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Actualité criminologie

    Le crime au féminin, un phénomène en hausse
    France > délinquance, meurtre, statistique
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Vendredi 4 février 2011

    " Si aucune étude ne soulève la question de la criminalité féminine, les statistiques mettent en évidence la hausse constante de ce phénomène.
   
    Sur le plan du crime, la femme serait-elle aussi l'avenir de l'homme? Soucieux de répondre à cette interrogation qui n'a rien d'iconoclaste, policiers, gendarmes, magistrats, psychologues ou encore médecins tiennent ce vendredi un singulier colloque dans les murs de l'École militaire, à Paris. Au programme, aucun historien pour retracer la trajectoire sanglante de «Veuves noires » et autres «Diaboliques» tutélaires telles que Marie Besnard ou Simone Weber, mais plutôt des spécialistes cherchant à explorer un phénomène actuel sur lequel il n'existe curieusement guère d'études. Pourtant, des données objectives démontrent une inexorable poussée de la criminalité féminine.
   
    «La femme n'est pas meilleure que l'homme»
   
    Le dernier rapport de l'Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale (ONRDP) en atteste: pas moins de 182.884 femmes ont été mises en cause par la police ou la gendarmerie en 2009, soit une augmentation de 3,2% par rapport à 2008, alors que la part des hommes diminue de 0,3% dans la même période. «C'est la première fois sur les cinq dernières années que les mises en cause d'hommes et de femmes présentent des évolutions contraires », soulignent les criminologues.
   
    Outre le fait que leur implication dans les atteintes aux biens (+7%) augmente à un rythme dix fois supérieur à celui des hommes, les femmes ont vu leur participation à des faits de violences gratuites exploser de 61,7% en cinq ans. En 2009, 33.000 d'entre elles ont été interpellées pour des voies de fait ou des menaces. Plus grave, 328 ont été appréhendées pour violences sexuelles. «Essayons de sortir de l'angélisme et d'abandonner nos croyances profondes, la femme n'est pas meilleure que l'homme, affirme Thérèse Bouche, psychologue clinicienne et victimologue. Elle est capable d'exercer des violences physiques et sexuelles, des menaces et des humiliations sur ses victimes, au même titre que l'homme.»
   
    À peine 3,4% des détenus
   
    Sur les 770 meurtriers mis en cause en 2009 figuraient 110 femmes, soit 14,3% du total. Dans son propos intitulé Les dames de pique du Quai des Orfèvres : meurtres au féminin, Jean-Paul Copetti, commandant à la brigade criminelle, souligne que la femme «n'apparaît, en général, en tant qu'auteur» que pour des raisons passionnelles (vengeance), de maladie mentale (folie) ou encore pour un mobile politique (terrorisme). Revenant sur les trente dernières affaires énigmatiques résolues, cet officier remarque que les femmes en étaient les auteurs dans 7% des cas. À une exception près, ces criminelles ont agi seules, alors que «le meurtre masculin est beaucoup plus fréquemment commis par deux ou plusieurs auteurs». Par ailleurs, l'usage de l'arme à feu est négligé lors du passage à l'acte. «L'aveu est en général précis, révèle Jean-Paul Copetti. Il s'agit de femmes qui ont commis un meurtre pour un motif précis sur quelqu'un de précis et qui, si elles n'étaient pas confondues, n'auraient sans doute plus fait parler d'elles.»
   
    De son côté, le capitaine de gendarmerie Thierry Lezeau, expert en police scientifique, liste quelques «signatures féminines» sur les scènes de crime: «Outre la traditionnelle trace de rouge à lèvres sur le mégot découvert dans le cendrier ou sur le verre laissé sur la table basse, il ne faut pas oublier l'analyse des éléments pileux (cheveux, sourcils), mais aussi les traces de pieds et de semelles, l'étude de leurs pointures, le portage du poids du pas ou encore la récupération de certaines fibres textiles significatives (robes, jupes).» Thierry Lezeau se souvient aussi de «ces doigts fins d'une femme qui avait laissé de belles empreintes sur un écrit manipulé et laissé près d'un cadavre ».
   
    En prison, la gent féminine, qui représente 51,6% de la population française, compose à peine 3,4% des détenus. Soit exactement 2263 prisonnières recensées au 1er janvier dernier."
   
    Un article de Christophe Cornevin.

Source : LE FIGARO (4 février 2011)

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