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Actualité criminologie

    Le cannibale allemand va vendre son " histoire " à un producteur de cinéma
    Europe du Nord & de l'Ouest > Cannibale de Rotenburg
    Article posté par Isabelle Longuet le Samedi 13 décembre 2003

    Lors de la deuxième journée d’audience, lundi 8 décembre, la vidéo réalisée par Armin Meiwes, montrant l’émasculation, le meurtre et le dépeçage de sa victime, Bernd-Jürgen Brandes, a été projetée à huis clos aux assises de Cassel. Cette pièce à conviction revêt une importance capitale puisqu’elle doit permettre de déterminer si la victime était réellement consentante, quel était son degré de conscience, et si elle était déjà morte lorsque le premier coup de couteau a été asséné. Alors que la cour, les experts et les jurés jugeaient ces images insupportables (une jurée a déclaré : « J’avais l’impression d’être chez les fous »), le présumé « Cannibale de Rotenburg » ne semblait nullement gêné par le caractère extrême du film, qu’il a regardé en souriant, soulignent les médias. Il a expliqué qu’il n’avait pas filmé le « repas » lui-même, car celui-ci était déjà prêt et chaud, et il lui aurait fallu retourner au grenier chercher sa caméra.
   

L'avocat de la défense et son client

    Vendredi 12 décembre : la troisième journée d’audience a vu comparaître deux experts, un médecin légiste, Manfred Risse, et un toxicologue, Harald Schütz. Le premier a estimé, au vu de la vidéo, que Brandes était encore vivant au moment où Meiwes lui a planté des coups de couteau dans le cou, et que l’accusé aurait dû s’en rendre compte grâce aux signes vitaux que l’on voit clairement sur la bande : la tête de Brandes bouge plusieurs fois, d’avant en arrière, ainsi que ses lèvres. De plus, un énorme flot de sang jaillit du cou. Cette déposition contredit donc les déclarations de Meiwes qui affirme qu’il pensait que la victime était déjà morte. Manfred Risse estime que Brandes a subi une mort douloureuse, par hémorragie.
    Le toxicologue, lui, s’est exprimé sur l’action conjuguée de l’alcool et des médicaments ingérés par la victime. Il s’agissait d’une demi bouteille de schnaps, de deux flacons de sirop antitussif (contenant de l’alcool), et de vingt somnifères. Harald Schütz estime que Brandes somnolait et qu’il était moins sensible à la douleur. Meiwes affirme que Brandes a bu le schnaps après l’émasculation, ce qu’il est aujourd’hui impossible de prouver. Etant donné qu’il a été tué environ 10 heures plus tard, l’alcool aurait entre-temps perdu son effet anesthésiant. L’expert n’a donc pas été capable de dire, a posteriori, dans quelle mesure le libre-arbitre de la victime était diminué ; en outre, l’interaction alcool-médicaments diffère d’un individu à l’autre.
    Fait étonnant : l’accusé, qui affichait une attitude très calme, ne laissant transparaître aucune émotion, s’est enquis – à la grande surprise de la cour – auprès du légiste de certains points de détail concernant la mort de sa victime. Après l’une des réponses du médecin, Meiwes a répliqué : « Ce n’est pas la réponse que je souhaitais entendre ». Il a également raconté une expérience à laquelle il s’était livrée, deux jours auparavant, dans sa cellule : il a renversé une tasse de café sur la table, jusqu’à ce que se forme une flaque de la taille d’une feuille de format A4, pour tenter d’évaluer la quantité de sang perdue par sa victime lorsqu’elle a été poignardée. Conclusion : 75 millilitres seulement….alors que l’on voit le sang couler à flot sur la vidéo. Meiwes a d’ailleurs été obligé d’utiliser un seau pour l’enlever.
    Lors de cette audience, on a également appris que l’accusé jouissait d’une excellente réputation sur son lieu de travail – une société d’informatique – et entretenait de bonnes relations avec ses collègues ; il avait même pour habitude de se rendre au sauna avec l’un d’eux.
    Par ailleurs, l’avocat de Meiwes a confirmé l’information selon laquelle ce dernier aurait été approché par plusieurs sociétés de production de cinéma en vue de tirer de son « histoire » une adaptation cinématographique. Les pourparlers en sont à un stade initial ; l’avocat a refusé de confirmer le montant des offres faites pour l’acquisition des droits, qui porteraient sur plusieurs millions d’euros.
    On savait déjà que le « Cannibale de Rotenburg » avait commencé à rédiger ses mémoires pour, dit-il, inciter les personnes ayant les mêmes tendances que lui à se faire soigner – mais aussi pour des raisons d’ordre financier, afin de ne pas être « à la charge » de la société à sa sortie de prison. Plusieurs maisons d’édition seraient en lice pour l’achat du manuscrit.

Source : multiples sources internationales, principalement allemandes

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