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Actualité criminologie

    L'aide aux adolescents est aussi utilisée par leurs parents
    France > délinquance, coups & blessures, viol, harcèlement, maltraitance
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Mercredi 15 février 2006

    "Mon fils a été battu par son père", "Ma fille de 11 ans a été frappée par plusieurs garçons" : au 0800-20-22-23, numéro gratuit depuis n'importe quel téléphone fixe, juristes et psychologues se relaient pour répondre, avec le concours d'une médiatrice pénale et d'une conseillère en information scolaire aux jeunes victimes de violences ou à leurs parents désarmés devant ces situations.
   
    Au cours de l'année scolaire 2004-2005, la ligne Jeunes violences écoute, créée il y a cinq ans par le conseil régional Ile-de-France, a reçu 50 000 appels, contre 52 000 en 2003-2004.
   
    Quelque 40 % des coups de fil émanent des parents. "Ils constatent que leur enfant change d'attitude, qu'il ne veut plus s'expliquer sur son emploi du temps ou qu'il refuse le dialogue, explique Victor Silberfeld, responsable de ce numéro vert. En réalité, cela peut être le signe d'une maltraitance ou d'un comportement violent."
   
    Du côté des élèves, les appels affluent aussi : "Je ne comprends pas pourquoi mon collège m'a renvoyé une semaine en punition." Le téléphone sonne sans cesse. La médiatrice pénale, chargée par la justice d'obtenir le règlement à l'amiable d'infractions pénales, et la psychologue de permanence s'efforcent de trouver des solutions.
   
    "Je me fais du souci pour ma fille qui me semble sous la mauvaise influence d'une de ses fréquentations. Je n'arrive plus à lui parler", s'inquiète la mère d'une adolescente. La psychologue propose "deux pistes" : passer du temps avec sa fille dans un endroit neutre pour faciliter la discussion, et téléphoner à Inter-service-parents, un service consacré aux difficultés familiales. "Ici, la mère avait d'abord besoin d'être rassurée et de parler", analyse la psychologue.
   
    PAS DE SUIVI
   
    Les professionnels de Jeunes violences écoute sont souvent les premiers adultes auxquels s'adressent les victimes. Ainsi, cette jeune fille de 15 ans, qui a évoqué un viol dont elle avait été victime il y a plus de deux ans. "Je l'ai surtout écoutée et engagée à en parler autour d'elle. Je n'ai pas insisté pour qu'elle porte plainte, j'ai senti que c'était trop tôt psychologiquement", se souvient la médiatrice.
   
    Jeunes violences écoute ne prend pas en charge le suivi des cas. L'objectif est d'écouter, de dialoguer et d'apporter des "conseils de proximité" aux victimes. Ce peut être, par exemple, fournir le nom du médiateur de l'académie, l'adresse du commissariat de police le plus proche ou celui du médecin de garde. Les violences ne sont pas signalées au procureur ou aux services sociaux, sauf s'il existe un danger grave et immédiat pour l'enfant.
   
    Pour 2004-2005, les appels pour agressions sexuelles ont représenté 9 % des communications passées, contre 7,5 % un an auparavant. Dans la même période, 40 % des appels évoquaient des violences physiques, 19 % du racket, 15 % des violences verbales, 7,5 % des viols, 9 % des agressions sexuelles, 6,5 % du harcèlement. Les faits rapportés ont lieu à 40 % dans ou aux abords des établissements scolaires."
   
    Un article de Sylvain Lablanquie.

Source : LE MONDE (15 février 2006)

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