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Actualité criminologie

    Le tueur en série Robert Pickton donnait ses victimes à manger aux cochons
    Canada > Pickton, serial killer, prostitution, drogue, police, procès
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Jeudi 25 janvier 2007

    " Une connaissance du présumé tueur en série Robert Pickton a déclaré à la police que Pickton lui avait déjà dit qu'il avait tué des femmes par derrière, les avait saignées et données en pâture à ses cochons.
   
    L'interrogatoire d'Andy Bellwood a été montré à Pickton pendant l'interrogatoire de ce dernier, qui a eu lieu en février 2002, après son arrestation pour deux chefs d'accusation de meurtre prémédité à la suite de la mort de Mona Wilson et Sereena Abotsway.
   
    «Il m'en a parlé, de la façon dont il les tuait», déclare M. Bellwood sur la bande vidéo.
    Une partie de l'interrogatoire de Pickton, qui a duré 11 heures et a été enregistré sur bande vidéo, a été présentée à son procès, mercredi.
   
    Pendant son interrogatoire, Pickton a aussi regardé l'interrogatoire d'un autre ami, Scott Chubb.
   
    M. Chubb a déclaré que Pickton lui avait dit qu'une bonne façon de tuer des prostituées consistait à leur injecter du lave-glace par seringue parce qu'elles sont toxicomanes.
   
    «Si tu voulais te débarrasser de quelqu'un comme une toxicomane ou quelque chose comme ça, tu pourrais prendre du lave-glace, en mettre dans une seringue et lui injecter», aurait dit Pickton à Chubb selon ce dernier.
   
    Pickton fait l'objet de 26 chefs d'accusation de meurtre prémédité à la suite de la mort de plusieurs femmes, qui pour la plupart étaient des prostituées du secteur Eastside, dans le centre-ville de Vancouver. Le procès en cours concerne seulement six chefs d'accusation.
   
    Durant l'interrogatoire de Pickton, un policier de la GRC lui a déclaré qu'un test à l'ADN avait permis d'établir la preuve irréfutable qu'il avait assassiné une femme à sa ferme de Port Coquitlam, en Colombie-Britannique.
   
    Durant cet interrogatoire, le sergent Bill Fordy a montré à Pickton des photos démontrant qu'il y avait du sang sur des matelas, des murs et des planchers, ainsi qu'à un endroit où un corps avait été traîné par terre.
   
    «Ce sont des quantités importantes de sang, Rob, déclare alors M. Fordy à Pickton, ajoutant que le sang était celui de Mona Wilson. Cette scène du crime est un rêve devenu réalité.»
   
    Le policier a par ailleurs expliqué à Pickton que la scène du crime faisait l'objet d'une enquête de la part de spécialistes et qu'il allait être condamné pour meurtre.
   
    «Mais ça ne veut pas nécessairement dire que je l'ai fait, rétorque alors Pickton. Je n'ai rien fait, je ne la connais pas. (...) Je ne connais pas son visage, ni rien d'autre.»
   
    Pendant l'interrogatoire enregistré, Pickton admet être le propriétaire d'une arme de calibre .22, affirmant toutefois l'utiliser pour abattre des porcs.
   
    Le jury de la Cour suprême de la Colombie-Britannique a aussi entendu M. Fordy et Pickton discuter de l'entreprise de voitures usagées que ce dernier exploitait comme activité d'appoint. Pickton a alors affirmé qu'il gardait parfois des objets de valeur qu'il trouvait dans les voitures dont il faisait l'acquisition, et qu'à une occasion, il avait trouvé une hache recouverte de sang.
   
    Dans l'interrogatoire, Pickton a affirmé avec insistance qu'il ne connaissait ni Mme Wilson, ni Mme Abotsay, et qu'il ne reconnaissait aucune des 46 femmes dont la photo se trouvait sur une énorme affiche placée dans la petite salle d'interrogatoire.
   
    M. Fordy a toutefois laissé entendre à Pickton que s'il avait tué des femmes, il s'en souviendrait.
   
    «Je ne me souviens d'aucune d'entre elles, c'est vraiment le cas, je vous dis la vérité, a rétorqué Pickton. Faites ce que vous voulez de moi; vous pourriez me traîner le long de la route, en long et en large, et d'aucune façon ça ne m'aiderait à me rappeler de quoi que ce soit.»
   
    Il s'est ensuite excusé de vivre. «Je m'excuse. Je m'excuse. Je m'excuse. Je m'excuse, je ne peux pas vous aider plus que cela, mais si je le pouvais, j'échangerais ma vie pour celle de n'importe quelle de ces personnes.»
   
    Pickton a fait allusion à la possibilité de communiquer avec son avocat à deux reprises durant l'interrogatoire, mais on a refusé de le relâcher, M. Fordy lui rappelant simplement qu'il n'est pas obligé de dire quoi que ce soit.
   
    «Je ne devrais pas parler parce que mon avocat n'est pas ici, dit Pickton sur la bande vidéo. Mais le problème, c'est que je suis une personne ouverte.» "

Source : AP (26 janvier 2007)

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