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Bibliographie

Stéphane Bourgoin
La Main de la mort - Henry Lee Lucas (octobre 1999)
Editions Méréal
Genre : Criminologie
Collection : "Serial killers" N° 6

(166 p.) - Cahier photos
   
   
   
    CHAPITRE PREMIER
   
    DIALOGUE DE TUEURS
   
    Lorsque deux serial killers discutent, de quoi parlent-ils ?
    De meurtre, ou plutôt, de meurtres, comme ont pu le constater les policiers qui ont enregistré cette conversation téléphonique entre Henry Lee Lucas, emprisonné au Texas, et son ancien amant et complice Ottis Toole, qui se trouve alors dans une prison en Floride. Nous sommes en novembre 1983 et les deux hommes ne se sont plus vu ni même parlé depuis près de huit mois :
    “Henry Lucas : Ottis, je veux pas que tu crois que je raconte tout ça pour me venger.
    - Ottis Toole : Non. Il faut que tu racontes toute la vérité sur moi.
    - Henry Lucas : Tu vois, on en a eu tellement, Ottis. Il faut que les corps soient retrouvés. Maintenant, en ce qui concerne ce garçon et cette fille dont les flics nous parlent... Je vois pas du tout de qui il s’agit.
    - Ottis Toole : Eh bien, c’est peut-être les deux que j’ai tués de mon côté. Comme ce Mexicain qui voulait pas me laisser quitter sa maison. J’ai pris une hache pour le couper en morceaux. Ce qui m’a fait agir... Je voulais te poser une question. La fois où j’ai cuit certaines de ces personnes. Pourquoi j’ai fait ça ?
    - Henry Lucas : Je crois que c’était simplement tes mains qui agissaient. Je sais que pour la plupart des gens, ce qu’on a fait, c’est impossible à croire. Mais c’est pourtant la vérité.
    - Ottis Toole : Dis-moi, Henry, je voudrais te poser une autre question.
    - Henry Lucas : Quoi donc ?
    - Ottis Toole : Combien de nègres tu crois qu’on a tués tous les deux ?
    - Henry Lucas : Ah, des nègres. Voyons voir. Euh... je dirais environ douze. Douze, en tout.
    - Ottis Toole : Environ douze ?
    - Henry Lucas : Ouais, quelque chose dans ce goût-là.
    - Ottis Toole : Quelques-uns, c’étaient...
    - Henry Lucas : Ouais. Moitié nègres et moitié blancs.
    - Ottis Toole : Quelques-uns, ils étaient pédés, non ?
    - Henry Lucas : Ouais. Il y avait un peu de tout. Du moins, dans ceux qu’on a tués.
    - Ottis Toole : Tu te souviens comment j’aimais les brûler et tout ce merdier.
    - Henry Lucas (il rit) : Eh bien, on m’a accusé de ça aussi. J’ai tout fait, ça c’est sûr. Et c’est pas moi qui vais dire le contraire.
    - Ottis Toole : Et tu comptes seulement ceux que t’as tués tout seul ? Là, je te parle pas seulement des négros. Ou alors tous ceux qu’on a tués ensemble ?
    - Henry Lucas : Je leur ai uniquement parlé de ceux que j’ai tués.
    - Ottis Toole : Tu leur as dis 150, c’est ça, hein ?
    - Henry Lucas : Ouais. Je leur ai donné 150 de sûrs. J’en ai identifié 150 que j’ai tués par moi-même.
    - Ottis Toole : Je leur ai raconté que tous les deux on avait dû en avoir peut-être 50 ou 60.
    - Henry Lucas (il rit) : Y’en a bien plus que ça, mon gars !
    - Ottis Toole : A moi tout seul, il y en a plus de cent.
    - Henry Lucas : Eh bien, c’est déjà pas mal.”



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