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Actualité criminologie

    Vivre à Naples et mourir
    Europe du Sud > mafia & organisation criminelle, meurtre, drogue
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Samedi 4 décembre 2004

    " Naples tente de conjurer l'hécatombe provoquée par la guerre des clans au sein de la Camorra, la mafia locale. Elle a fait 119 morts depuis le début de l'année.
   
    Naples, la grande métropole du sud (1,2 million d'habitants), est la ville d'Italie où ont été commis le plus d'homicides l'an dernier, selon un rapport annuel. Quatre-vingt-trois y ont été recensés, plus de 10% de ceux commis dans la péninsule (714). Naples détient aussi le record des braquages et se classe deuxième après Rome pour les vols de voiture.
     Cette année, ce sera pire. 119 victimes de meurtres -délinquants ou passants innocents- ont été recensées depuis janvier. En cause : l'escalade de la guerre entre clans de la Camorra pour le contrôle du trafic de drogue dans les banlieues. « La désarticulation de certains clans et l'arrestation de leurs chefs charismatiques, dont beaucoup collaborent avec la justice, ont ouvert de larges espaces que se disputent de nouveaux groupes et des individus issus de la criminalité juvénile et de l'immigration clandestine », analyse le ministre de l'Intérieur Giuseppe Pisanu.
   
    Procession contre la violence
   
     « Ici on vit tranquillement, soutient pourtant Maria, vendeuse dans le quartier de Secondigliano où l'on s'entre-tue. Il suffit de s'occuper de ses affaires et faire semblant de ne rien voir. » Le racket, les problèmes avec le boss local Paolo Di Lauro, recherché depuis deux ans, restent tabou. Cette semaine, un millier d'habitants munis de cierges ont cependant marché en procession, guidés par l'énergique curé Don Fulvio, répétant des prières diffusées par un haut-parleur.
   
     A Scampia, un quartier dortoir de grands ensembles dégradés, les signes de l'infiltration de la mafia sont visibles. Les toxicomanes empruntent le R5, le « bus des toxicos » qui fait la navette avec la gare centrale de Naples. « Scampia est le plus grand marché de drogue de toute la région et on y a les meilleurs prix », explique Luigi, un lycéen. A part la drogue, « il n'y a rien, tout juste quelques boucheries ». Mais « attention, ce n'est pas un quartier de pauvres, il y a de tout ! »
   
     « Historiquement, le sud de l'Italie a toujours été délaissé par l'Etat et d'autres forces ont pris la place. A Naples, les jeunes ont peu d'alternatives face au mirage des gains faciles », explique un professeur, Mme Amedeo. Elle coordonne un projet de lutte contre la délinquance juvénile qui prospère dans un contexte de fort chômage, 16 %, soit le double de la moyenne nationale."

Source : LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE (4 décembre 2004)

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