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Bibliographie

Stéphane Bourgoin & Jean-Pierre Deloux
LE DAHLIA NOIR - Autopsie d'un crime de 1947 à James Ellroy (novembre 2006)
Edite
Genre : Criminologie

Avec la participation de François Guérif et James Ellroy
   
    288 pages
    Cahier noir & blanc de 16 pages
    200 illustrations

   
   
    Le 15 janvier 1947, le corps affreusement mutilé d’Elizabeth Short, belle jeune femme de 22 ans, est découvert sur un terrain vague de Los Angeles. Ce meurtre, qui donne lieu à la plus grande chasse à l’homme de l’histoire criminelle américaine, reste non élucidé à ce jour. Devenu un mythe sous le nom de Dahlia Noir, il engendre d’innombrables théories toutes plus farfelues les unes que les autres, et fait fantasmer des écrivains tels que James Ellroy ou le cinéaste Brian De Palma.
   
    Pour la première fois, Stéphane Bourgoin et Jean-Pierre Deloux rétablissent l’authenticité des faits à partir de documents inédits ou rares et ils dévoilent, par exemple, l’intégralité du rapport d’autopsie, gardé secret jusqu’à présent, qui révèle le monstrueux rituel de l’assassin.
    Cette véritable encyclopédie sur le Dahlia Noir, richement illustrée, présente un texte, des interviews et une étude de James Ellroy et de Brian De Palma. Une bibliographie et une filmographie commentées complètent l’ouvrage.
   
   
    INTRODUCTION : CHERCHEZ LA FEMME !
   
    " Ce leitmotiv est le cœur du roman ou du film noir américain qui ont brodé à l'infini sur cette quête aux significations et implications multiples.
    Mais quelle peut être la réalité de cet axiome dans le meurtre du Dahlia noir alors que c'est justement la découverte d'une femme coupée en deux qui, le mercredi 15 janvier 1947, dans un terrain vague de Los Angeles, déclenche la plus sensationnelle affaire criminelle jamais élucidée aux Etats-Unis.
    Les sergents Harry "Red" Hansen et Finis Arthur Brown de la brigade des homicides de Los Angeles, dirigée par le capitaine Jack A. Donahoe, durent d'abord mettre un nom sur le corps horriblement mutilé.
    Quelques jours plus tard, il était identifié comme étant celui d'Elisabeth Short née le 29 juillet 1924 à Boston.
    Il fallait encore reconstituer son emploi du temps, durant les heures et les jours précédant son assassinat, et, surtout, en savoir davantage sur les activités et la personnalité de celle qui, allait passer à la postérité sous le nom déjà mythique du Dahlia noir.
    A cet égard, ce surnom déjà on ne peut plus romanesque et cinématographique ne manque pas de renvoyer à l'un des plus puissants archétypes du polar, celui également emblématique du cinéma américain de l'après Seconde guerre mondiale, la femme fatale.
    Comme le souligne James Ellroy, Los Angeles est alors "l'épicentre du film noir pendant la grande époque du film noir."
    Et l'ambivalence de la jeune Elisabeth à la fois fleur-bleue et fille facile, aspirante cachetonneuse et michetonneuse accomplie, singulier mélange de romantisme désuet et de réalisme cupide, lui donne l'authentique dimension d'une grande héroïne romanesque.
    Et que la figurante, laissée pour compte par Hollywood, finisse par passer à la postérité comme célébrité ac cadaver, étant aussi célébrée comme un cadavre exquis, tout en recevant les ultimes hommages du Septième Art, témoigne de l'étonnante destinée anthume et posthume d'une malheureuse fille de province qui, comme bien d'autres, se brûla au bûcher de toutes les vanités.
    Il n'est donc pas étonnant que ce destin hors du commun continue de fasciner quelque soixante ans plus tard. Et, déjà, lors de son enquête, le sergent Finis Brown pouvait à juste titre remarquer : "L'affaire s'est encore compliquée de la fascination exercée par le Dahlia noir par delà la mort, égale ou supérieure à celle engendrée de son vivant auprès de très nombreux hommes".
    Non seulement l'enquête se poursuit révélant des hommes et des femmes se disant les enfants du toujours mystérieux meurtrier, mais elle suscite aussi des enquêteurs plus impartiaux ou des romanciers et cinéastes de premier plan comme James Ellroy et Brian DePalma.
    Comme le remarque Russell Miller, dans son article The Obsession with the Black Dahlia figurant dans The Mammoth Book of Unsolved Crime : "J'ai été hanté durant plusieurs semaines par la lecture de l'ouvrage de John Gilmore. J'étais totalement obsédé par cette affaire au point de m'y plonger complètement afin de savoir le pourquoi de cette étrange obsession. A cette époque, durant l'été de 1991, une femme de 54 ans avait dénoncé son père à la police, sans doute à la suite du roman d'Ellroy, publié en 1987. Des milliers de curieux visitaient le site du web qui était consacré au Dahlia. Dans la rue, la mode était au tatouage "Dahlia noir", à la coiffure et au costume "Dahlia noir" s'inscrivant parfaitement dans la mouvance gothique. En 1947, Elisabeth Short faisait figure de paumée et de laissée pour compte ; cinquante ans plus tard, elle était devenue une légende, l'archétype du plus spectaculaire et mystérieux crime américain."
   
    Aujourd'hui, juste retour des choses, Hollywood consacre son plus célèbre martyr en adaptant le livre qui pérennisa sa mémoire. En réalité, une manière de cri d'amour et de compassion pour celle dont il était bien difficile de prédire qu'elle deviendrait une icône, épigone à sa manière de la vierge et de la putain. En, quelque sorte, un avatar moderne de Marie-Madeleine, version gothico-sadienne. Furieusement tendance, aujourd'hui !"



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