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Actualité criminologie

    Dans le 93, les mineurs auteurs de 70% des vols violents
    France > délinquance, coups & blessures, vol, statistique
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Vendredi 19 janvier 2007

    " les émeutes de l'automne 2005, la brutalité est montée d'un cran. Cette escalade repose la question de la justice pour les mineurs et de son efficacité
   
    Passage à tabac pour un portable, grands-mères traînées par terre pour arracher leur sac, dents brisées pour un blouson : ces vols se multiplient, souvent perpétrés par des bandes d'adolescents ultra-violents. En Seine-Saint-Denis, les mineurs représentent 69 % des auteurs de vols avec violence interpellés en 2006, a fait savoir le procureur de la République hier, lors de l'audience solennelle de rentrée du tribunal de grande instance de Bobigny. Une véritable escalade. En 2004, ils ne constituaient « que » 52 % des voleurs violents identifiés. Mais depuis les émeutes de 2005, un palier a été franchi, comme si ces nuits de feu avaient endurci ces mineurs.
   
    En Seine-Saint-Denis, les attaques souvent gratuites ou pour un maigre butin empoisonnent littéralement la vie. Elles ont encore augmenté de 15,95 % en 2006 pour atteindre le chiffre « colossal » de 13 199 faits rapportés, a déploré le procureur François Molins. Avant d'insister sur le très faible taux moyen d'élucidation des vols avec violence, de 8,72 % cette même année, alors qu'il dépasse 25 % pour l'ensemble de la délinquance constatée.
   
    « La faible certitude d'être identifié » serait, selon le magistrat, la cause première du « sentiment d'impunité qui peut être ressenti par certains délinquants ». Une façon de rejeter la responsabilité sur la police alors que les magistrats ont été montrés du doigt par Nicolas Sarkozy en raison de leur « démission » face à la délinquance.
   
    La polémique a été ravivée à l'automne, après la publication d'une note alarmiste du préfet de Seine-Saint-Denis. Dans une missive adressée au ministre de l'Intérieur, Jean-François Cordet dénonçait la montée de la délinquance, la faiblesse des moyens policiers, leur manque de motivation et de résultats, mais aussi l'inefficacité de la justice. Il critiquait l'action du tribunal de Bobigny et particulièrement de la justice des enfants. En 2005, année marquée par les émeutes, « seuls 132 mineurs ont été écroués » sur les 1 651 mineurs déférés, écrivait-il. Un laxisme que dénonçait aussi Nicolas Sarkozy.
   
    Accélérer les procédures
   
    Le parquet s'était défendu en rappelant que beaucoup de ces mineurs ne pouvaient être incarcérés puisqu'ils avaient moins de 16 ans.
   
    Le garde des Sceaux, Pascal Clément, avait annoncé des moyens supplémentaires pour prendre en charge les mineurs auteurs de délits en Seine-Saint-Denis. Il avait également noté les « progrès effectués depuis plusieurs mois par les magistrats et les fonctionnaires de Bobigny », rappelant que le taux de réponse pénale pour les mineurs était passé de 74 % en 2003 à 83 % en 2006.
   
    Hier, le procureur a fait savoir que 1 900 mineurs avaient été déférés au parquet l'an passé. Tandis que la procédure de jugement à délai rapproché, qui permet de juger un mineur dans un délai compris entre 10 jours et un mois, avait été utilisée à 52 reprises, contre 5 en 2005.
   
    Devant des mineurs plus violents, la justice accélère ses procédures en espérant enrayer la récidive et mettre les victimes à l'abri des auteurs qu'elles ont osé dénoncer."
   
    Un article de Cécilia Gabizon.

Source : LE FIGARO (19 janvier 2007)

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