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Actualité criminologie

    De plus en plus d'armes blanches dans les cités
    France > délinquance
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Samedi 6 mars 2004

    " Deux affaires sanglantes survenues tour à tour à Marseille (Bouches-du-Rhône) reposent avec une acuité particulière la question de la prolifération des armes blanches dans les cités. Mercredi soir, dans le quartier de Saint-Loup, le vigile d'un supermarché a été poignardé d'un coup de couteau porté en plein coeur par un client avec lequel il avait eu une altercation violente quelques minutes auparavant. Comme en témoigne une bande de vidéosurveillance qui a filmé l'intégralité de la scène, le tueur et ses complices ont réussi à prendre la fuite à bord d'une Audi et d'une Renault. Samir Hassenia, la victime, était marié et père de trois enfants.
   
    Hier après-midi, alors que quatre suspects étaient en garde à vue dans le cadre de cette affaire, une autre agression à l'arme blanche a coûté la vie à un adolescent et a mis les jours d'un second en danger. Là, ce n'est pas l'esprit de représailles qui a guidé le bras du meurtrier mais bien ce que les psychiatres appellent une «bouffée délirante». Quelques heures après avoir frappé ses victimes âgées de quinze ans, le dément, un homme de 53 ans longuement entendu par la brigade criminelle de Marseille, a déclaré avoir «entendu des voix» à son réveil.
   
    «Sur le terrain, il ne se passe pas une journée sans que l'on confisque des armes blanches, déplorait hier un policier affecté en brigade anticriminalité. La plupart du temps, il s'agit de lames équipées de cran d'arrêt ou de couteaux de cuisine.» Dans la majeure partie des cas, les délinquants sont interpellés et placés en garde à vue. Leurs empreintes sont prises et une photographie, face et profil, est faite afin d'alimenter les fichiers. «Pour éviter ce type de désagrément, les voyous évitent de plus en plus de garder les armes dans leurs poches, constate un fonctionnaire. Ils préfèrent les cacher sous le siège de leur voiture ou dire qu'ils s'en servent uniquement pour se défendre d'une agression en prétextant que les rues sont de moins en moins sûres...»
   
    Le nombre d'affaires de ce type est devenu tel que les patrouilles de police n'hésiteraient plus à jeter les couteaux saisis dans les bouches d'égout, sous les yeux des délinquants, afin d'éviter de «rédiger des procédures qui immobilisent les équipages plus d'une heure durant».
   
    Outre les couteaux, les spécialistes de l'ordre public voient depuis peu apparaître des armes redoutables d'un genre nouveau, comme les bagues surmontées d'une pointe d'acier ou encore des cartes téléphoniques servant de support à des lames de rasoir.
   
    L'utilisation des armes blanches, classées en sixième catégorie, est encadrée par une législation qui remonte à 1939. Le texte précise que son acquisition et sa détention sont libres. Mais son port est prohibé hors du domicile, sauf pour les «militaires dans certaines conditions définies», à certains «agents de gardiennage agréés» par leur préfecture et aux «fonctionnaires exposés par leurs fonctions à des risques d'agression». Les contrevenants encourent une peine de trois ans d'emprisonnement et une amende de 3 800 euros."
   
    Un article de Christophe Cornevin.
   
   

Source : LE FIGARO (6 mars 2004)

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