées où des jeunes gens courent dans tous les sens. Le clip a été tourné en décembre dernier lors d'une bagarre générale survenue au centre de Bienne. Sa piètre qualité donne l'impression qu'il a été filmé avec un téléphone portable.
   
    Cette séquence d'à peine plus d'une minute a été publiée sur le site gratuit de partage de vidéos en ligne YouTube. Hier après-midi, elle avait déjà été visionnée plus de deux mille fois. Et pas seulement par les adolescents nostalgiques de la «soirée» biennoise, mais aussi par la police bernoise.
   
    «Nous utilisons tous les moyens à notre disposition pour résoudre nos enquêtes. La consultation d'un tel site en fait partie», admet Andrea Sommer, porte-parole de la police cantonale bernoise, confirmant une information du Bieler Tagblatt. Car un clip, même très embrouillé, peut fournir une foule de renseignements sur le déroulement de l'événement, l'identité des protagonistes, le nombre de participants, etc. Ce qu'Andrea Sommer ne dit pas en revanche, c'est si la séquence sur YouTube a servi à faire avancer l'enquête, toujours ouverte.
   
    Rodéo routier sur internet
   
    La police bernoise n'est pas la seule à se servir des nouvelles technologies pour résoudre des cas non élucidés. «Il est déjà arrivé que, sur la base d'une dénonciation, nous consultions des images sur internet, confirme Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale vaudoise. Cela a notamment été le cas dans une affaire de rodéo routier dont les auteurs s'étaient filmés eux-mêmes avec leurs téléphones portables. En revanche, nous ne passons pas notre temps à surveiller les images diffusées sur la Toile.»
   
    Jean-Christophe Sauterel souligne encore que les images glanées sur internet ne constituent pas pour la police une preuve absolue. «C'est une pièce parmi d'autres», précise-t-il. Or, selon l'avocat genevois Charles Poncet, ces images sont valables comme n'importe quelle autre preuve. «Une fois sur internet, elles font partie du domaine public, précise-t-il. Mais il faut vérifier leur validité, s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un montage.»
   
    La police genevoise, elle, n'a pas encore eu recours à ce procédé. En revanche, les gendarmes genevois avaient utilisé internet en 2003 à la suite des émeutes en marge du G8. Les photos de présumés casseurs avaient été diffusées sur la Toile pour retrouver leur identité. Cela avait mené à l'arrestation de plus de cent personnes. Le même procédé avait déjà été utilisé en vain en 2001 pour tenter de trouver les éventuels témoins d'un meurtre."
   
    Un article de Monique Keller & Antoine Grosjean.

Source : 24 HEURES (21 février 2007)

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