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Actualité criminologie

    La victime du Cannibale de Rouen était sans doute vivante + REPORTAGE
    France > cannibalisme, meurtre, prison, procès
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Mardi 22 juin 2010

    " D'après un expert légiste, Nicolas Cocaign aurait prélevé le poumon de sa victime alors qu'elle respirait encore
   
    Pour ce deuxième jour du procès de Nicolas Cocaign, surnommé "le cannibale de Rouen", la Cour d'assises a entendu un expert médecin légiste.
   
    Le Docteur Patrick Laburthe-Tolra a affirmé ce matin que, selon les rapports et les autopsies, le co-détenu de Nicolas Cocaign était encore vivant au moment où l'accusé lui a prélevé un morceau de poumon.
   
    Cet expert se base sur les constatations qu'il a faites sur le corps de la victime. Pour lui, le fait qu'il y ait eu une hémorragie prouve que la victime respirait encore, que son sang circulait, et que son coeur battait encore, même si elle pouvait être à ce moment inconsciente.
   
    Nicolas Cocaign aurait donc, d'après le Docteur Laburthe-Tolra, découpé le morceau de poumon de Thierry Baudry alors qu'il était vivant.
   
    Des éléments confirmée par l'autre médecin légiste, le docteur Emmanuelle Vaz, anamo-pathologiste.
   
    " La section est nette, tranchée, c'était une incision quasi-chirurgicale", a estimé le Docteur Laburthe-Tolra. Il ajoute que la victime aurait pu être sauvée si l'accusé ne lui avait pas prélevé ce morceau de poumon.
   
    Cette expertise est très importante pour la suite du procès. Car Nicolas Cocaign est jugé pour "homicide volontaire accompagné d'actes de torture et de barbarie". Ce qui correspond au fait que sa victime était vivante au moment où il a découpé son poumon.
   
    Si, au contraire, il était établi que la victime était déjà morte au moment du prélèvement, l'avocat de la défense pourrait demander à ce que son client soit jugé pour homicide et "atteinte à l'intégrité d'un cadavre", et non pas pour "actes de torture".
   
    Un surveillant sous le choc
   
    La Cour a aussi entendu le gardien qui a découvert le corps de Thierry Baudry
   
    Ce surveillant a 34 ans, il s'appelle Frédéric.
    Il a raconté comment le matin il avait découvert le corps de la victime.
   
    Au moment où il a ouvert la cellule, Nicolas Cocaign lui a dit : "On s'est embrouillé hier soir, je l'ai fumé".
   
    Cette phrase est restée gravée dans la mémoire de Frédéric, qui a expliqué avoir été bouleversé par ce drame.
   
    Le corps de Thierry Baudry était allongé sur son lit, dans la cellule qu'il partageait avec Nicolas Cocaign et un autre co-détenu, David Lagrue.
   
    Le gardien se souvient d'un gant de toilette qui avait été posé sur le cadavre pour dissimuler la plaie au thorax.
   
    Selon ce surveillant, Nicolas Cocaign avait déjà préparé son sac avec ses affaires, il s'attendait à être changé de cellule.
   
    D'autres membres de l'administration pénintenciaire vont défiler à la barre aujourd'hui.
   
    Ils devront expliquer comment un détenu signalé comme "personne vulnérable" ( Thierry Baudry), a pu se retrouver en cellule avec un personnage comme Nicolas Cocaign."
   
    SOURCE : FRANCE 3 NORMANDIE (22 juin 2010).
   
    Pour visionner le reportage de FRANCE 3, cliquez sur le lien SOURCE.
   
   

Source : REPORTAGE FRANCE 3

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