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Actualité criminologie

    Meurtre d'Anne-Sophie Girollet : les enquêteurs racontent
    France > meurtre, enlèvement, police scientifique, strangulation
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Vendredi 22 juin 2012

    " Mis en examen pour séquestration, enlèvement et homicide volontaire, Jacky M. a été écroué au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand jeudi après-midi.
   
    Interpellé par la police judiciaire de Dijon, Jacky M., 50 ans, domicilié à Mâcon a été mis en examen par la juge d’instruction Mme Sapey-Guesdon jeudi pour « enlèvement, séquestration et homicide volontaire » selon les déclarations de Karine Malara, procureur de la République de Mâcon. Au cours d’une audience à huis clos, le juge des libertés et de la détention (JLD) a décidé de l’incarcération de celui qui en fait le meurtrier présumé d’Anne-Sophie Girollet.
   
    Indices graves et concordants
   
    La conférence de presse qui a eu lieu hier jeudi 21 juin à 14 h 15 au palais de justice de Mâcon a permis aux enquêteurs de souligner un point essentiel : si l’ADN qui a identifié le suspect n’est pas une preuve irréfutable dans le sens où il a été prélevé dans la voiture, ce qui laisse d’autres possibilités éventuelles d’explications, d’alibis, l’enquête d’environnement a été, comme on pouvait l’imaginer, très approfondie pour décider de procéder à l’interpellation. « Nous avions cet ADN depuis un certain nombre de mois, expliquait le commissaire Paul Montmartin, patron de la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Dijon. Nous avons fait une grande enquête d’environnement et c’est ainsi que nous avons pu obtenir des indices graves et concordants à l’encontre du suspect ». Et ce, en plus des analyses ADN. En d’autres termes, les policiers avaient consciencieusement fermé des portes et s’étaient préparés à un certain nombre d’arguments ou d’alibis de la part d’un homme qui connaît très bien le régime de la garde à vue pour y avoir été placé à de très nombreuses reprises.
   
    Peu loquace
   
    On sait en tout cas que Jacky M. a été peu loquace au cours de sa garde à vue, se demandant même « pourquoi il était là… ». Toujours selon Mme Malara, il a nié les faits d’homicide. De source proche du dossier, le suspect aurait donné cette version : être sorti en discothèque avec le frère de la victime (sic) et avoir ainsi été amené à monter dans le véhicule. Des déclarations qui ont été catégoriquement réfutées et qui pourraient peser lourd dans la balance car le frère de la victime ne connaît en aucun cas Jacky M..
   
    Éléments matériels des enquêteurs
   
    Par ailleurs, le meurtrier présumé a nié être dans le secteur du « Théâtre » au soir du samedi 19 mars 2005, soir où Anne-Sophie a été tuée. Mais, toujours selon des sources proches du dossier, les enquêteurs disposeraient d’éléments accréditant le fait qu’il était présent sur les lieux ! Les policiers auraient également quelques autres indices très probants mais qui n’ont pas été dévoilés « pour conserver le secret de l’instruction ».
   
    Par ailleurs, il avait été fait état d’un véhicule Mercedes repéré le soir du meurtre, une Mercedes qui aurait circulé dans le laps de temps où Anne-Sophie a quitté le Théâtre. Étrange concours, Jacky M. changeait souvent de véhicules mais étrangement, ses connaissances indiquent qu’il aimait bien cette marque allemande… Mercedes ! Petits à petits, bout à bout, les détails ont vraisemblablement conforté les enquêteurs.
   
    Enfin, précision de ces derniers et du commissaire Hélène Tobie, chef de la division opérationnelle de la DIPJ, le suspect a été interpellé en Saône-et-Loire et non à Replonges, localité proche de Mâcon où est domiciliée la famille Girollet. En revanche, il se trouvait régulièrement à Replonges et « buvait l’apéritif régulièrement dans un bar, à proximité du lieu de travail des parents » selon un témoin. D’autres circonstances étranges en tout cas avec des questions auxquelles il n’a pas été répondu eu égard au secret de l’instruction.
   
    Il avait également l’habitude d’aller chez sa famille à Fleurville, après avoir habité avec elle à Viré."
   
    Un article de Laurent Bollet.

Source : LEJSL.COM (22 juin 2012)

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