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Actualité criminologie

    Un SDF en procès pour le meurtre d'une femme tuée de 19 coups de couteau dans un autorail
    France > meurtre, prostitution, procès
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Vendredi 23 octobre 2009

    " Accusé du meurtre de Marie-Hélène Sandoval en juin 2007 à Toulouse, Christophe Bor peine à expliquer son geste fou.
   
    C'est une femme très brune qui parle un français parfait. Émue, Pilar est venue d'Espagne parler de « Marie-Héléna, ma grande sœur ». Dans la salle de la cour d'assises où personne n'occupe les bancs de la partie civile, ce témoignage pèse lourd. De Marie-Hélène Sandoval, 43 ans, découverte morte le corps lardé de 19 coups de couteau dans un autorail en gare Matabiau le 5 juin 2007, on ne sait pas grand chose.
   
    Espagnole de naissance, Toulousaine d'adoption, cette brune au grand cœur se prostituait dans le quartier Bayard à Toulouse. « Ma sœur vivait en liberté, faisait sa vie », prévient, comme un avertissement, sa sœur. « Elle n'était pas seule. Quinze jours avant sa mort, elle était chez moi. Elle était venue à Toulouse pour finir ses études de philosophie. Après, elle est restée. Elle s'est mariée. Cela n'a pas duré. Elle avait les moyens de travailler. Elle a fait un autre choix. Cela peut paraître curieux, mais pour elle, la prostitution, c'était une vie facile… » La confidence sonne comme un regret.
   
    Dans le box, sous un polaire rouge, Christophe Bor regarde dans le vide. « J'ai fait la plus belle connerie de ma vie », a annoncé tout de suite l'accusé aux jurés, cinq hommes et quatre femmes. Massif, des cheveux blonds et longs sur des yeux très clairs, cet homme de 30 ans, originaire de Sarreguemines en Mozelle, ne conteste rien sous les regards de ses avocats, Mes Parra-Bruguière et Martin. Ni son enfance qui transpire la misère et le non-amour, ni sa lente dérive, des cambriolages aux petits larcins, des galères à la prison puis à la rue.
   
    Et Marie-Hélène ? « J'ai eu des sentiments pour elle-même si je les montrais moins », confie ce SDF, interpellé deux mois après la découverte du corps de la victime.
   
    « De l'amour ? », interroge le président Michel Huyette.
   
    « Au bout d'un mois, c'est difficile à dire. J'avais des sentiments, de l'attirance… »
   
    Et quand il a découvert sa « copine » occupée à satisfaire un client dans « leur » wagon, Christophe Bor a craqué. Il a attendu le départ de cet homme, jamais identifié et s'est retrouvé face à Marie-Hélène Sandoval. « Je l'ai giflée. Elle m'a dit je vais t'expliquer, je t'aime, je t'aime… J'ai pété les plombs ».
   
    Il n'en dira pas plus. Et les questions du président ne changeront rien."
   
    Un article de Jean Cohadon.

Source : LA DEPÊCHE.FR (23 octobre 2009)

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