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Actualité criminologie

    Comment la PJ a élucidé le meurtre de la jeune suédoise
    France > meurtre, incendiaire, vol
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Lundi 28 avril 2008

    " Dans la voiture du suspect, les enquêteurs ont découvert des menottes et une arme de calibre 22, ce qui correspond aux impacts de balle retrouvés sur le corps de l'étudiante suédoise.
   
    Peu avant son arrestation, Bruno Cholet, placé en détention provisoire dimanche, avait été localisé alors qu'il creusait des trous en plein bois de Boulogne. Récit d'une semaine de traque.
   
    L'insupportable arrogance face aux policiers et le mutisme d'ancien braqueur endurci dans lesquels s'est enfermé Bruno Cholet, durant ses 48 heures de garde à vue, n'ont fait qu'aggraver son cas. Le tueur présumé de Susanna Zetterberg, étudiante suédoise de 19 ans retrouvée morte en forêt de Chantilly, a été déféré dimanche après-midi au parquet de Paris avant d'être mis en examen et écroué dans la soirée. Une semaine d'enquête, menée par 40 limiers et considérée comme un «modèle» du genre, a suffi à la brigade criminelle pour confondre cet énigmatique quinquagénaire.
   
    Peu après la découverte, le 19 avril dernier vers midi, du corps mutilé de la jeune femme blonde sur un chemin forestier d'Avilly-Saint-Léonard (Oise), un lien est fait avec Susanna. Cette dernière n'a plus donné signe de vie depuis sa sortie, le même jour vers 4 h 30, de la discothèque La Scala, où elle venait de passer la soirée avec deux amies venues de Stockholm. Stationné en face de la boîte, un chauffeur de taxi qui attendait une autre cliente la voit monter dans un monospace blanc aux vitres teintées. Plus tard, à la police, il dénoncera une concurrence sauvage. Dans la voiture, Susanna reçoit un appel de sa colocataire et lui confie en suédois que son «taxi» n'est «pas net» avant de raccrocher, à jamais.
   
    Entraînée en forêt, elle est menottée, frappée d'un coup de poinçon au thorax, aspergée d'essence et enflammée. Son tueur lui tire quatre balles de calibre 22 long rifle dans la tête alors qu'elle est déjà morte. Un automobiliste passant non loin est alors intrigué par la présence du monospace. Il est aussi entendu par la «Crim» qui va passer au crible tous les radars parisiens, caméras de vidéosurveillance et péages de la région parisienne pour retrouver la trace de la voiture suspecte. En vain.
   
    Mardi dernier, l'enquête s'accélère. Les «boers», notamment en charge de la police des faux taxis, fournissent une liste d'environ cinquante suspects récemment interpellés. Bruno Cholet sort du lot en raison de son passé de voyou et de pervers sexuel. Deux groupes de la brigade criminelle se mobilisent, mais l'homme est introuvable.
   
    Après une violente dispute avec Houda, une Tunisienne de 35 ans, docteur en sciences politiques, qui l'héberge depuis septembre dernier, il a disparu de son petit studio de la rue des Vinaigriers (Xe). Sur des photos anthropométriques prises début 2008, Bruno Cholet apparaît avec un pull camionneur qui attire l'attention. En effet, ce chandail est identique à celui que porte l'inconnu en casquette filmé par la caméra d'un distributeur de billets de Senlis alors qu'il retire 100 euros avec une des deux cartes de la victime.
   
   
    «La bourrasque médiatique l'a fait paniquer»
   
    Par ailleurs, un relevé bancaire permet mercredi soir de découvrir le fuyard sur une bande de vidéosurveillance d'un hôtel Ibis situé porte de Clichy, où il a passé la nuit suivant le crime. L'antigang le prend en filature et établit que le faux chauffeur de taxi, employé dans une société de transports de Gennevilliers, circule dans un monospace blanc Ford Galaxy. Bruno Cholet est de plus en plus nerveux. «La bourrasque médiatique a fait paniquer ce type qui croyait en son impunité», analyse un policier. Vendredi en début d'après-midi, en effet, Cholet achète une pelle et creuse trois trous dans le bois de Boulogne pour déterrer un pistolet automatique du même calibre que celui utilisé par le tueur de Susanna. Il est interpellé dans la foulée à Bougival (Yvelines), alors qu'il allait se lancer dans une cavale improbable.
   
    Dans sa voiture, outre le calibre, qui est muni d'un silencieux, les policiers découvrent trois paires de menottes, un lot de cartouches elles aussi de calibre 22 et un sac en plastique marqué au feutre de la mention «Susanna 377». Le soir même, dans son studio parisien encombré de livres, de chaussures et de vêtements de cuir lui appartenant, les policiers saisissent un ordinateur et trois cartons d'indices. Dont un cahier de brouillon où le maniaque avait recopié des petites annonces de femmes publiées dans des gazettes spécialisées pour trouver une galante compagnie le temps d'une nuit. La liste des victimes aurait pu s'allonger."
   
    Un article de Christophe Cornevin.

Source : LE FIGARO (28 avril 2008)

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