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Actualité criminologie

    La mère de Joe, tué pour son lecteur MP3 : "Je ne pardonnerai jamais"
    Europe du Nord & de l'Ouest > vol, procès, psychologie & victimologie, homicide, délinquance
    Article posté par Isabelle Longuet le Lundi 22 septembre 2008

    " La maman de Joe Van Holsbeeck a expliqué mardi, dans un témoignage émouvant devant la cour d'assises de Bruxelles, comment sa vie et celle de sa famille avaient été "démolies" par le
    meurtre de son fils, "un prince d'amour" poignardé à mort pour son lecteur MP3, le 12 avril 2006, à la gare Centrale de Bruxelles.
   
    * "On a perdu toute une famille"
   
    "Ils m'ont démolie tellement, ces deux gars", a lancé Françoise De Roy, se référant à l'accusé Adam G. et à son comparse Mariusz O. "On n'a pas perdu que Joe, on a perdu toute une famille, une cellule. On a perdu un enfant, et on nous a détruit l'autre", son frère aîné Jimi, a-t-elle poursuivi dans un témoignage empreint d'émotion et ponctué de larmes.
   
    Son fils Joe, avait qui elle entretenait une "relation fusionnelle", était "vrai. Il était spontané, curieux de tout et aimait la vie, c'était un grand passionné. Il aimait les contacts, mais pas rester seul. Il aimait la lecture et la musique, tout ce qui était la vie. Avec lui, tout était intense, fort. C'était un cadeau, un ange. Une tornade, un prince d'amour".
   
    * "Une proie facile"
   
    Selon Françoise De Roy, "c'est pour cela qu'il était une proie facile. Il était très grand, mais Adam a compris dans son regard qu'il n'y avait aucune haine, que c'était la paix". "Joe détestait la violence et tout le monde l'aimait", a-t-elle insisté, précisant que sa famille n'était pas riche, contrairement à ce qu'ont pensé les agresseurs de son fils en s'en prenant à lui.
   
    "On dit qu'Adam est en cellule. Mais vous savez où est Joe ? Dans un cimetière, enfui. Si les rôles avaient été inversés, je ne serais pas fière, mais au moins je pourrais encore voir mon fils, le toucher", a-t-elle poursuvi. "J'en veux énormément à Adam, qui m'a détruite et a détruit ma famille. Qu'il ne demande jamais pardon. Je ne le lui
    accorderais pas", a-t-elle encore lancé à l'adresse de l'accusé, qui est resté tête baissée durant toute l'heure qu'a duré la déposition des proches de Joe. "C'était de la violence gratuite pour un bout de métal. Il ne faut pas avoir d'âme (pour faire ça). Je ne peux pas comprendre", a-t-elle ajouté.
   
    * Elle n'osait plus sortir
   
    Après la mort de son fils, Françoise De Roy a vécu plusieurs mois recluse chez elle, n'osant plus sortir. Auparavant "battante et active", elle est "devenue une vieille femme aigrie et triste", qui culpabilise en
    mangeant du chocolat, "car mon fils aimait ça". "Ils m'ont tout retiré, même ma vie sociale", s'est-elle indignée.
    Et de résumer dans une lettre à Joe qu'elle a lue à l'audience: "C'est une dure épreuve de ne plus entendre aujourd'hui 'M'an, je t'aime'. Un être abject m'a rendue otage de son acte."
   
    * "Ma vie a basculé"
   
    Jimi Van Holsbeeck se sent lui "au cachot" depuis la mort de son frère cadet et ami. "Ma vie a basculé. Aujourd'hui, il m'arrive de croire que mon frère est encore en vie, mais je retourne très vite à la réalité. C'est une lame de glace qui me brise le coeur", a-t-il écrit dans un texte lu à l'audience.
   
    Comme son épouse, le papa de la victime, Guy Van Holsbeeck, a très mal vécu le jugement de Mariusz O. par un tribunal de la jeunesse, qui a décidé son placement au centre fermé de Braine-le-Château jusqu'à ses 20 ans, qu'il accomplira en octobre 2009.
   
    "Il devrait y avoir deux accusés dans le box. On a assassiné mon fils, je ne peux accepter que cela reste impuni : cela va à l'encontre de l'éducation que j'ai donnée à mes enfants", a expliqué M. Van Holsbeeck, qui s'est réfugié dans le travail. Il a dit avoir perçu la décision de placement de Mariusz "comme une trahison de (son) pays". "Il va s'en sortir comme si de rien n'était", a-t-il déploré. "Au lieu d'emmener mon fils à l'académie, j'aurais dû l'inscrire aux arts martiaux. Il aurait peut-être la vie sauve aujourd'hui", a-t-il ajouté.
   
    Les parents de Joe ont plaidé pour que les victimes puissent bénéficier d'une attention et d'une aide, notamment financière, accrues. "

Source : BELGA 16 septembre 2008

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