"; ";
  Accueil     Librairie     Polars     Thrillers     Criminologie     S. Bourgoin     Infos     Liens  

_

Identification :      [inscription]

Actualité criminologie

    Les autorités suisses plaident pour plus de sévérité envers les clandestins
    Europe du Nord & de l'Ouest > délinquance
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Mardi 29 juin 2004

    " Entre 50.000 et 300.000 migrants illégaux en Suisse - Problèmes de criminalité et de travail au noir
    Berne (AP) Au sein du Département de Christoph Blocher, les autorités compétentes en matière d'étrangers et de requérants d'asile plaident pour plus de sévérité en matière d'immigration illégale. Face aux problèmes de criminalité et de travail au noir, des peines dissuasives et des contrôles renforcés sont souhaités.
   
    L'immigration illégale pose des problèmes considérables à la Suisse en termes d'asile et de criminalité, a souligné mardi en conférence de presse à Berne Eduard Gnesa, directeur de l'Office fédéral de l'immigration, de l'intégration et de l'émigration (IMES). Un rapport réalisé conjointement avec l'Office fédéral des réfugiés (ODR), l'Office fédéral de la police et le Corps des gardes-frontière relève que le nombre de clandestins en Suisse varie, selon les estimations, entre 50.000 et 300.000.
    Dans le domaine de l'asile, quelque 90% des requérants, ou 20.000 personnes, contournent chaque année les contrôles à la frontière. Seuls 20% des demandeurs d'asile obtenant un statut de réfugié ou une admission provisoire, le droit d'asile est utilisé de manière abusive par une partie d'entre eux. «De tels abus doivent être sanctionnés», a déclaré Urs Hadorn, directeur par intérim de l'ODR.
   
    Droit pénal trop souple
   
    L'un des principaux problèmes posés par la migration illégale est la criminalité des étrangers. En 2003, 55,3% des criminels étaient étrangers. Ils sont particulièrement actifs dans le trafic de stupéfiants, les cambriolages, les délits violents ou la prostitution. L'assouplissement du droit pénal est ici en cause, ne sanctionnant par exemple plus le proxénétisme. La suppression de l'obligation d'obtenir un visa pour certains Etats d'Europe centrale est également problématique.
    Pour sa part, le travail au noir engendre des pertes considérables pour l'Etat et favorise le chômage ainsi que le «dumping» salarial». Près de 90.000 clandestins y seraient actifs, en particulier dans les branches structurellement faibles comme l'agriculture, l'hôtellerie et la restauration, la construction, les tâches domestiques et la prostitution. Les cantons regrettent à ce propos le manque de coopération qui fait obstacle à l'exécution des décisions de renvoi.
   
    «Détention pour insoumission»
   
    Comme annoncé par le ministre de la justice Christoph Blocher, des modifications législatives sont nécessaires. Dans le domaine de l'asile, l'instauration d'une «détention pour insoumission» en vue de l'application des dispositions concernant le départ de Suisse est prévue. Le Département de justice et police lancera cette semaine une procédure de consultation accélérée y relative. Le Conseil des Etats traitera d'autres modifications des lois sur l'asile et sur les étrangers lors de la prochaine session d'hiver.
    Le Corps des gardes-frontière veut quant à lui augmenter les contrôles de personnes aux frontières. En cas de participation de la Suisse à l'espace Schengen, il sera possible d'effectuer des contrôles efficaces, selon Rudolf Dietrich, directeur de la Direction générale des douanes. Schengen n'apporte pas de changements fondamentaux, a-t-il ajouté."

Source : ASSOCIATED PRESS (29 juin 2004)

[Tous les articles criminologie]

Soyez le premier à poster un commentaire à cet article !


Veuillez vous inscrire ou vous identifier :

Nom d'utilisateur :

Mot de passe :



_

Fil RSS
© Stéphane Bourgoin 2003 - 2014
Réalisation : Nokto