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Actualité criminologie

    Procès des 7 car-jackers de la Basse-Sambre : la " bande de la terreur "
    Europe du Nord & de l'Ouest > délinquance
    Article posté par Isabelle Longuet le Lundi 19 janvier 2004

    " Assises du Hainaut - Sept car-jackers devant le jury populaire
   

Des victimes tétanisées

Le procès d’assises des « car-jackers de la Basse-Sambre » s’ouvre ce matin sous haute surveillance. Sept jeunes gens de la région de Charleroi et du Namurois sont poursuivis.
   
    Entre juillet et novembre 2001, Redoun Dbiri, Tuncay Kenctemur, Abdelhraphor Chaalane, Mohamed Zanna, Hassan Dbiri, Esam Denguir et Rudy Geens sont soupçonnés d’avoir semé la terreur dans la région de Charleroi en commettant une série de vols avec violence et même, pour deux d’entre eux, une tentative de meurtre. L’extrême violence qui a accompagné ces faits a poussé le parquet fédéral, en charge du dosier à réclamer un procès d’assises pour cette affaire qui ne comporte aucun assassinat.
   
    La série de méfaits attribués à la bande démarre le 15 septembre 2001, Ce soir-là, un couple et leur bébé de 2 mois sortent d’un restaurant de Charleroi et sont victimes d’un car-jacking. Le même sort est réservé, trois jours plus tard à Sambreville, à un automobiliste. Quelques minutes après ce second fait, à Aiseau-Presles, un nouveau véhicule est pris en chasse mais son propriétaire refusera d’abord de donner ses clés. Il sera roué de coups de crosse au visage avant d’être laissé sur place.
    Ensuite, dans la nuit du 18 au 19 septembre, un night-shop de Fleurus est pris d’assaut par trois individus encagoulés et armés. L’un frappe l’employé et lui dérobe sa montre. Un autre tient le gérant en respect.
    Le 19 septembre, en soirée, à Sambreville, trois auteurs entrent dans une maison et se font remettre, sous la menace, les clés de la voiture du propriétaire. Le 20 septembre, un nouveau car-jacking est perpétré à Fontaine-l’Evêque.
    La bande ne fera alors plus parler d’elle jusqu’au 3 octobre. En six jours, elle frappera à quatre reprises.
    Le 19 octobre, un facteur est victime d’une agression, à Fleurus mais résiste aux menaces de son assaillant. A la fin du mois, la nuit du 24 au 25 octobre sera marquée par cinq vols avec violences, toujours commis par des individus encagoulés et armés jusqu’aux dents.
    Le 25 octobre, deux jeunes s’introduisent chez une dame, à Fleurus, et se font remettre les clés de son véhicule. Le lendemain, une tentative de home-jacking et un home-jacking accompagné d’un car-jacking sont directement suivis d’un violent car-jacking, à Sambreville, et de vols à main armée, dans les heures qui ont suivi, dans deux restaurants.
    Le 27 octobre, la bande continue ses méfaits sans relâche avec un home-jacking assorti d’un car-jacking. Le 29, c’est un magasin qui est pris d’assaut avec une sauvagerie telle qu’une caissière présente une incapacité psychique permanente. Le 10 novembre, à Fleurus, un adolescent est confronté à trois agresseurs, dans la maison de ses grands-parents. Ils s’en vont avec la voiture familiale, non sans avoir détruit les appareils téléphoniques. Deux vols à main armée dans des restaurants de Sambreville sont à nouveau commis par des individus déterminés face à une clientèle tétanisée.
    Le 14 novembre, un couple de Fosses-la-Ville se fait agresser et voler chez lui, deux des auteurs obligeant le père à aller jusqu’au distributeur de billets pendant que sa famille est tenue en otage. S’en suivent un vol à main armée dans un restaurant, ainsi qu’un home-jacking et un car-jacking au préjudice d’un couple dont l’homme a été menacé de mort, une arme pointée sur la tête. Le 16 novembre, c’est une station d’essence de Farciennes qui est assaillie. La gérante du magasin attenant et un client sont molestés. Un des agresseurs pointe son arme sur le cou de la dame. S’en suit un vol effréné de marchandises.
   
    Le 21 novembre, après deux vols de voitures, dont un dans un garage, les auteurs croisent un véhicule de police et font feu. La riposte blesse cependant légèrement un des auteurs.
    Mais l’escalade de la violence se poursuit et atteint son paroxysme le 26 novembre quand Redoun Dbiri et Esam Denguir tentent de commettre un meurtre sur trois personnes, à Fleurus. La dernière agression cauchemardesque de la bande aura raison de leurs projets criminels. Dbiri, Kenctemur et Zanna sont interceptés par l’Escadron spécial d’intervention.
   
    Le procès, qui durera trois semaines, sera présidé par Jean-Francis Jonckheere. Le siège du ministère public sera occupé par l’avocat général Michel Yernaux. "
   

Source : LE SOIR / BELGA 19 janvier 2004

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