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Actualité criminologie

    Jungers, accusé du meurtre de Nadège, 13 ans : un pervers sadique surveillé par la police - fantasmes et montages pornos
    Europe du Nord & de l'Ouest > meurtre, pédophilie, pornographie, cannibalisme, alcoolisme, psychiatrie, police, procès
    Article posté par Isabelle Longuet le Jeudi 2 février 2006

   
    " LIEGE - Christian Jungers comparaît devant les assises pour l'assassinat de Nadège
   
    Chaque jour qui passe au procès de Christian Jungers, accusé de l'assassinat de Nadège, réserve son lot d'horreurs à la famille de la jeune Verviétoise. Après les explications exubérantes de l'accusé, après la description insupportable des atrocités qu'il lui a fait subir, l'impuissance du système institutionnel face à ce pervers était au centre des débats, mercredi. Les montages pornographiques que réalisait Christian Jungers pour assouvir ses plaisirs solitaires avaient été découverts par le propriétaire de son kot, en 1997, à Huy. Celui-ci alerte la gendarmerie. « Il s'agissait de montages avec des enfants, comme Julie et Mélissa [Affaire Dutroux] et même leurs parents, avec des textes d'une cruauté extrême. On y parlait d'éventrer les jeunes filles, de couper les seins. Il parlait de cannibalisme. » L'employé de la Poste, soupçonné de pédophilie, fait alors l'objet d'une surveillance policière et d'un signalement au niveau fédéral.
   
    L'enquête permet de retrouver deux jeunes filles scolarisées à Huy, France et Corinne. Les anciennes amies étaient présentes à la cour d'assises, conscientes d'être des rescapées !
   
    Avis du psychiatre
   
    Au café de la gare à Huy, « il avait pris plein de photos soi- disant pour faire un calendrier, mais elles ont servi aussi à autre chose », raconte Corinne qui avait 19 ans à l'époque. Christian Jungers leur payait des verres et des jeux. A France, il avait promis le mariage. Avec Nadège, il procédera de la même manière. Si dès 1997, les policiers sont convaincus de la dangerosité de Christian Jungers, le psychiatre qui l'examine conclut à un « attardé sexuel qui n'est pas dangereux pour la société ». Le psychiatre a expliqué à la cour qu'il n'existait pas de faits probants contre ce « pervers sadique ».
   
    Les faits probants se sont produits le 15 juillet 2003 à Verviers. Nadège, une adolescente de 13 ans, en est la victime. Christian Jungers avait fait de la jeune fille, petite-fille d'une ancienne compagne, sa protégée, la couvrant de cadeaux. C'était sa manière de séduire. Une vieille connaissance se souvient que sa mère avait dû rembourser les bijoux qu'il avait offerts pour qu'il la laisse tranquille.
    Timide, Christian Jungers avait du mal à aborder les femmes. Il se retranchait dans une vie sexuelle de solitaire. Ses collègues à la Poste savaient qu'il était « branché sexe », mais c'est tout. Peu de personnes se sont déplacées pour apporter leur témoignage devant la cour. Celles qui l'ont fait se souviennent d'un camarade de classe nerveux qui « devenait rouge, transpirait, bégayait », d'un élève crédule, d'un employé « polyvalent qui s'acquittait bien de ses tâches ». L'agent a toutefois été révoqué pour avoir volé de l'argent dans la caisse. Il n'a d'ailleurs pas gardé ses emplois, en raison d'alcoolisme avéré, vol ou maladie. Avant les faits, il était en incapacité de travail. "
   
    ESTELLE AUBERT (LE SOIR 1er février 2006)
   
   
    " Anne-Marie Lizin l'excitait
   
    Des speakerines et des sportives alimentaient aussi les fantasmes du pervers
   
    Un policier avoue devant la cour d'assises de Liège, en parlant des montages pornos de Christian Jungers : «J'ai été marqué que l'on puisse aller aussi loin dans la violence, dans les fantasmes d'une cruauté extrême. Il imaginait des aiguilles à tricoter chauffées pour piquer les seins de joueuses de tennis». Les montages retrouvés à Huy mettaient en scène des joueuses de tennis «mais aussi des speakerines, des coureuses, n'importe qui», ajoute l'accusé. Anne-Marie Lizin figurait parmi les personnalités qui l'excitaient. Un autre policier ajoute : «Il utilisait des photos de Julie et Mélissa et même leurs parents avec des textes d'une cruauté extrême. Il parlait d'éventrer les jeunes filles, de couper les seins et de cannibalisme».
   
    Toutes les composantes de la violence et des sévices infligés en 2003 à Nadège sont déjà réunies des années avant. Même sa tactique d'approche des jeunes filles était rodée. «Je l'ai connu au buffet de la gare à Huy. Il payait des verres et des jeux de fléchettes et de flipper», raconte France devant la cour. Elle avait 15 ans à ce moment-là et prenait le train avec son amie Corinne. Christian Jungers lui avait promis de l'épouser à 18 ans. Nadège avait 13 ans, il voulait aussi l'épouser à sa majorité et la couvrait de cadeaux. À chaque fois, il prenait beaucoup de photos des jeunes filles. «C'était soi-disant pour faire un calendrier, mais il s'en est aussi servi pour autre chose! Quand la BSR me l'a dit, je ne voulais plus le voir», raconte Corinne.
   
    Quand les deux jeunes femmes ont appris qu'il avait massacré une adolescente à Verviers, elles en ont eu «le souffle coupé». «Oui, on se sent rescapées quand on voit ce qu'il a fait ! Mais quand on l'a connu, c'était un homme normal.» Ou presque ! «Il avait une longue barbe et des cheveux très longs qui pendaient. On aurait dit un SDF !»
    À ce moment-là, l'employé de La Poste boit beaucoup dans les cafés, se néglige. Son ancien chef précise : «les autres n'en voulaient pas pour des raisons d'hygiène corporelle : il ne sentait pas bon».
    Peu de témoins qui l'ont connu dans sa jeunesse sont venus à la cour d'assises de Liège. Et ceux qui sont venus ont parlé d'un prétendant timide et collant, d'un personnage nerveux qui s'énervait pour des broutilles, d'un élève crédule et erratique, d'un agent de La Poste «atypique où le bon, voire le très bon, côtoie le mauvais, voire le très mauvais». "
   
    Estelle Aubert (LA DERNIERE HEURE 2 février 2006)
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    Re : Jungers, accusé du meurtre de Nadège, 13 ans : un pervers sadique surveillé par la police - fantasmes et montages pornos
    Commentaire posté par Merlin le Jeudi 2 février 2006
    "attardé sexuel qui n'est pas dangereux pour la société " c'est sûr avec des fantasmes de cannibalisme, d'éventration, de couper les seins... Que de la petite bière en somme ! Je me demande ce qu'il faut faire pour qu'un psychiatre estime une personne dangereuse pour la société ...


    Re : Jungers, accusé du meurtre de Nadège, 13 ans : un pervers sadique surveillé par la police - fantasmes et montages pornos
    Commentaire posté par beta_carotene le Jeudi 2 février 2006
    Je suis d'accord avec toi Merlin. Dites les gars, c'est normal pour un homme d'avoir des fantasmes de la sorte?

    Re : Jungers, accusé du meurtre de Nadège, 13 ans : un pervers sadique surveillé par la police - fantasmes et montages pornos
    Commentaire posté par flycow le Dimanche 5 février 2006
    Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous, il y a quand-même une grande marge entre fantasmer et passer à l'acte et je suis sûre qu'il y a pas mal de gens qui ont ce type de fantasmes et ne sont absolument pas dangereux, il suffit de regrader les oeuvres de certains artistes et réalisateurs de films pour s'en rendre compte.


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