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Actualité criminologie

    La mère du petit Younès raconte la nuit du drame
    Europe du Nord & de l'Ouest > infanticide, alcoolisme, maltraitance, procès
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Vendredi 8 juin 2012

    " La bagarre avec Mohamed J., son mari, a été terrible devant les enfants.
   
    La mère de Younès n’est arrivée en Belgique qu’en 2000, soit 35 ans après Mohamed J., mais elle s’exprime mieux que lui en français et n’utilise l’interprète que très rarement.
   
    Hier soir, à la barre, à la fois en tant que témoin et partie civile, elle a raconté ce que furent la soirée et la nuit du drame.
    Un véritable enfer. Une fois de plus, son mari avait bu. Une fois de plus, elle le lui a reproché. Une fois de plus, il l’a battue. Mais cette fois-ci, elle en a eu assez et elle lui a fait part de sa décision de déposer plainte à la police, puis de son désir de partir au Maroc avec ses deux enfants. Ce qui n’a fait que décupler sa colère et sa violence. Frapper sur la tête avec un objet contondant, mordre le nez, tirer les cheveux, frapper la tête contre le chauffage, l’horreur.
   
    Il s’ensuit la fuite éperdue de Naïma Z., à la recherche, vaine, d’un médecin, d’abord, de la police, ensuite, poursuivie par Jratlou, dans un premier temps à pied, puis en voiture.
   
    De retour à la maison, il manque Younès. Elle ne le reverra plus vivant.
   
    Naïma Z. ne croit pas son mari coupable de meurtre, malgré sa violence. Mais alors, comment explique-t-elle les traces de sang de Younès à trois endroits différents de la maison familiale ? “Je ne me l’explique pas.”
    En revanche, elle fait part d’une éventuelle camionnette blanche qu’elle aurait vu tourner pendant sa fuite éperdue. Elle aurait pris la plaque, mais hésitait sur une lettre et un chiffre. Les recherches n’ont rien donné, tant en Belgique que dans les départements voisins du Nord et du Pas-de-Calais. La cour se montre circonspecte : “Vous aviez oublié la plaque, mais vous vous en souvenez brusquement un an plus tard ?”
    Et quand la mère de famille prête à son fils aîné ce propos : “tu veux qu’ils me prennent aussi ?”, le président fait remarquer que cette phrase ne figure nulle part dans les interrogatoires du frère. “Ce que vous mettez dans la bouche de Wasil, il ne l’a pas dit aux policiers.”
   
    Elle tente de faire valoir la thèse d’un enlèvement, mais pourquoi et par qui ?
    D’autant que Younès, c’est certain, a été tué au domicile familial, et qu’il n’a pas subi le moindre sévice sexuel, ce qui aurait pu être une explication. “Pendant un an, je n’ai jamais perçu chez mon mari le moindre indice de culpabilité.” Mais le président Delmarche lui fait remarquer qu’avant de bénéficier d’un non-lieu, elle avait été inculpée et même incarcérée : “Je comprends dès lors que vous ne soyez pas l’amie du juge d’instruction !” "
   
    Un article de Christian Hubert.

Source : LA DERNIERE HEURE (8 juin 2012)

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