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Actualité criminologie

    Jeux video: pas forcément un jeu d’enfant
    Monde > crime & médias, viol, meurtre, snuff movie
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Mercredi 8 décembre 2004

    " Acheter des jeux labellisés plus de 18 ans lorsqu’on n’a que 13 ans ne pose aucun problème. Dans la majorité des cas. Notre enquête.
   
    LES FAITS
   
    Actuellement, un enfant peut se procurer n’importe quel jeu vidéo, indifféremment de son contenu parfois traumatisant. Une situation qui devrait changer début 2005. Les éditeurs et les distributeurs suisses ont décidé, en l’absence de loi, de s’autoréguler.
   
    Au rayon jeux vidéo, on trouve de tout. Du charmant Manhunt, qui vous met dans la peau d’un acteur de snuff movie (des films illégaux de viols et de meurtres réels) à l’inquiétant Barbie fait du cheval, il y en a pour tous les goûts.
   
    Pour y voir clair, un âge conseillé apparaît au recto et au verso de la majorité des boîtiers (voir encadré). Mais cette mise en garde est-elle respectée par les vendeurs? C’est ce que nous avons voulu savoir en envoyant un enfant de 13 ans se procurer les pires horreurs dans cinq grands magasins lausannois.
   
    Au final, un seul vendeur lui a signalé qu’il n’avait pas l’âge et a refusé de lui vendre le produit. Dans tous les autres cas, ramener un jeu déconseillé aux moins de 18 ans, n’a pas posé plus de problème que de s’acheter un Carambar au kiosque du coin.
   
    Plus en stock
   
    Première étape à la FNAC. Félix, du haut de ses 13 ans, demande au responsable du rayon jeux vidéo s’il peut avoir The Suffering. Ce jeu, au titre évocateur, a pour décor des scènes de tortures dans le couloir de la mort. Pas vraiment le dernier Walt Disney. Absolument pas concerné par le fait qu’un mineur vienne lui demander un produit profondément malsain et perturbant, le vendeur tapote sur un clavier avant de s’excuser… ce titre n’est plus en stock! Félix va se servir directement en rayon d’un autre jeu labellisé plus de 18 ans, The Getaway. Ce jeu de mafia comporte des scènes écœurantes, même pour un adulte, représentant des otages torturés. Il se l’achète sans problème.
   
    Par la suite nous avons demandé à la caissière si elle était au courant des âges conseillés pour les jeux vidéo. Elle prend le boîtier pour l’inspecter et remarque avec surprise la mention +18, «ah oui, je crois qu’on nous avait dit quelque chose là-dessus, mais je ne me souviens plus vraiment».
   
    Du côté de la direction, le problème est pris avec plus de sérieux. «Nous allons sensibiliser nos vendeurs, caissières et responsables à partir du 1er janvier», nous a promis Lilian Dudoy, directeur des achats pour le software. Il ajoutera encore être partisan d’une législation, «ça nous éviterait de nombreux problèmes, quand on voit les dérapages dans la violence de certains jeux».
   
    «Si on y joue, les enfants le peuvent aussi!»
   
    Chez City Disc c’est le cauchemardesque Doom 3 que nous demandons à Félix d’aller acheter. Le vendeur lui délivrera le produit en regardant à peine à qui il a affaire. Interpellé au sujet de l’âge, il se montrera même carrément agacé: «Faut arrêter, faut pas être hypocrite, si on y joue, les enfants aussi peuvent y jouer!»
   
    Après cette leçon de philosophie, l’enquête se poursuit chez Interdiscount. Se procurer Doom 3 n’y sera qu’une simple formalité. Le porte-parole du discounter nous enverra par mail un extrait du manuel du vendeur: «Pour protéger les enfants et les adolescents des contenus ou des images qui pourraient les désorienter, leur faire peur ou les traumatiser, des produits ne doivent pas être vendus à ceux qui n’ont pas l’âge requis.» Apparemment les vendeurs n’ont pas retenu cette partie du manuel.
   
    Carte de fidélité
   
    Au Dock Games de Metropole 2000, Félix a pu s’acheter sans aucune mise en garde le dernier Resident Evil. Le vendeur lui a même proposé une carte de fidélité!
   
    Dernier essai chez Manor, avec Doom 3. Passage habituel en caisse et là, oh surprise, le vendeur tout sourire montre du doigt le label +18 en expliquant à Félix que ce n’est pas du tout un jeu de son âge. «Notre politique a toujours été de ne jamais vendre ces jeux à des enfants, c’est un choix du magasin depuis longtemps», nous expliquera ce dernier.
   
    A part chez Manor, des produits violents et traumatisants ont donc été vendus à un mineur sans problème. Actuellement aucune loi ne l’interdit, cela reste au bon vouloir du vendeur ou de la direction. Mais la situation devrait pourtant changer à partir de février 2005, puisqu’un code de conduite pour la protection des mineurs devra être signé entre les vendeurs et les distributeurs."
   
    Un article de Didier Bonvin.

Source : 24 HEURES (8 décembre 2004)

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    Re : Jeux video: pas forcément un jeu d’enfant
    Commentaire posté par alien13 le Mercredi 8 décembre 2004
    Non ! Qu'on n'accuse pas les jeux vidéo ! Moi je joue aux "silent hill" et je connais des gamins qui y jouent : ils savent faire la part de l'imaginaire ! Si un gamin ne le sait pas, il ne le saura jamais... enfants on jouait aux cow boys et aux indiens et on "se torturait" pour rire sans dommages ! Tout est déjà dans la tête de l'enfant, ou alors accusez aussi les images des infos à la télé, autrement traumatisantes !




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