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Actualité criminologie

    Le principal suspect dans l'enlèvement de Laetitia est entré très jeune dans la délinquance
    France > disparition, enlèvement, viol, délinquance
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Samedi 22 janvier 2011

    " Délinquant récidiviste à la dérive pour la justice qui l’a condamné à treize reprises, Tony M., 31 ans, a alterné depuis son adolescence les séjours en détention et de courtes périodes de liberté toujours vite hypothéquées. Grand gaillard corpulent, les cheveux tirés en arrière et le type indien, Tony est un homme en perdition.
   
    Au point de se retrouver seul à sa sortie de prison en février 2010, sans adresse ni logement fixe. Il était hébergé depuis à gauche à droite par des connaissances. C’est à Arthon-en-Retz dans le hameau perdu du Casse-Pot que les gendarmes l’ont arrêté jeudi matin à l’aube. Il vivait dans une vieille caravane sur le terrain d’une maison rurale bancale.
   
    Seule sa sœur aînée, Karine, 37 ans, une mère de famille nombreuse accepte de raconter la vie de Tony sans pour autant l’excuser.
   
    « Mon frère a peut-être commis l’inacceptable. Il va falloir s’y résoudre. S’il a tué cette enfant, c’est l’horreur absolue. En ce moment, j’ai envie de lui mettre une bonne claque. Mais cela ne résoudra rien. Il reste mon frère », lance Karine d’une voix douce mais empreinte d’émotion. Les parents de Tony, Jocelyne et Jacques, se sont séparés en 1986. Il était le petit dernier. « Le plus vulnérable », selon Karine. « Il a très mal vécu la séparation à l’époque. Nous n’avons pas vu notre père pendant cinq ans car il avait été déchu de ses droits. Il n’y avait pas de figure paternelle à la maison et Tony en a souffert. Il a vite sombré », tente d’expliquer sa sœur.
   
    « Notre mère a refait sa vie avec un employé communal de Nantes, mais Tony a été rejeté par son beau-père. Mauvaises fréquentations, mauvaise vie, prison, il n’a appris que de mauvaises choses, et, à 16 ans, il était déjà en prison. Notre mère a fini, elle aussi, par le rejeter, épuisée », conclut Karine. Il reprochait à sa mère d’avoir fait « trop de différences entre les garçons », en parlant de ses frères.
   
    Pour Karine, Tony a dû « apprendre à se débrouiller tout seul ». Une solitude infernale qui le poussait, dit-elle, « à rechercher en permanence de l’affection ».
    Ces derniers mois, après sa sortie de prison, il avait fréquenté une jeune femme, mais après les fêtes de Noël, ils ont rompu leur relation. « Ça lui a provoqué une déchirure supplémentaire. Il était mal. Mais quand je l’ai vu la semaine dernière, il m’a annoncé qu’il avait fait la connaissance d’une jeune fille. Je lui ai dit tout de suite de ne surtout pas tomber amoureux, car je savais qu’il ne supporterait pas un nouvel échec sentimental », raconte Karine. Elle refuse d’accabler ce garçon, « toujours gentil avec elle, qui confiait son mal-être en pleurant », mais elle sait aussi que derrière cette image de petit frère attentionné, il pouvait « être parfois animé de pulsions et perdre les pédales en une fraction de seconde ». Le résultat d’une adolescence « désespérante ». Karine confesse cependant ne pas avoir eu beaucoup de temps pour rendre visite à son frère pendant ses nombreuses incarcérations.
   
    Aujourd’hui, Jocelyne, 56 ans, la mère de Tony, est « dans la douleur », selon David, le demi-frère de Tony. Une famille « éclatée, divisée, rongée par les querelles et qui ne se parle plus », selon une source proche de l’enquête. A l’image de Danielle, la tante de Tony, qui l’a vu pour la dernière fois il y a quatorze ans, en 1997, lors de l’enterrement de Jacques, le père. Une famille qu’elle dit « ne plus connaître ».
   
    «Il a toujours eu un comportement outrageant»
   
    Carole M., 38 ans, est la belle-sœur de Tony. Cette employée communale a toujours été méfiante vis-à-vis du demi-frère de son mari, David. Ils avaient rompu tout lien avec lui. Jusqu’à ce jour de septembre dernier où Tony a refait surface dans leur vie.
   
    Quelles sont vos relations avec Tony ?
   
    CAROLE M. Elles sont totalement inexistantes. On ne se côtoie pas. Son profil ne correspond pas avec notre ligne de vie. Il a toujours eu un comportement outrageant. Il est comme une honte, une tache pour notre famille. Le pire, c’est que nous sommes obligés de porter le même nom. Lorsqu’il était en détention, nous avons fait le choix de ne pas aller lui rendre visite. Un homme comme lui, on veut tout simplement l’oublier. C’est pour cela que désormais il nous en veut. Puis, il est revenu dans notre vie un jour, au début du mois de septembre dernier.
   
    Que s’est-il passé justement ce jour-là ?
   
    C’était dans la nuit du 3 septembre 2010. Je ne peux l’oublier. Mon fils m’a prévenue qu’un homme était en train de saccager notre jardin à coups de serpette. Il avait décapité mes bananiers et mes palmiers. Alors que je rentrais de chez une amie, avec deux de mes enfants dans la voiture, il m’a croisée au volant d’une Peugeot 306 et m’a poursuivie après m’avoir reconnue. J’étais terrorisée. Je suis allée me réfugier chez ma sœur et on a appelé les gendarmes. Ils sont venus à la maison et ont constaté qu’il était parti. Ils nous ont juste conseillé de nous enfermer à clé à la maison.
   
    Avez-vous engagédes poursuites ?
   
    Nous avons déposé deux plaintes, l’une pour menaces et l’autre pour dégradations. En vain. Il n’y a pas eu de suites. Dans le passé, déjà, on avait reçu des menaces téléphoniques.
   
    Quel regard portez-vous aujourd’hui sur cet homme ?
   
    Il n’est rien pour nous, juste un dingue, un malfaisant. Il a gâché sa vie et celle de sa propre famille. Mais je me dis surtout que si la justice avait pris en compte nos plaintes, peut-être qu’il n’aurait jamais rencontré Laëtitia."
   
    Un article & des propos recueillis par Jean-Marc Ducos.

Source : LE PARISIEN.FR (22 janvier 2011)

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    Re : Le principal suspect dans l'enlèvement de Laetitia est entré très jeune dans la délinquance
    Commentaire posté par nuitsombre le Samedi 22 janvier 2011
    C'est étrange mais c'est exactement le même profil d'individu que j'ai connu, exactement les mêmes rapports tendus ou les attitudes de rejet et d'épuisement de la famille des proches et ce n'est pas un hasard si ce genre d'homme franchit la ligne rouge et qu'il sombre à la dérive, c'est triste pour les victimes et pour les proches, aussi, c'est dramatique d'avoir une personne comme ça au sein de sa famille et de se sentir impuissant pour l'aider, mais il a l'air d'avoir une soeur sympa, quoique lui mettre une bonne claque me semble pas à la hauteur des faits qu'il a commis apparemment, si c'est lui l'auteur bien entendu, " ne tombe surtout pas amoureux " lui dit cette même soeur, comme si ça se commandait à l'avance, de tomber amoureux de quelqu'un ...
   
    et la jeune fille l' a repoussé sans doute, et il n'a pas supporté ce nouveau rejet de la part d'une femme...
   
    Mauvaise relation à la mère et pas de présence paternelle = danger en vue!
   
    Ce qui est dingue, ce sont les plaintes laissées sans suite, ça, c'est pas logique ...


    Re : Le principal suspect dans l'enlèvement de Laetitia est entré très jeune dans la délinquance
    Commentaire posté par gregoire le Dimanche 23 janvier 2011
    Oui, c'est complètement dingue, mais tellement français, de laisser des plaintes sans suite, surtout celles de ce type... Mais bon, depuis quelque temps, malheureusement, la police travaille (aux chiffres) pour le gouvernement, et non pour le citoyen (n'oubliez pas 2012!!)... Ce qui est aussi dingue, c'est de voir que ce délinquant est passé aux mailles des psychiatres des prisons sans qu'on lui décèle la moindre maladie, ni dangerosité (au premier abord et de ce que nous savons). Même si ses passages en prison pourraient nous laisser penser qu'il est psychopathe, d'autres éléments laissent paraitre le contraire, me semble-t-il. Il n'est pas l'ainé mais le puiné. Et comme on le retrouve dans les bouquins ou les vidéos de Stéphane Bourgoin, cette statistique (du FBI) parait très souvent juste. Ensuite, dans la description de sa soeur, on peut constater une grande sensibilité du suspect, et de par son age, voir qu'il pleure (larme de crocodile, peut être?), a des accès de colère et est impulsif. Il ne s'est pas exilé, ou s'est éloigné de sa famille. Ce que les psychopathes font! Pour Karine, Tony a dû « apprendre à se débrouiller tout seul ». Une solitude infernale qui le poussait, dit-elle, « à rechercher en permanence de l’affection »(sic). Pour ma part, j'ai plutôt l'impression que Tony est psychotique (schizophrène) avec tendance psychopathe. Tout cela pour en revenir à dire que, encore une fois, et même si un psychiatre l'avait diagnostiqué comme tel( et si mon analyse est bonne), cet homme serait en hôpital spécialisé et non en prison, et Laetitia serait encore en vie.
    En espérant qu'il n'y en a pas eu d'autres...
    Je ne veux pas faire dans la politique, mais rappelez vous qu'en 2012, vous pouvez faire, un peu, changer les choses..

    Re : Le principal suspect dans l'enlèvement de Laetitia est entré très jeune dans la délinquance
    Commentaire posté par nuitsombre le Dimanche 23 janvier 2011
    suis entièrement de cet avis, gregoire, ce type doit être un psychotique, schizo avec tendance psychopathe, c'est-à-dire sans aucune limite pour freiner ses pulsions, le problème, c'est qu'avec la politique du gouvernement actuel, ces gars-là sont considérés " normaux " par les experts qui bossent pour le parquet, car sinon, ils coûteraient trop cher de les soigner en HP et vu la crise en psychiatrie et la diminution des lits et des psychiatres dans la fonction publique, plus personne ne veut se charger des individus malades et violents car les gens en ont trop peur, alors on les met en taule, sans pouvoir les soigner, en sachant qu'ils récidiveront à la sortie et que ça fera des victimes potentielles, mais voilà ....bref, c'est vraiment pas normal, et oui, vivement le changement en 2012 ...parce que, là, c'est grave à ce degré-là de dangerosité et qu'elle ne soit pas prise en compte à leur sortie ...


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