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Actualité criminologie

    Le cannibale de Rouen condamné à 30 ans de réclusion + REPORTAGES
    France > cannibalisme, meurtre, prison, procès
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Jeudi 24 juin 2010

    Pour écouter les reportages de RTL.FR, cliquez sur le lien SOURCE.
   
    "Nicolas Cocaign a été jugé responsable de ses actes par les jurés de la cour d'assises de Rouen
   
    Les jurés ont suivit les réquisitions de l'avocat général. Le 24 juin, Nicolas Cocaign a été jugé responsable de ses actes et condamné à 30 ans de prison ferme dont 20 ans de sureté.
   
    A sa sortie de prison il aura un suivi socio-judicaire avec une injonction de soin, et ce pendant 8 ans. L'accusé à 10 jours pour faire appel
   
    "La vie de l'accusé est une surenchère"
   
    La quatrième et dernière journée du procès de Nicolas Cocaign, soupçonné de meurtre et d'acte de cannibalisme sur un co-détenu, est consacrée aux plaidoiries et au réquisitoire du ministère public.
   
    En fin de matinée, Elisabeth Pelsez, avocate générale, a requis 30 ans de prison ferme dont 20 ans de sureté contre Nicolas Cocaign. Elle demande à ce que l'accusé ait un suivi socio-judicaire avec une injonction de soin.
   
    Durant son réquisitoire, Elisabeth Pelsez, a insisté sur la gravité des faits, sur la dangerosité de Nicolas Cocaign ainsi que sur son passé judiciaire. Elle estime qu'il y a bien eu alternation du discernement, que l'accusé est une personne complexe et qu'il possède une dimension perverse. Pour Elisabeth Pelsez, la vie de Nicolas Cocaign est une surenchère...
   
    "C'est une négation de l'humanité"
   
    En début de séance, la présidente de la cour d'assises a donné la parole à Nicolas Cocaign. L'accusé a tenu a revenir sur le meurtre : "Quand j'ai tué Thierry Baudry il était mort", dit-il maladroitement.
   
    La présidente le reprend : "Vous voulez dire que quand vous avez fait la plaie au thorax il était mort".
    "Oui" répond Nicolas Cocaign.
    Puis elle enchaîne : "Comment voyez-vous votre avenir ?"
    "En sortant de prison ?", demande l'accusé, comme s'il ne comprend pas qu'il risque une très lourde sanction. "Oui" répond la présidente. "Je souhaite travailler avec les chevaux", l'une de ses passions.
   
    Après cette prise de parole, Maître Etienne Noël, entame la plaidoirie pour les parties civiles. Il explique aux 9 jurés que Thierry Baudry, la victime, est entré en prison en novembre 2006. Il avait peur. Son frère s'est pendu en août 1998 dans sa cellule de la prison de Rouen.
   
    Puis Maître Etienne Noël détaille les conditions de vie dans une cellule de 11m2. Des conditions que cet avocat connaît bien. C'est l'un des représentants régionaux de l'Observatoire international des prisons. Il a fait plusieurs fois condamné l'Etat à indemniser des détenus de la prison de Rouen qui se plaignaient d'être incarcérés, ou de l'avoir été, "dans des conditions n'assurant pas le respect de la dignité inhérente à la personne humaine".
    Dans la suite de sa plaidoirie Maître Etienne Noël a estimé que la prison de Rouen a commis une faute. Une faute reconnue par l'Etat puisque la famille de Thierry Baudry a été indemnisée.
   
    Pour l'avocat des parties civiles, l'acte commis par Nicolas Cocaign, n'est pas issu d'un délire mais a bien été organisé. Maître Noël enchaîne : "Il faut que les jurés prennent en compte la souffrance de la victime car cet acte est une négation de l'humanité. Thierry Baudry a été anihilé."
   
    "Je présente mes excuses à la famille Baudry"
   
    La plaidoirie de la défense a débuté le 24 juin en début d'après-midi. Le destin de Nicolas Cocaign reflète t-il la faillite de tout un système? Pour Maître Fabien Picchiottino c'est une évidence.
   
    Devant les jurés l'avocat a pris un ton assez lyrique. Il a répété à plusieurs reprises : "Mais qu'est-ce que notre société à fait? Il est malade. " Pour lui Nicolas Cocaign doit être jugé irresponsable. Il estime que sa place n'est pas en prison mais en hôpital psychiatrique.
   
    Tout en jugeant les faits "déguelasses, horribles, monstrueux et exécrables", l'avocat en a appelé aux valeurs anciennes de la société pour défendre "l'irresponsabilité pénale" de Nicolas Cocaign. "Depuis le siècle des Lumières, on ne juge plus les fous, même s'il existe un risque qu'un jour un médecin psychiatre lève la mesure d'hospitalisation d'office qui serait prise à son égard", a-t-il affirmé.
   
    La tâche des jurés ne sera pas facile. Ils doivent répondre à la question essentielle de l'irresponsabilité pénale. Mais si le détenu est jugé responsable, donc envoyé en prison, Maître Fabien Picchiottino leur demande de "prendre en compte tous les efforts qu'il a fait pour se soigner" au moment de choisir la peine de prison qu'il mérite.
   
    A l'issue de la plaidoirie, la présidente de la cour d'assises a donné une dernière fois la parole à Nicolas Cocaign qui a "présenté ses (mes) excuses à la famille Baudry, si elle les acceptent." "
   
    SOURCE : FRANCE 3 NORMANDIE (24 juin 2010).

Source : REPORTAGES RTL INFOS

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