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Actualité criminologie

    Il y a 14 ans à Cuers, la folie meurtrière d'un jeune homme de 16 ans faisait 17 morts
    France > tueur de masse, enfant tueur, parricide, suicide
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Dimanche 27 septembre 2009

   
   
    " Le matin du 24 septembre 1995, le village de Cuers bascule dans l’horreur. Un tireur fou vient d’abattre, plus d’une dizaine d’habitants qui ont simplement croisé son chemin.
   
    Il y a des cadavres à chaque coin de rue. Devant le café, la Banque et la place. La folie meurtrière d’Éric Borel, un adolescent de 16 ans, est sans précédent en France. Entre Solliès-Pont et Cuers, il laisse dans son cheminement macabre dix-sept victimes, avant de retourner son arme contre lui. Quelques heures auparavant, l’adolescent a exécuté, à Solliès-Pont, sa mère, son beau-père et son demi-frère de 11 ans. A Cuers, quatorze ans plus tard, une plaque commémorative de cette tuerie va être apposée sur une imposante pierre en grès, au milieu des lavandes, au pied d’un olivier symbole de paix.
   
    LE PARCOURS MEURTRIER ENTRE SOLLIES-PONT ET CUERS
   
    Que s'est-il passé entre l'après-midi du samedi 23 septembre et le dimanche matin ? Entre la découverte du cadavre de trois personnes dans une villa et le carnage dans le centre-ville du village distant de 8 km ?
    Cet itinéraire sanglant, les gendarmes vont tenter de le reconstituer. La tâche est complexe. Le jeune homme n'a pas agi avec logique.
    Les premiers corps sont retrouvés au domicile familial des Bichet, traverse des Aiguiers, à Solliès-Pont. Il s'agit de Marie-Jeanne Parenti, Yves et Jean-Yves (11 ans) Bichet, la mère, le beau-père et le demi-frère d'Eric Borel.
   
    Le jour de l'ouverture de la chasse
   
    Le triple meurtre a eu lieu samedi en fin d'après-midi. Mais ensuite, le mystère demeure entier sur le parcours de l'adolescent, armé d'une carabine 22 long rifle.
    Un sac rempli d'effets personnels (dont une cinquantaine de cartouches) est trouvé, lors des investigations, près d'un ruisseau, à côté de la caserne des sapeurs-pompiers de Solliès-Pont.
    Ensuite, il se rend chez Allan, son ami du lycée Cisson. Il est environ 7 h 30, le lendemain(1). Le jeune homme dort. Éric explique à sa mère qu'il doit absolument le voir. Son copain refuse de fuguer avec lui. Il lui tire dans le dos et s'enfuit. Le carnage va continuer...
   
    Il revient sur ses pas, vers Solliès-Pont.
   
    Dans la campagne, entre les rangées de vignes, il tue une première personne. Quelques mètres plus loin, derrière une villa, il tire sur une femme et la blesse mortellement. Il répète ce scénario plus loin. Ce matin-là, les coups de feu auraient pu inquiéter. Il n'en sera rien. Comble du malheur, ce dimanche 24 septembre est le jour de l'ouverture de la chasse... Les déflagrations n'alarment personne.
    Pris d'un coup de folie, il fait à nouveau demi-tour et se dirige vers le centre-ville de Cuers. Ses victimes, il ne les connaît pas. Il les croise et il les abat. Il tire. Toujours et encore. Il ne crie pas. Ne court pas. Comme insensible.
   
    Sa dernière victime, il la désigne pourtant, au fond d'une ruelle, après être passé devant le collège de La Ferrage. Ce sera lui. Encerclé par les gendarmes, il retourne l'arme contre lui.
   
    MYSTERE SUR UNE FOLIE MEURTRIERE
   
    Éric Borel, le meurtrier de 16 ans, a emporté dans sa tombe son lourd secret. Et les raisons qui l'ont conduit à tuer, de sang-froid 13 personnes, dont sa mère, son beau-père et son demi-frère. Encerclé par les gendarmes, il s'est réfugié, ce 24 septembre 1995, dans un taillis pour se suicider. Une balle dans la tête. Entre les deux yeux. Tiré par son 22 long rifle.
   
    Scolarisé au lycée Cisson, à Toulon, ce garçon plutôt terne se fondait dans la masse. Discret. Effacé. Un bon élève. Sans histoire. Il ne sortait pas. Ne pratiquait aucune activité scolaire. Un introverti. Y compris dans son cercle familial, dans la villa de Solliès-Pont, où demeurait sa mère, employée de mairie, son beau-père, comptable et ses demi-frères. Ses parents avaient divorcé alors qu'il était très jeune. Dans sa chambre, les enquêteurs ont retrouvé des documents sur la Seconde Guerre mondiale et sur la secte de Waco, une croix gammée sur la porte, des autocollants à connotation néo-nazie. Ces indices ne suffisent toutefois pas à comprendre l'élément déclencheur de cette frénésie meurtrière. Que s'est-il passé la veille, à Solliès-Pont, pour qu'il s'empare d'une carabine et décime trois membres de sa famille ? Pourquoi a-t-il pris la direction de Cuers, à pied, en pleine nuit, pour éliminer Allan, son meilleur ami et treize parfaits inconnus ? Personne ne le saura jamais. À l'époque, un psychiatre avait rapproché son comportement de celui d'un psychotique qui « tue sans schéma construit, dans une fureur explosive » (1).
   
    1. Selon Jean-Marie Abgrall, psychiatre expert auprès des tribunaux (dans l'édition Var-matin du 26 septembre 1995).
   
    DANS LA PEAU DES ENQUÊTEURS
   
    Le premier appel : Jean-Luc, un des fils d'Yves Bichet, alerte les gendarmes de Solliès-Pont ce samedi 23 septembre. Il est inquiet. La villa de ses parents est close. Les volets ont été fermés. Les gendarmes s'y rendent. Ils découvrent trois corps. Trois victimes tuées par arme à feu notamment.
   
    Les soupçons : La maison est condamnée de l'intérieur, les enquêteurs privilégient la thèse d'un drame familial. Yves Bichet pourrait être l'auteur de cette tragédie après s'être retourné l'arme contre lui.
   
    Mais les regards se tournent vers le fils Jean-Luc. Celui qui a averti la gendarmerie. « Il avait un comportement étrange. Ses propos étaient incohérents », confiera un gendarme. Il est même placé en garde à vue. Les heures passent.
   
    Sur les traces de l'auteur présumé : Choqués, les proches des victimes n'évoquent l'existence d'Eric Borel, le beau-fils de Yves Bichet, que plus tard. Eric Borel a-t-il été également tué ou est-il en fuite ? Les brigades de gendarmerie se lancent sur ses traces. Il reste introuvable.
   
    Le carnage : A 7 h 30 environ, le lendemain, les militaires sont en alerte. Un homme tire, à l'aveuglette sur les passants. Impossible alors de faire un lien entre les deux affaires jusqu'à ce que le type de munitions utilisées et la description du jeune tireur fou ne laissent plus aucun doute : il s'agit bien d'Eric Borel.
   
    Le suicide : Selon des gendarmes présents sur place, ce jour-là, le comportement d'Eric Borel ne suivait aucune logique. Il a fallu mettre des moyens importants pour le cerner. Mais « il devait être respectueux de l'uniforme, il ne nous a pas tiré dessus ». Encerclé, l'ado a préféré retourner l'arme contre lui plutôt que de s'expliquer devant la justice des hommes.
   
    JEAN-HENRI RIVOLET, MEDECIN LEGISTE : « DES CORPS PARTOUT. C'ETAIT L'HORREUR ! »
   
    «J'ai eu l'impression d'être sur une zone de carnage à Sarajevo. » Jean-Henri Rivolet, médecin légiste, n'a jamais oublié cette terrible matinée.
   
    Les cadavres à chaque coin de rue. Des jeunes. Des personnes âgées. Des hommes. Des femmes.
   
    « C'était une vision d'horreur. Insoutenable. J'y pense encore. Il a fallu faire les premières constatations et la levée des corps. ça, je ne pourrai jamais l'oublier. J'ai vécu un cauchemar. La pire chose de ma vie », explique-t-il.
   
    Quelques heures auparavant, il avait procédé à des constatations dans une maison de Solliès-Pont.
   
    « Je me suis effondré »
   
    Chez la famille Bichet. « Une femme, son mari et leur fils avaient été tués. Le frère aîné était présent. Il tenait des propos incohérents. Tout laissait penser qu'il avait eu un rôle. Il a parlé d'un autre frère (Éric). Quand on est allé dans sa chambre, j'ai vu la croix gammée et j'ai ressenti un profond malaise. »
   
    Ce 24 septembre 1995, le médecin termine ses relevés au domicile des victimes, vers 6 heures du matin.
   
    Une heure et demie plus tard, il est appelé sur Cuers. « Un jeune homme venait de tirer avec une arme à feu. On parlait de blessés et de morts. Mais la corrélation avec la tragédie de Solliès-Pont n'était pas faite. Nous ne savions pas qu'Éric, le meurtrier de Cuers, était l'auteur des trois premiers meurtres. Quand je suis arrivé, il était mort. Il venait de se tirer une balle entre les deux yeux. »
   
    Sur place, le médecin a craqué. Il s'est effondré devant le corps sans vie d'un jeune garçon de 16 ans. « C'est la dernière victime que j'ai examinée. Je n'en pouvais plus de cette horreur. »
   
    CELLULE "PSY" : PERSONNE N'EST VENU
   
    « Le choc était extrême. Les gens ont préféré se retrouver en famille pour évacuer leur douleur. Ils ont vécu leur deuil de la manière dont ils le souhaitaient. »
   
    Médecin chef de l'hôpital psychiatrique de Pierrefeu, le docteur René Touly a participé à la mise en place d'un soutien psychologique sur les lieux. « Nous avons tenu des permanences tous les soirs, pendant plusieurs jours, mais personne n'est venu. Le choc était tel ! C'était trop difficile de parler. »
   
    Le praticien s'est toutefois rendu au collège de Cuers.
   
    « J'étais là pour répondre aux interrogations des jeunes et des professeurs. Il faut se remettre dans le contexte de l'époque. Les Cuersois et la France entière étaient sous le choc. »
   
    Sur la gestion émotionnelle d'un tel événement, le psychiatre demeure prudent. « Certaines victimes ou leurs proches ont eu besoin de s'isoler. Une de mes collègues a reçu, plusieurs mois après la tragédie, quelques personnes. C'était une démarche personnelle. À chacun sa façon de faire son travail de deuil. »
   
    LE FILS D'UNE VICTIME : "MON PERE ETAIT SIMPLEMENT ALLE RETIRER DE L'ARGENT"
   
    «Il va enfin y avoir une plaque commémorative, qui va rendre hommage aux victimes ! Quatorze ans après, ça me fait du bien. On se souvient et on se souviendra de ce qui s'est passé ce 24 septembre 1995. »
   
    Christophe Touret avait 25 ans au moment du drame. En cette fin de matinée, André, son père, plombier, qui vit à Rocbaron, n'est toujours pas rentré d'un rendez-vous. « On s'est inquiété de ne pas le voir revenir. Ce n'était pas son habitude. » Christophe passe alors quelques coups de téléphone. Se déplace dans des endroits où André Touret aurait pu se rendre. En vain.
   
    « Il a juste fait un crochet par Cuers ! »
   
    « J'ai fini par appeler la gendarmerie de Solliès-Pont. Ils m'ont renvoyé vers Cuers. C'est là-bas, vers 14 heures, que j'ai appris ce qu'il venait de se passer. Le drame. À 55 ans, mon père venait d'être victime d'un tueur fou dans les rues de Cuers. J'ai dû aller reconnaître son corps. C'est un instant qui m'a marqué à vie. Et dire que mon père n'aurait jamais dû être à cet endroit, à ce moment. Il a juste fait un crochet pour venir retirer de l'argent à la Caisse d'épargne. Il faut croire que c'était le destin... » Il n'a jamais voulu s'exprimer sur ce drame, qui a plongé une famille dans la douleur.
   
    « Nous étions très soudés. Nous nous sommes soutenus. Cette déferlante médiatique nous dépassait. Tout semblait surréaliste. Toutes ces victimes, ces simples gens qui se promenaient, qui sortaient leur chien, ont été froidement abattus. Nous étions au coeur d'un fait divers atroce. La vie de notre famille a basculé. »
   
    Au sujet du jeune meurtrier, il reste distant. « Il avait seulement 16 ans. Il n'est pas devenu, du jour au lendemain, ce "mass killer". Il y a bien eu des signes avant-coureurs. Il n'a pas basculé comme ça dans la folie meurtrière. » Mais ici, Christophe sait qu'il n'aura jamais de réponse à ces terribles questions. Une seule chose lui importe aujourd'hui : aller se recueillir devant la plaque commémorative. Déposer un bouquet de fleurs. Au nom de son père."

Source : VAR-MATIN (25 septembre 2009)

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    Re : Il y a 14 ans à Cuers, la folie meurtrière d'un jeune homme de 16 ans faisait 17 morts
    Commentaire posté par milodragovitch le Dimanche 27 septembre 2009
    J'avais 21 ans à l'époque ; je n'ai pourtant aucun souvenir de cette affaire..(au contraire de Florence Rey, par exemple.). Une question d'abattage médiatique ?


    Re : Il y a 14 ans à Cuers, la folie meurtrière d'un jeune homme de 16 ans faisait 17 morts
    Commentaire posté par nina75 le Dimanche 27 septembre 2009
    Alors que c'est une affaire française,Wikipédia a un article en anglais mais pas en français.
   
    http://en.wikipedia.org/wiki/Eric_Borel
   
    Il y a aussi un lien qui indique une étude de psychologie criminelle inspirée par ce cas :
    http://www.oodoc.com/27726-Cuers-forclusion-criminalite-criminel.php
   
    " Psychologie
    La tuerie de Cuers : forclusion et criminalité, un lien possible ?
   
    Résumé
   
    Approfondissement d'une étude réalisée dans un ouvrage Psychologie Criminelle (éd Le Manuscrit). L'étude réalisée ici a pour objet la tentative de compréhension du passage à l'acte criminel d'Eric Borel, qui a sauvagement assassiné sa famille et son voisinage en 1995. Le document s'appuie sur les notions lacaniennes d'objet a et d'objet Autre, de réel, d'imaginaire et de symbolique, puis pour conclure de forclusion.
   
    Extrait:
   
    Au sein de la communauté Eric ne posait jusque lors aucune difficulté, certes il était renfermé et ne souhaitait pas entretenir de relations sociales particulières ; mais depuis sa rencontre avec Alan, un adolescent de sa classe, les choses avaient changé. Eric se montrait plus sociable, plus expressif. Rien n'aurait pu laisser présager un tel drame et pourtant (...)
   
    Sommaire:
   
    Introduction
   
    I) Déroulement des faits
   
    II) Analyse des faits
   
    A. La construction de l'objet chez l'enfant
    B. La construction identitaire de l'individu
   
    III) La question du symbolique
   
    A. Filiation et Nom du Père
   
    IV) La question traumatique
   
    V) Observation du mécanisme de forclusion
   
    Conclusion "

    Re : Il y a 14 ans à Cuers, la folie meurtrière d'un jeune homme de 16 ans faisait 17 morts
    Commentaire posté par nina75 le Lundi 28 septembre 2009
    " La folie meurtrière d’Éric Borel, un adolescent de 16 ans, est sans précédent en France. "
   
    Il y a quand même eu un précédent en France,plus connu et dont on se souvient davantage aujourd'hui : la tuerie de Luxiol en juillet 1989 par Christian Dornier,dont on a commémoré le vingtième anniversaire cette année.
   
    http://en.wikipedia.org/wiki/Christian_Dornier
   
    On a reparlé de cette affaire dans Complément d'enquête sur France 2 il y a quelques années dans le cadre d'une émission sur le sujet "Que faut-il faire des fous dangereux ? "
    Car Dornier,lui,ne s'est pas tué et ne l'a pas été par la police,mais n'a pas été jugé.Il a été reconnu irresponsable pénalement pour cause de défaillance psychique en application de l'article 64 du Code pénal ancien,devenu 122-1 du nouveau.
    Il a été placé en 1991 dans une UMD (Unité pour Malades Difficiles) à Sarreguemines en Moselle.
   
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Unit%C3%A9_pour_malades_difficiles
   
    Si Eric Borel ne s'était pas suicidé,se serait posée la question de le juger ou de le déclarer non jugeable pour cause de troubles mentaux.
   
   

    Re : Il y a 14 ans à Cuers, la folie meurtrière d'un jeune homme de 16 ans faisait 17 morts
    Commentaire posté par nina75 le Lundi 28 septembre 2009
    J'avoue en regardant ces articles que,si la différence avec le serial killer est claire,je ne vois pas très bien la distinction entre le tueur de masse et le spree killer.
   
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Tueur_de_masse
   
    " Un tueur de masse (mass murderer en anglais) est une personne qui tue au moins quatre personnes d'affilée dans un même endroit.
   
    Le tueur de masse est en général un psychotique qui considère souvent son massacre comme le chef-d'œuvre de sa vie. Il ne tente pas, en général, de se soustraire aux forces de l'ordre. Dans la plupart des cas, il se suicide ou est abattu sur le lieu de son crime.
   
    Il ne tue pas par idéologie ou par fanatisme. En conséquence, les terroristes ne sont pas considérés comme des tueurs de masse.
   
    On doit différencier le meurtre en série du meurtre de masse. Le meurtrier de masse tue ou blesse un nombre « x » de personnes au cours d’un seul événement. Par contre, le tueur en série tue dans un laps de temps variable qui peut s’échelonner sur plusieurs années. "
   
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Spree_killer
   
    " Le spree killer ou « tueur à la chaîne » désigne un assassin qui commet plusieurs meurtres dans un laps de temps très court, généralement quelques heures, sans se soucier de l'identité des victimes, tuant toute personne qu'il rencontre sur son chemin y compris des membres de sa famille.
   
    C'est un mode d'assassinat extrêmement risqué pour l'auteur, ce qui fait que la plupart des spree killers agissent ainsi par instabilité mentale ou sous influence.
   
    Le spree killer se distingue du Mass murderer (tueur de masse), qui reste généralement attaché à un lieu de crime unique, tuant en un seul grand événement.
   
    Les américains ont classé à part les massacres dans les écoles (massacre scolaire).
   
   
    « Tueurs à la chaîne » français
   
    Christian Dornier (1958-) : fermier, il tue quatorze personnes le 12 juillet 1989 à Luxiol. Il n'a pas éte jugé mais est interné dans un hôpital psychiatrique à Sarreguemines depuis 1991[10].
    Jean-Claude Romand (1954-) : le 9 janvier 1993, il tue cinq membres de sa famille (ses deux parents, ses enfants et sa femme) à Prévessin-Moëns.
    Jean-Pierre Roux-Durrafourt : le 29 octobre 2001, lors de la tuerie dite « Tuerie de Tours », il tue quatre personnes et en blesse onze autres à Tours. Il a été condamné à la perpétuité[11].
    Eric Borel (1979-1995) : Étudiant en électromécanique de seize ans, il tue quatorze personnes le 24 septembre 1995, dont son beau-père, sa mère et son frère à Cuers et à Solliès-Pont puis il se suicide. Il avait sur lui une batte de baseball, une carabine .22 Long Rifle, un marteau et un pistolet. Il avait une admiration pour le national-socialisme[12],[13].
    David Hotyat : le 11 avril 2003, il tue toute la famille Flactif (Xavier Flactif, sa compagne Graziella Ortolano, et leurs trois enfants) au Grand-Bornand lors de « l'affaire Flactif ». Il est condamné à perpétuité avec une peine de sûreté de vingt-deux ans[14],[15].
    Jean-Claude Vacquier (1953 - 15 juillet 2008) : le 10 juillet 2008, après une rupture conjugale, il tue en quelques heures cinq personnes dont quatre membres de sa famille à La Magdelaine-sur-Tarn et se suicide par balle après une cavale. Selon le Procureur de la République Michel Valet, ses crimes étaient prémédités et organisés[16]. "
   
   

    Re : Il y a 14 ans à Cuers, la folie meurtrière d'un jeune homme de 16 ans faisait 17 morts
    Commentaire posté par nina75 le Lundi 28 septembre 2009
    "Spree killer "
   
    " Les américains ont classé à part les massacres dans les écoles (massacre scolaire). "
   
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Tuerie_en_milieu_scolaire
   
    http://en.wikipedia.org/wiki/School_shooting
   
    Remarquons que,bien qu'on ne parle de fusillades en milieu scolaire que depuis quelques dizaines d'années,on voit dans la liste de l'article en anglais qu'il y en a eu une en 1902 au Canada.
   
    Remarquons aussi que le massacre de Cologne a eu lieu en Allemagne en 1964,alors que les tueries en milieu scolaire en Allemagne ne sont médiatisées que depuis les années 2000.
   
    http://en.wikipedia.org/wiki/Cologne_school_massacre
   
    Plus largement,voici l'article sur les attaques (pas seulement mortelles) d'écoles.
    La plus ancienne remontant à 1764 aux Etats-Unis (Pennsylvanie).
   
    http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_school-related_attacks
   
   

    Re : Il y a 14 ans à Cuers, la folie meurtrière d'un jeune homme de 16 ans faisait 17 morts
    Commentaire posté par karbone14 le Mardi 29 septembre 2009
    "Christian Dornier (1958-) : fermier, il tue quatorze personnes le 12 juillet 1989 à Luxiol. Il n'a pas éte jugé mais est interné dans un hôpital psychiatrique à Sarreguemines depuis 1991[10]."
   
    Je suis Franc-comtois et c'est vrai que ça me rappelle Christian Dornier,actuellement en Unité pour malades difficiles pour la sécurité d'autrui et pour sa propre sécurité...Il ne sera jamais relâché car le ramener dans son village et le relâcher lui donne une espérance de vie d'une heure maxi....


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