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Actualité criminologie

    Portrait du meurtrier présumé d'Anne-Sophie Girollet en 2005
    France > meurtre, viol, police scientifique, strangulation, vol
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Jeudi 21 juin 2012

    " L’homme interpellé et soupçonné d’être l’auteur du meurtre d’Anne-Sophie Girollet en 2005, était toujours entendu mercredi. Il est originaire de Fleurville.
   
    Âgé de 50 ans, Jacky M. est bien la personne qui est ressortie des investigations et du fichier national des empreintes génétiques (FNAEG) dans lequel l’ADN prélevé dans le véhicule de la victime a été introduit. Il s’agit assurément d’un élément déterminant dans cette enquête pour meurtre et pour laquelle les policiers de la DIPJ de Dijon travaillent avec ardeur depuis sept ans maintenant.
   
    Si la justice reste encore prudente sur cette identification, il n’en demeure pas moins qu’il apparaît difficile d’expliquer comment cet ADN aurait pu se retrouver dans la voiture de la victime. Car au-delà des éventuels travaux qu’aurait pu réaliser le suspect dans le cadre d’une activité professionnelle (ce qui n’a pas été le cas), les policiers ont pris soin de vérifier s’il était « libre » cette époque, s’il n’était pas privé de sa liberté compte tenu de séjours en centre de détention, s’il se trouvait dans la région et même dans le secteur de Replonges. Et quel a pu être son emploi du temps… Autant d’éléments, d’indices qui ont amené les enquêteurs à arrêter Jacky M.
   
    Mercredi, ce dernier était peu loquace durant la prolongation de la garde à vue. Il semblait toujours nier les faits. Justement, la fin de la garde à vue aura lieu ce jeudi à 11 h 25. Il est fort probable que Jacky M. soit présenté à la juge d’instruction. Une demande de placement en détention provisoire est plus que probable. Le parquet devrait tenir une conférence de presse dans l’après-midi.
   
    DIX-NEUF CONDAMNATIONS A SON ACTIF
   
    Argument qui ne plaide pas en sa faveur, Jacky M. a un lourd passé judiciaire. Son casier judiciaire fait état de dix-neuf condamnations avec de nombreux séjours en prison à la clé. Le dernier passage devant le tribunal remonterait au 22 mars 2011 et il a été reconnu coupable de vol en état de récidive légale et condamné à la peine plancher d’un an de prison. Les faits avaient été commis à Mâcon le 27 décembre 2010.
   
    Selon le parquet de Mâcon, le quinquagénaire avait été impliqué dans plusieurs affaires de vols de voiture, de cambriolages. C’est d’ailleurs au cours d’un cambriolage voici une douzaine d’années, à Pont-de-Vaux, qu’il avait été blessé à la cuisse par un gendarme. Il en porte toujours des séquelles puisqu’il boite. De plus, la DIPJ aurait indiqué une mise en cause dans au moins deux agressions sexuelles, en 1987 et 1993.
   
    Domicilié à Fleurville, l’homme séjournait visiblement à Mâcon où il était hébergé selon des témoignages chez une compagne.
   
    « C’est impossible qu’il ait commis ce crime »
   
    Elle dit de lui qu’il est gentil, serviable, normal ! Qu’il n’oublie jamais de souhaiter les anniversaires ou la bonne année. Qu’il a payé son passé avec ses conneries et qu’il doit être malade de tous ces vols à répétition. Elle affirme surtout qu’à ses yeux et le connaissant depuis tout gamin, il est dans l’impossibilité d’avoir commis un crime aussi odieux que celui d’Anne-Sophie Girollet le 19 mars 2005. « J’étais à ses 50 ans en janvier dernier, ça s’est bien passé. Jacky a toujours eu des compagnes, je n’ai jamais entendu parler de violences faites à ses copines, ce n’est pas du tout son style ». Ce membre de la famille de Jacky M., préfère rester anonyme pour ne pas avoir à subir les conséquences de l’éventuelle implication du mis en cause dans une affaire criminelle. Jacky M. travaillait-il réellement dans un garage à Replonges, lieu du domicile des parents de la victime ? « Travailler, c’est un grand mot, il bricolait plutôt. Il boite et marche avec des béquilles à cause de Pont-de-Vaux (lire ci-dessus) alors il ne peut plus vraiment travailler. » Ses parents, actuellement dans le sud de la France, ne l’ont jamais rejeté malgré son lourd casier judiciaire.
   
    Père d’un garçon de 29 ans
   
    Selon nos informations, le mis en cause, père d’un garçon aujourd’hui âgé de 29 ans qu’il a eu avec une femme de 16 ans à l’époque, dispose d’une adresse postale chez ses parents installés depuis 2000 dans un pavillon à Fleurville mais s’y rend en réalité irrégulièrement. Il vivrait avec une amie sur Mâcon. Il est toujours resté dans la région. « Jacky, on le voyait rarement, il venait avec des voitures, des grosses cylindrées réagissent des voisins. Il a toujours été correct et sympa ». Avant le fait divers de Pont-de-Vaux dans lequel il était impliqué, Jacky M., enfant du pays depuis plus de trente ans à Fleurville et Viré, était aussi connu pour avoir joué sous les couleurs d’un club de foot de cette région du Mâconnais."
   
    Un article de Laurent Bollet & Emmanuelle Boulland.

Source : LEJSL.COM (21 juin 2012)

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