"; ";
  Accueil     Librairie     Polars     Thrillers     Criminologie     S. Bourgoin     Infos     Liens  

_

Identification :      [inscription]

Actualité criminologie

    Jugé pour avoir jeté dans la Saône sa femme qui voulait le quitter
    France > meurtre, nécrophilie, procès
    Article posté par Isabelle Longuet le Vendredi 4 mai 2007

    " Un crime presque parfait
   
    Jeudi 3 mai 2007. Troisième jour d’audience pour tenter de comprendre les raisons qui ont poussé Pierre Mazoyer à tuer sa compagne, Sandrine Durand. L’accusé rappelle que son amie avait décidé de le quitter. Une séparation que l’homme n’acceptait pas.
   
    Nous sommes le 3 juillet 2004. La journée est ensoleillée et le couple doit se rendre à Lens en Vercors. Au programme, un pique nique et un saut en parachute pour fêter l’anniversaire de Sonia, une amie de Sandrine. La journée s’achève sur une note positive puisque tous les participants sont ravis de leur exploit. Pierre, lui, est resté en retrait. Comme à son habitude. Car de l’avis de tous, il n’est pas très communicatif et ne parle pas spontanément. Un homme paresseux, toujours devant la télé et qui ne savait que brimer et faire des reproches à sa compagne. "Tu es nulle !", "Tu ne sais rien faire !".
   
    Le soir, après avoir regardé un film porno, Pierre va se coucher. Il réveille Sandrine pour lui faire l’amour. Mais elle refuse. Résultat : il lui saute dessus et l’étrangle.
   
    Vêtu d’un chemise à carreaux marrons et blanches et d’un jean noir, Pierre raconte les faits. Sans émotion. Sans remords. D’une voix monocorde et glaciale. "Je lui ai serré le coup assez longtemps. Quand je l’ai relâchée, elle était inanimée" explique Pierre devant la cour d’assises. Pourtant, cinq minutes après, Pierre s’approche de sa compagne et lui brise les cervicales : "Au deuxième geste de torsion j’étais encore plus persuadé qu’elle était morte". Pourquoi tant d’acharnement ? "J’avais peur qu’elle ne soit pas vraiment morte et qu’elle revienne. J’avais trop peur de ses reproches".
   
    La défense plaide une enfance difficile. Célestine, la mère de Pierre, vient témoigner à la barre. Mais l’accusé ne réagit pas. Immobile. Imperturbable. Il refuse de regarder sa mère, qui décrit le père de l’enfant : un homme alcoolique, passionné d’armes à feu et qui préférait l’aîné des garçons à Pierre, qui se renferme alors sur lui-même. Du coup, quand Sandrine le rencontre, elle essaye de l’aider, lui présente ses amis... "Sandrine était un rayon de soleil. Pierre était sombre et elle essayait de le faire briller" raconte Aïcha, une ancienne voisine du couple.
   
    Pourtant, depuis plus de deux ans, le dialogue était devenu quasi inexistant au sein du couple. Sandrine avait pris la décision de quitter Pierre. Mais elle ne voulait pas une séparation brutale, surtout pour les enfants, âgés de 11 et 4 ans.
   
    Le juge passe à l’autre meurtre commis par Pierre. Celui de Yoyo Wullaert, dit "le pêcheur". Cinq jours après l’assassinat de sa femme, Pierre décide de se débarrasser du corps. Il glisse Sandrine dans une malle métallique et jette le "colis" dans la Saône. Un pêcheur, témoin de la scène, sera lui aussi victime de la folie du jeune homme. Paniqué, de peur qu’il prévienne la police, Pierre frappe l’inconnu à coups de marteau puis le jette lui aussi dans la Saône. La femme de la victime puis son fils se succèdent à la barre. Leur question à l’accusé est simple : Pourquoi ? Sans remords, regardant droit dans les yeux l’épouse de la victime, il dira juste : "Parce qu’il était là au mauvais moment." Le fils du pêcheur fond en larmes. Les personnes présentes dans la salle de la cour d’assises aussi. Dernier jour d’audience aujourd’hui. "

Source : LYONMAG.COM 4 mai 2007

    Articles relatifs :
     Il tue sa femme, tente un acte nécrophile et se débarrasse d'un témoin


[Tous les articles criminologie]

Soyez le premier à poster un commentaire à cet article !


Veuillez vous inscrire ou vous identifier :

Nom d'utilisateur :

Mot de passe :



_

Fil RSS
© Stéphane Bourgoin 2003 - 2014
Réalisation : Nokto