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Actualité criminologie

    Annemasse : un homme reconnaît le meurtre d'une femme 34 ans après les faits
    France > meurtre, vol
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Jeudi 10 septembre 2009

    " La police judiciaire mène une enquête qui défie le temps, propre à relancer le débat sur les délais de prescription, à propos d'un crime vieux de 34 ans, jamais élucidé, dont la justice avait même perdu la trace.
   
    En mai dernier, Louis M. franchit la porte du commissariat de Saint-Etienne, et révèle avoir participé à l'assassinat d'une commerçante, en 1975 en Haute-Savoie. D'emblée, l'affaire paraît prescrite. Un dossier criminel de ce type est classé dix ans après le dernier acte de procédure. Mais le procureur de la République de Saint-Etienne, Jacques Pin, décide malgré tout de diligenter une enquête préliminaire, pour que la vérité soit dite, au delà des limites du code pénal. L'antenne de Saint-Etienne de la direction inter-régionale de police judiciaire (DIPJ) retrouve dans les archives un rapport de juin 1976, résumant comment Marie-Angèle Contat, 67 ans, était tuée le 14 mai 1975, dans son épicerie, avenue du Giffre à Annemasse. Son corps était découvert au pied de son lit, visage tuméfié, bâillonné. Du sang sur un tiroir de la chambre, sur un poêle de l'entrée, démontraient l'extrême violence de l'agression. L'hypothèse d'un cambriolage aux méthodes sanglantes s'était imposée, sans aucune piste tangible. L'affaire a progressivement sombré dans l'oubli. Pire : dossier et scellés ont disparu dans les déménagements successifs du tribunal de Thonon-les-Bains. Denise, 65 ans, nièce de Marie-Angèle Contat, revoit les images de son arrivée dans le commerce dévasté, « la caisse vidée ». C'est elle qui a montré aux enquêteurs où sa tante cachait ses économies, sous la toile cirée : « tout était là ». Née dans une famille de cultivateurs, Marie-Angèle a consacré toute son existence à son commerce, ouvert de 6h30 à 21h. Le crime a longtemps hanté la mémoire familiale, comme un salpêtre tenace. « Une affaire comme ça, ça vous démolit » dit Denise. L'incertitude, les doutes, jusqu'à soupçonner un proche endetté. « Savoir ce qui s'est passé, quel soulagement ! J'ai l'impression de pouvoir faire son deuil, malgré tout ce temps perdu. »
   
    Louis M. : « J'espère que le bon Dieu me pardonne »
   
    Louis M., 53 ans, habite seul dans un appartement au mobilier minimal, entre Saint-Étienne et Firminy. Le regard fixe, il fait le récit du crime, la voix pâteuse de médicaments, ponctuant son discours volubile d'une prière : « J'espère que le bon Dieu me pardonne ». A l'entendre, le remord incessant l'a décidé à confier son fardeau, aidé par son curé et son médecin. Une première fois en 1996, sans aucune suite donnée. Il aurait eu un complice, qui aurait joué le premier rôle. « Il a tapé la dame, elle criait. Je ne savais plus où me mettre ». Cet homme, André S., 54 ans, a été identifié et retrouvé par la PJ. Selon nos informations, il a été entendu mardi. Il a tout nié, mais reconnu avoir été dans la région d'Annemasse en 1975, avec son cousin Louis. Les faits sont de toute façon prescrits..."
   
    Un article de Richard Schittly.

Source : LE PROGRES DE LYON (10 septembre 2009)

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    Re : Annemasse : un homme reconnaît le meurtre d'une femme 34 ans après les faits
    Commentaire posté par dollarrhyde le Jeudi 10 septembre 2009
    Sombre histoire, dont les dommages collatéraux font bien plus qu'une seule victime.


    Re : Annemasse : un homme reconnaît le meurtre d'une femme 34 ans après les faits
    Commentaire posté par tanizaki le Samedi 12 septembre 2009
    "Une première fois en 1996, sans aucune suite donnée...". Le curé (surtout) comme le médecin sont tenus à un devoir de réserve. Ils se sont sans doute démenés pour amener leur "patient" à la révélation de son crime... Sans aucune suite au niveau institutionnel... Sympa pour la famille de la victime.

    Re : Annemasse : un homme reconnaît le meurtre d'une femme 34 ans après les faits
    Commentaire posté par Bibi Fricotin le Dimanche 13 septembre 2009
    Mais bien sûr Loulou que Dieu va te pardonner ! Dieu est grand ! il pardonne tout du moment que tu lui demandes, et puis là-haut, au paradis, il y aura sûrement ta victime, et tu pourras aussi lui demander pardon !!!. Sait-on jamais ?


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