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Actualité criminologie

    Adolescentes de plus en plus violentes: retour sur un fait divers hors du commun
    France > délinquance
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Samedi 17 avril 2004

    " Pourquoi trois filles de 14 et 15 ans en sont arrivées à torturer avec une incroyable cruauté leur victime à Paris le mois dernier ? Parents, magistrats, psychiatres tentent de répondre à cette question. Retour sur une affaire hors du commun.
   
    Au-delà de l'horreur et du dégoût, il y a l'incompréhension. La sauvagerie et la cruauté dont ont fait preuve Magalie, Sandra et Sophie* à l'égard d'Amandine sont non seulement choquantes, mais elles mettent mal à l'aise. Comment trois adolescentes de 14 et 15 ans, pas réputées pour être des pestes, en sont arrivées à humilier aussi longtemps et avec aussi peu de retenue une jeune fille de 20 ans ? Cette question, tout le monde se la pose : les magistrats, qui ont incarcéré et mis en examen les trois filles pour « vols en réunion » accompagnés « d'actes de torture et de barbarie » ; leurs parents, qui - selon les termes employés par ceux de Sophie - ont vécu « le grand choc de leur vie » ; les trois prévenues en personne ; et bien sûr Amandine.
   
    « Aujourd'hui, dès qu'on se parle, on s'insulte »
   
    L'âge mais surtout le sexe des agresseurs ne sont pas la moindre des interrogations. Et pourtant, l'implication de jeunes filles dans les actes délinquants n'est plus une découverte. « Même si elles demeurent moins concernées que les garçons, les filles commettent de plus en plus d'actes violents, confirme le pédopsychiatre Stéphane Clerget, auteur de l'ouvrage Adolescents, la crise nécessaire . Il y a un pic vers 15 ans. L'agressivité devient pour elles comme une sorte de valeur, une manière d'égaler les garçons. Dans leur imaginaire, une femme libérée, c'est une femme agressive. C'est souvent par manque de repères féminins pour des filles de moins en moins encadrées. » Pour les adolescents, filles ou garçons, la violence est devenue partie intégrante du quotidien. « Ils évoluent dans un environnement beaucoup plus violent qu'il y a vingt ou trente ans : que ce soit dans les médias, à la télévision ou dans leur établissement scolaire, la loi du plus fort est valorisée et les actes délinquants s'en ressentent », estime Stéphane Clerget. « Il n'y a qu'à constater la dégradation dans le langage. Aujourd'hui, dès qu'on se parle, on s'insulte », ajoute Didier Lauru, psychiatre et psychanalyste. Dans le cas de l'agression d'Amandine, l'effet de groupe - là, un trio - est également prépondérant. Mais la violence dont il est ici question n'est pas « banale ». On est bien au-delà : dans ce que le pédopsychiatre Yves Tyrode n'hésite pas à qualifier de « perversion ». « Je dirais plutôt qu'on se rapproche ici du sadisme qui caractérise certains jeux d'enfants », précise Didier Lauru. Un jeu, c'est aussi en ces termes que les jeunes filles se sont expliquées devant les enquêteurs. Un jeu dont elles n'auraient pas réalisé la gravité. « Les personnes qui passent à l'acte dans ces conditions ont bien souvent du mal à différencier le réel de l'imaginaire », confirme le psychanalyste. En prison et en attendant leur procès, les trois adolescentes sont maintenant plongées dans une réalité qui, si la présence des professionnels est suffisante, va les amener à prendre conscience de leur acte. Meurtrie et traumatisée, la jeune victime, elle, en gardera les séquelles toute sa vie.
   
    Un article de Timothée Boutry.
   
   
    « J'ai cru que ma dernière heure était arrivée »
   
    Douce, discrète, Amandine a 20 ans mais en paraît 15. Son visage meurtri porte encore les traces des coups portés par les « trois barbares », trois adolescentes parisiennes, Sophie, Sandra, Magalie*, qui l'ont agressée le 26 mars dernier vers 17 heures alors qu'elle sortait du ministère des Finances pour rejoindre la station de métro du parc omnisports de Paris-Bercy. Pendant plus de deux heures, Amandine a été torturée, un couteau pointé dans le dos, puis forcée de les suivre et abandonnée inconsciente dans un local à vélos. Ses cheveux, brûlés par ses bourreaux, ont commencé à repousser. Toujours traumatisée, cette étudiante a oublié, un temps, jusqu'à sa date de naissance et même le nom de sa rue. Elle doit passer les épreuves finales de son BTS informatique le mois prochain mais vit dans une peur permanente. Mardi dernier, la jeune fille a craqué nerveusement après être retournée dans son lycée. Elle a dû être hospitalisée en urgence.
   
    Comment allez-vous après ce drame ?
   
    Amandine. C'est vraiment dur de vivre après cela. J'ai du mal à dormir. Je fais des cauchemars toutes les nuits, je revis d'autres agressions avec d'autres bourreaux. Pour m'en sortir, j'essaye d'en parler avec mes parents, d'être le plus entourée possible. J'évite surtout d'être seule, je ne me sens pas en sécurité, je me sens toujours vulnérable, j'ai perdu confiance en moi. A la maison, je ferme toutes les portes derrière moi. Je m'en veux car je ne me suis peut-être pas assez défendue. Si j'avais hurlé, elles auraient sans doute lâché prise mais j'étais paniquée.
    « J'en veux surtout à la lâcheté des gens »
   
    Que s'est-il passé ?
   
    Je m'apprêtais à prendre le métro quand j'ai été accostée par une première fille, puis une seconde et une troisième. Elles m'ont demandé un euro, puis deux, puis trois, mais je n'avais pas d'argent, et enfin mon téléphone portable. Elles ont aussi réclamé mon code de carte bleue et m'ont accompagnée à un distributeur non loin de la gare de Bercy. Mais ma carte a été avalée car je ne me souvenais plus du code. Nous nous sommes dirigées ensuite dans les toilettes du Train bleu (NDLR : le restaurant de la gare de Lyon) et elles m'ont donné des claques. Elles avaient un couteau et me piquaient avec. Nous sommes ressorties et elles m'ont jetée dans un local à vélos d'un immeuble de la rue Corbineau. Là, j'ai cru que ma dernière heure était arrivée. Elles me torturaient l'une après l'autre. Elles se disaient « passe-la-moi ». Il y avait une glace dans le local et je voyais mon visage en sang. Elles m'ont piqué au ventre avec le couteau en me faisant répéter que j'avais été agressée par trois Maghrébins. Elles me citaient trois prénoms que je devais apprendre par coeur. C'est un locataire qui m'a retrouvée après avoir été alerté par l'odeur de mes cheveux brûlés.
   
    Que diriez-vous à vos tortionnaires si elles étaient face à vous ?
   
    Absolument rien. Je n'ai que du mépris. Je n'ai aucune envie de les revoir car j'ai toujours peur d'elles, je suis rassurée de les savoir en prison. Mais malgré cela, dans la rue, je me retourne toutes les cinq minutes pour voir si je ne suis pas suivie. Je redoute encore de prendre le métro.
   
    Comment imaginez-vous l'avenir ?
   
    Je dois passer mon BTS, les épreuves commencent à la mi-mai mais je n'ai plus la tête à travailler. J'ai du mal à me concentrer pour réviser. Je vais le tenter mais ce sera difficile. J'essaye d'oublier mais ce n'est pas possible. Je ne suis plus aussi à l'aise qu'avant et je ne garde pas une belle image de notre société.
   
    A qui en voulez-vous le plus ?
   
    A ceux qui ont vu et n'ont rien fait. Une trentaine de personnes ont dû nous voir ou nous croiser pendant notre périple. J'en veux surtout à la lâcheté des gens. C'est le règne du chacun pour soi.
   
    * Les prénoms de ces mineures ont été changés.
   
    Propos recueillis par Jean-Marc Ducos.
   
   
    Les parents de la victime révoltés et abasourdis
   
    Sylvie et Franck D. ont divorcé il y a une dizaine d'années. Mais ce couple n'a jamais rompu les liens car ils avaient adopté deux enfants d'origine coréenne alors âgés de deux mois. Le 26 mars, Franck, 53 ans, restaurateur parisien, avoue « n'avoir même pas reconnu sa fille en passant dans les couloirs des urgences de l'hôpital Saint-Antoine ». La jeune victime avait les yeux gonflés et fermés, les lèvres éclatées sous les coups, une dent cassée, des contusions, des traces de coups de couteau, le tee-shirt maculé de sang et une partie de sa chevelure brûlée. Sa mère aujourd'hui culpabilise car, ce jour-là, elle était partie en week-end aux Pays-Bas avec son nouveau mari. « C'était le seul week-end en amoureux avec mon mari depuis des années et quand le téléphone a sonné... », raconte avec pudeur Sylvie, rentrée aussitôt. « Je m'en veux car ma fille nous avait demandé de venir avec nous. (...) Nous sommes révoltés et abasourdis. Les agresseurs ont 14 et 15 ans. Leur vie est perdue, je voudrais juste mettre un visage sur l'horreur, mais surtout comprendre comment elles ont pu en arriver là, poursuit la mère d'Amandine. Qui sont ces parents qui laissent dériver leurs enfants sans s'apercevoir de rien ? » De plus, cette agent immobilier déplore : « Il a fallu se débrouiller pour trouver une aide psychologique et assurer le quotidien. Nous avons été livrés à nous-mêmes. »
   
    « Une vie cassée »
   
    « Nous sommes passés d'une vie sans soucis à une vie cassée car je redoute les conséquences morales d'une telle agression, analyse Franck. On ne peut encore mesurer l'étendue des dégâts. Elles ont choisi ma fille car elle est d'origine asiatique, sous prétexte qu'elle ne se rebellerait pas ou ne porterait pas plainte, c'est monstrueux. Finalement, ai-je eu raison d'adopter ces enfants ? J'en viens à me poser cette question car je ne sais pas s'ils auront la vie que nous souhaitions leur offrir. » « Toutes les valeurs que nous avons inculquées à nos enfants ont volé en éclat. Nos certitudes aussi car Amandine a échappé à la mort. Il suffisait d'un coup pour la tuer », s'indigne encore Franck, qui voit sa fille « comme une proie parfaite » entre les griffes de trois furies.
   
    Un article de Jean-Marc Ducos.
   
   
    Trois filles paumées et immatures
   
    Elles s'étaient rencontrées il y a quelques semaines à la patinoire. Trois filles un peu paumées de 14 ans et 15 ans, d'origine modeste, un peu rebelles, pas très à l'aise dans leur carapace fragile d'adolescentes, mais jusqu'ici pas bien méchantes et surtout encore encadrées. Des filles un peu écorchées, mais pas des monstres. C'est d'ailleurs le plus frappant : nul n'aurait pu prévoir un tel déchaînement de cruauté. Ni les parents, qui avouent tous leur profond désarroi, ni, plus surprenant, les trois ados elles-mêmes. Il n'y a qu'à écouter Sophie : « Tout s'est enchaîné, une impression de vivre quelque chose d'irréel », ou bien Sandra : « Je ne me vois pas faire ça. » Une difficulté à comprendre, mais aussi, selon leurs avocats, des remords profonds : toutes assurent aujourd'hui avoir pris conscience de la gravité des souffrances qu'elles ont fait endurer.
   
    Un grand frère en prison
   
    Sophie, petite taille, lunettes, est d'allure fragile. La jeune fille avoue avoir du mal à se faire des copines et éprouve un grand besoin d'amitié. Elle met donc en avant la « fierté » qu'elle a d'avoir des amies. Voilà peut-être pourquoi ce soir-là celle qui, encore en détention, assure qu'elle va « (se) faire des copines », accompagnera ses deux nouvelles comparses dans cette terrible odyssée. Peut-être un peu plus « suiveuse » que les autres, selon son avocat, M e Jean-Baptiste Rozes, mais bel et bien actrice et complice dans l'horreur. Chez Magalie et Sandra, rien ne laissait non plus présager une telle violence, sauf peut-être certains signes qui prennent aujourd'hui une tout autre dimension. Adolescente en mal de repères, ayant reçu une éducation un peu lacunaire, Magalie se cherche. Sa scolarité s'en ressent : elle a été placée dans une classe relais du XI e arrondissement de Paris. « Elle était en conflit avec ses parents, raconte une de ses copines. Elle avait déjà fugué. » « Magalie avait fait des progrès à l'école, nuance son avocate, M e Justine Devred. Elle avait pris conscience de ses difficultés.» En quête elle aussi d'explication, M e Devred invoque un environnement fait « de télévision et de jeux vidéo hyperviolents. Elle s'était sans doute projetée dans un monde virtuel où l'on ne se rend pas compte que quand on donne un coup ça fait mal. » Le « repère » de Sandra serait lui bien réel : un grand frère en prison. « Elle était en adoration devant lui, précise l'avocate de la jeune fille, M e Laurence Cechman. Sa mère, qui élève seule ses enfants, ne voit que cette explication. » Elève normalement scolarisée en 4 e dans un établissement du XIII e arrondissement de Paris, Sandra, plutôt maigrelette, s'était inscrite depuis peu à la patinoire. Malgré cet engagement, sa mère sentait bien que quelque chose clochait. « Elle avait l'impression que depuis un ou deux mois sa fille commençait à se renfermer », rapporte M e Cechman. Le 27 mars, le mal-être a explosé. « Sandra avait la rage », a confié Magalie aux enquêteurs."
   
    Un article de Timothée Boutry et Geoffroy Tomasovitch.
   
   
    Elles risquent jusqu'à 20 ans de prison
   
    Vingt ans, telle est la peine maximale encourue par des mineurs soupçonnés de faits de « vols avec violence en réunion » accompagnés « d'actes de torture et de barbarie » (selon le principe de « l'excuse de minorité », la peine maximale encourue par un majeur pour les mêmes faits, en l'occurrence la perpétuité, est divisée par deux). Parce qu'elles sont âgées de moins de 16 ans, Magali, Sandra et Sophie ne comparaîtront pas devant la cour d'assises des mineurs mais devant le tribunal pour enfants statuant en matière criminelle lors d'une audience à huis clos présidée par un juge des enfants.
    Six mois, pour un soupçon grave de crime, telle est la durée maximale, avec prolongations éventuelles, de leur placement en détention provisoire. Interdite pour les moins de 13 ans, la détention provisoire reste exceptionnelle pour les moins de 16 ans. Elle est possible lorsqu'ils sont soupçonnés d'avoir commis un crime ou délit passible d'une peine d'au moins trois ans d'emprisonnement. Elle doit être motivée par les nécessités de l'enquête ou la gravité des faits.
   
    Et les parents ? Les parents ne peuvent aller en prison à la place de leur enfant. Cependant, les parents sont responsables de leur enfant jusqu'à sa majorité. Si leur enfant commet une infraction, ils peuvent être reconnus civilement responsables et condamnés à verser à la victime des dommages-intérêts.
   
    Des précédents
   
    « Des actes d'extrême violence impliquant des mineures filles sont rarissimes », souligne un substitut du parquet des mineurs de Versailles, qui dit n'en avoir jamais connu à ce poste en trois ans. En juin 2003, deux adolescentes de 14 et 15 ans, jugées pour avoir torturé une camarade dans une maison abandonnée de Saint-Vit (Doubs), ont été condamnées en appel à six et sept ans de prison ferme.
   
    Un article de Pascale Égré.
   
   
    « Un cas de perversion exceptionnel »
   
    Un tel fait divers est-il courant ?
   
    Yves Tyrode. Cela reste un cas tout à fait exceptionnel mais il est révélateur de certaines évolutions. On constate effectivement chez les adolescents une progression des faits de violence physique envers les personnes. Dans la majorité des cas, il s'agit d'actes commis entre jeunes. Même si elles demeurent minoritaires, les filles sont de plus en plus concernées. Enfin, le fait d'être en bande est déterminant. Des individus capables de commettre des sévices gratuits seuls, c'est très rare.
   
    Pourquoi y a-t-il passage à l'acte violent ?
   
    Il y a deux cas de figure. D'abord, une violence utilitariste « classique », où il s'agit d'obtenir un bien par le vol. Mais il y a aussi une violence gratuite, où l'on assiste à une sorte d'hyperexcitation du groupe qui prend de l'ampleur progressivement. Le mal que l'on inflige excite les agresseurs et les pousse à accentuer la chose.
   
    Comment qualifier une telle cruauté ?
   
    C'est de la perversion. Le sujet développe un plaisir pervers à infliger le mal chez l'autre. Il y a un désir de faire du mal. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, de telles réactions ne sont pas l'apanage d'adultes frustrés, isolés ou qui ont souffert dans le passé. Ce peut être une révélation chez des sujets jeunes. C'est en quelque sorte constitutionnel chez l'individu qui s'y adonne. L'environnement social n'est pas déterminant. C'est pourquoi il est très difficile de prévenir de tels actes.
   
    « On s'empare de quelqu'un et on l'utilise »
   
    Comment est alors perçue la victime ?
   
    La victime est chosifiée. Les faits sont souvent racontés avec froideur. On s'empare de quelqu'un et on l'utilise. Des individus qui ont du mal à maîtriser leur environnement vont vouloir exercer un pouvoir total. Ils vont s'emparer d'une personne et faire avec elle ce qu'ils ne peuvent pas faire avec le reste de l'univers. On a souvent affaire à des sujets immatures.
   
    Comment prendre en charge les adolescents auteurs de tels actes ?
   
    Il faut déjà appliquer des principes éducatifs, les éloigner de leur milieu et empêcher qu'ils se regroupent à nouveau. Le volet répressif doit permettre à l'auteur d'intégrer le fait qu'il a commis une transgression. Il faut ensuite mettre en place une prise en charge psychothérapeutique individualisée. Mais pour qu'elle fonctionne, il faut qu'il y ait eu demande préalable. Et pour qu'il y ait désir de soin, il faut qu'il y ait eu souffrance morale, c'est-à-dire culpabilité et honte."
   
    * Co auteur du livre « Les adolescents violents » chez Dunod.
   
    Propos recueillis par Timothée Boutry.
   

Source : LE PARISIEN (17 avril 2004)

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    Re : Adolescentes de plus en plus violentes: retour sur un fait divers hors du commun
    Commentaire posté par clyde le Samedi 17 avril 2004
    Qu'en est il de la prime enfance de ces trois filles ont -elles été désirées? les a-t-on éduquées selon une pédagogie basée sur le pouvoir la force la soumission? y-a-t-il eu des coups? ont -elles été conditionnées de part leur éducation à vivre dans un monde sans merci du genre" dans la vie tout ne tombe pas dans la main il faut se battre" leur à t-on enseigné l'amour et le respect en les aimants et en les respectants dans leurs besoins de bébé et ensuite d'enfant ces jeunes filles ont agis exactement avec leur victime comme des petit enfants qui arrachent les ailes d'un insecte puis les pattes sans avoir la moindre conscience ou compassion pour sa souffrance, si ces données amour inconditionel, respect des besoins essentiels, écoute, tendresse, compréhension, dialogue,disponibilité, avaient été enregistrées dés le début,je doute fortement que ces jeunes filles auraient été capable d'un tel degré dans l'échelle de la cruauté.
    Ces manques plus la valorisation par le milieu d'un comportement agressif une véritable culture de la violence gratuite quon voit dans certain film jeu cette compétitivité que la société offre comme modèle en valorisant les gagnants et en humiliants les loosers cette manière de glorifié les beaux en méprisant les laids ou les différents ce culte de la force pour s'imposer se faire entendre se faire respecter en traine la violence elle l'éveille la valorise comme mode de survie il n'y a aucune fatalité à de tels comportement l''éducation qui ne respecte pas l'ètre dés sa venue au monde plus un environement qui exalte la violence dans la société en montrant que pour ètre fort il faut se faire valoir en écrasant les faibles et cette violence devient un mode de survie qui peut prendre des proportions comme celle ci quand toute les conditions sont réunies
   
    Je pense que cette violence dépend de plusieurs facteurs mais le plus déterminant reste pour moi la relation avec les parents dés le tout début si il recoit de ceux ci le respect l'amour l'attention la protection dont il à besoin de ses parents pour exister au lieu de cri d'agacement de colère de tape et de rejet alors il y beaucoup de chance que l'environement même violent auras sur lui une influence bien moins importante. On a vu des nourissons dans des orphelinats en roumanie dés l'après ceaucescu qui étaient simplement nourris mais ne recevait aucun amour aucune affection aucune réponse à leurs appels ceux ci finissait par s'éteindre ne plus réagir jusqu'a ne plus se nourrir et mourir.
    L'exemple d'une de ces jeunes filles dont un frère est déjà en prison et à qui elle voue une admiration est édifiant je doute dés lors que dans de telle circonstnce elle n'ait pas déjà un certain intèret pour la violence qui est bien arrivé de quelque part.


    Re : Adolescentes de plus en plus violentes: retour sur un fait divers hors du commun
    Commentaire posté par alien13 le Samedi 17 avril 2004
    O.K. Clyde la relation dans l'enfance est déterminante mais elle n'explique tout de même pas la violence perverse qui existe chez certains individus. C'est un peu une mode en ce moment de vouloir mettre la maltraitance pour cause des actes barbares de tous les criminels. Qu'en est-il de l'enfance de Hitler, de Staline, du Docteur Mengele, pour ne citer que ceux-ci ?
    La violence semble exister "au naturel" chez l'être humain et l'amour dans l'enfance ou pas l'amour dans l'enfance ne peut pas tout expliquer : ce serait trop manichéen. Comme on a tendance à se référer à sa propre histoire (c'est celle qu'on connaît le mieux) on a tendance à "projeter" son vécu sur l'autre. J'ai vécu un manque d'amour total durant ma propre enfance, je ne suis pas devenue un monstre pour autant ! Il y a d'autres facteurs qui nous échappent !

    Re : Adolescentes de plus en plus violentes: retour sur un fait divers hors du commun
    Commentaire posté par clyde le Dimanche 18 avril 2004
    Justement Alien 13 tu cites ces gens à propos, des études très approfondies ont été menées par une chercheuse aujourd'hui de renomées internationales sur la vie de hitler de caucescu de Mao de Staline dernierement de Sadam tous sans exeption ont eux une enfance abominable éduqués par les coups l'humiliations la soumission aveugle à l'obeissance elle à également étudiés la vie et l'enfance de Nietchz de Rimbaud et de bien d'autre pour constater que eux aussi ont été victimes dans leurs enfance d'abus de cruauté et de coups de la part de leurs parents contrairement aux dictateurs qui ont retransposés cette horreur et cette violence sur des peuples entiers rimbaud ou Nietchz ont créé des oeuvres de génie mais ont retournés toutes cette haine et cette violence contre eux mêmes se perdant dans une vie déchirée faite d'autodestruction et de souffrance insuportable qui ont menés Nietchz à la folie et Rimbaud à sa perte.
   
    Bien sur et c'est clair que l'enfance ne sert pas à tout expliquer comme je le dis également dans le précédent commentaires l'enfance est déterminante ensuite vient l'environement le milieu ou l'on évolue l'école et bien d'autres facteurs.
   
    Cette chercheuse à démontré preuve à l'appui que la théorie de Freud de cette pulsion de mort innée chez le nourisson est un non sens et elle à quitté la psychanalyse suite à ces découvertes pour s'en désolidarisé et ne plus cautioner des abérations qui ont presque rendus les enfants responsable des abus qu'ils subissaient de la part de leurs parents.
   
    Tous les enfants maltraités ne deviennent pas des monstres c'est évident mais ces maltraitances ne disparaissent pas elles restent dans la mémoires inconsciente ou l'enfant les à refoulées car un enfant n'est pas structuré pour gérer de tels abus son seul salut est de les refoulés mais un jour ils ressortent sous formes d'auto destructivité de maladie physique comme le cancer ou dans les cas les plus graves de violence à l'encontre de la société.
   
    Accepter un tel constat reviendrai pour la société à reconaitre sa part de responsabilité dans la fabrication de la violence et le role déterminant des parents et de leur propre histoire et ca c'est très dur autant la société que les parents refuse de se remettre en question et préfère penser que le mal fait partie intégrante de l'homme au lieu de penser et de chercher comment on le fabrique.
   
    maintenant accepter que le mal fait partie de la nature de l'homme c'est le reconnaitre comme une fatalité duquel on ne peut traiter que les conséquences par la punition la prison et le reste alors il n'y a plus besoin de chercher ni d'essayer de comprendre ni d'éduquer il ne reste que faire peur par la loi et punir.
    Les raisons des comportements de chaque personnes adultes ont des liens dans leurs enfances et ces liens peuvent ètre mis à jour chacun à sa propre histoire qui explique en grande partie ses dérive je n'ai pas dit qui les excuses qui les expliques c'est différent essayer de les comprendre permet de trouver des solutions non plus punitives mais préventives non plus pour nous mais pour les générations futures .
    Cette chercheuse possède un site internet ou figure l'ensemble de ses travaux c'est très accessible très intéresant ont y trouve des lettres ouvertes aux politicien aux autorité religieuses des article de journalistes comme Olivier Maurel Il s'agit de "Alice Miller le sujet interdit".
    peut ètre tu connais déjà si non c'est un endroit ou trouver une foule d'information intéressante sur la violence sa transmission ses conséquences.
    Bien à toi

    Re : Adolescentes de plus en plus violentes: retour sur un fait divers hors du commun
    Commentaire posté par alien13 le Dimanche 18 avril 2004
    Bien, Clyde, l'autodestruction ça je connais bien!!! Moi aussi j'ai eu un cancer du colon mais cela n'explique pas tout : j'ai travaillé dans les hôpitaux dans ma jeunesse comme secrétaire médicale en chirurgie infantile et pédiatrie, comment expliquer les cancers chez les bébés et nourrissons, ou bien chez des enfants très aimés de leurs parents comme je l'ai vu ??? Mon ex-psychanalyste, freudien et lacanien, reconnaît les phénomènes d'auto-destruction mais ne généralise pas les maladies à des phénomènes somatiques, car "il faudrait mettre des psychiatres à la tête de tous les services de maladie et de chirurgie des hôpitaux" ; il y a d'autres facteurs, c'est là dessus que j'insiste, on ne peut pas simplifier le problème à l'extrême. comment expliques-tu les "familles" de la Mafia où les enfants sont très aimés - par les mafieux eux-même ? tu as vu le film "le parrain" ? et les cartels de la drogue en Colombie : ils aiment leurs enfants (seulement les leurs) et sont impitoyables avec les autres ! je n'ai pas entendu de vrais traitements d'horreur pour le jeune Hitler, et Mengele a grandi dans une famille "normale" qui l'a toujours soutenu ! la simplification c'est dangereux car cela s
    devient sectaire. L'enfant reproduit ce qu'il voit et entend : au Japon il parle japonais etc... je reste persuadée que le mal fait partie intégrante de l'homme MAIS que ce n'est pas une fatalité. Des millénaires qu'on cherche... vois les grecs déjà (Socrate) et à ce jour aucune réponse unique !

    Re : Adolescentes de plus en plus violentes: retour sur un fait divers hors du commun
    Commentaire posté par clyde le Lundi 19 avril 2004
    Bien sur il y a d'autre facteur qui nous échappe encore certainement et je ne le nie pas par contre je ne pense pas que les enfants dans les familles mafieuses sont très aimés la pluspart du temps ce n'est pas de l'amour mais une forme de manipulation et de soumission extrème aux lois de la famille dans ces milieu la domination sur les enfants vient très tot dans le berceau les tapes et la peur très tot dans l'enfance entraine une négation de soi et une soumission et un respect presque automatique induit non pas par la compréhension mais par la peur dans ces familles il n'y a pas de respect de ce que l'enfant va devenir en tant que personne il doit devenir ce qu'on le destine à devenir et il se construit à partir de tout ce qui n'est pas lui mais de tout ce qu'on projette sur lui et je n'appelle pas cela de l'amour.
    De plus des chercheurs en pédiatrie on démontrés comment le bébé très tot même in utero
    enregistre le fait qu'il soit aimés ou non désiré ou non cela s'expique également par le fait qu'un enfant n'est pas programmé pour recevoir des coups ou du rejet de ses parents surtout de ses parents l'enfant possède un système de sauvegarde naturel quand il est en danger sa protection ce sont ses parents sa mère mais quand le danger vient de ceux ci il n'a plus d'issue il ne lui reste comme protection que la négation de lui même et l'auto destruction physique et psychique une forme d'auto empoisonement cela peut déjà ètre démontré sur des écran d'ordinateur.
    Il est vrai que cela fait des années qu'on cherche mais chaque fois que des chercheurs ont approchés ces vérités ils ont été reniés par leur pairs car cela entraine une remise en question de l'enfance de chacun et rare sont ceux qui sont prèt à s'approcher de ces vérités qui ont été refoulées chez la pluspart des humains.
    Freud lui même avait d'abord compris que la majorité des névroses chez l'adulte provenaient des abus de l'adulte sur les enfants jusque quand il à prit lui même conscience des abus dont il avait été victime de la part de son propre père ce qui l'a entrainé non pas à reconnaitre ces vérités mais à les niés en protégeant les adultes par le développement de la théorie du complexe d'oedipe car il ne pouvait se résigner à mettre en cause son propre père il à dés lors évoqué cette pulsion innée chez l'enfant.
    Ce qui pendant des années à induit des tas de thérapeute en erreur et ceux qui ont osé contredire cela par les faits se sont vu rejeté et reniés par Freud lui même.
    Quand j'ai lu qu'une psychanaliste de renom à déclaré que les abus sexuel sur les jeunes filles par leur père n'existaient pas qu'ils étaient une projection, de la part des jeunes filles elles mêmes, des désirs qu'elles avaient ressentis enfants et qui n'existaient que dans le monde du fantasme.
    Cette vérité fait peur car tous les ètres non respectés ou mal traités ordinairement dans leur éducation crées un mur entre eux et leur enfance et à l'age adulte ils n'imagine même pas remettre en question le role de leurs parents et encore moins admettre que ceux ci ne les ont peut ètre pas aimés alors ils ont passés leur enfance à se convaincre que c'était pour leur bien à se nier eux même à ne pas s'aimer en refoulant violence et humiliation et à l'age adulte ils sont convaincu d'avoir eu des parents aimants et reproduisent sans même se posé de questions ce qu'ils ont eux même subis.
    Je ne pense pas qu'il faudrait un psychiatre dans chaque département hospitalier mais si déjà on pouvait informer des conséquences de certaine formes d'éducations et aider la socièté à faire grandir les enfants dans des atmosphères d'amour de tendresse de réponses aux besoins essentiels peut ètre la solution définitive ne serait pas trouvées mais je suis certain comme le prouve déjà une forte régression de la violence dans certain pays du Nord suite à une lois appliquée contre les coups portés par les parents sur les enfants et un système qui contraint les parents à ètres suivis informés guidés pour éduquer leurs enfants sans violence, alors je pense que nous commencerions comme dans ces pays à voir des résultats de plus en plus positifs sur les générations suivantes.


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