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Actualité criminologie

    La prison pour un fou qui rêve de manger la fille de sa voisine
    France > harcèlement, folie, psychiatrie, cannibalisme
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Mardi 9 janvier 2007

    " Nathanaël Nagama est dangereux. C’est un habitué de la maison d’arrêt de Saint-Pierre alors que ses proches, ses voisins de Terre-Sainte mais aussi les magistrats, les avocats et les policiers admettent volontiers que son cas relève de la médecine. Depuis 2004, les psychiatres s’obstinent à le déclarer accessible à une sanction pénale tout en soulignant sa dangerosité à l’encontre d’une voisine et de sa fillette. Faudra-t-il l’électrochoc d’un drame annoncé pour qu’une solution adaptée soit trouvée ? Magistrats et psychiatres bénéficient d’un sursis jusqu’à sa libération, en juillet prochain, pour répondre à la question.
   
    Depuis 2003, les riverains de l’allée Saint-Just, à Terre-Sainte, aspirent à vivre en paix, à commencer par les parents de Nathanaël Nagama. Mais mieux que quiconque dans la cité Bellevue, ils savent que rien ne sera possible tant que leur fils de 24 ans ne sera pas sérieusement pris en charge par les psychiatres. Car ce grand et solide gaillard de plus d’1,80 mètre au comportement souvent enfantin est en proie à d’importants troubles de la personnalité, qui le rendent imprévisible et parfois très violent. Les voisins ne sont pas les seuls à craindre son retour dans ce paisible quartier de Terre-Sainte à chacune de ses sorties de prison. Le parquet de Saint-Pierre et à sa suite les policiers sont immédiatement sur les dents, craignant qu’un drame ne se produise. Car les longs mois de prison que Nathanaël Nagama effectue sous « camisole chimique » n’améliorent pas sa santé mentale mais n’entament en rien la passion malsaine qu’il voue à une voisine et à sa fillette dont il est toujours convaincu d’être le père.
   
    UN GÂTEAU AVEC DU SPERME
   
    Ces idées fixes, délirantes et effrayantes, ne datent pas d’hier. Elles s’ancrent dans son cerveau malade au début de l’année 2005. A l’époque, Nathanaël purge une peine de huit mois de prison ferme pour violence avec menace et usage d’une arme (voir par ailleurs). Pour tuer le temps derrière les barreaux, il déclare sa flamme à Magalie (1) dans des courriers où il revendique aussi la paternité de son enfant. « J’aimerais que tu emmènes ma fille me rendre visite. Je t’aime et j’aimerais bien t’embrasser. ... Occupe-toi des papiers pour avoir un parloir ... » La jeune femme sait que l’incident n’est pas anodin. Car il a déjà nourri des sentiments tenaces envers sa mère et une de ses sœurs. Elle dépose plainte à son tour auprès du parquet de Saint-Pierre comme l’a déjà fait son père. La suite lui donne raison. « Tu es la femme de ma vie et je n’en ai pas d’autre que toi. ... Je t’aime à la folie. ... Celui qui pense à toi nuit et jour. ... Quand on se reverra, ce sera un rêve », écrit-il une autre fois. Les mois passent et l’affaire est classée. La justice estime que le harcèlement moral n’est pas constitué. Mais Nathanaël Nagama s’obstine à empoisonner l’existence de Magalie. En septembre 2005, de nouveaux courriers tombent en cascade dans sa boîte aux lettres. Il « rêve de lui offrir un voyage aux Seychelles » quand sa « geôle sera finie ». Il promet d’offrir « une voiture téléguidée » à l’enfant, de les emmener « dans un restaurant 12 étoiles » ou encore dans un cinéma « pour regarder un film d’horreur ou un dessin animé ». Magalie craque et dépose une nouvelle plainte. Nathanaël Nagama doit enfin s’expliquer sur ses agissements. Il reconnaît n’avoir jamais eu de rapport sexuel avec Magalie mais, affirme-t-il, « mon sperme a coulé dans son vagin alors que je faisais l’amour avec ma vraie copine ».
   
    « J’AIMERAIS BIEN LA MANGER »
   
    « J’ai fabriqué un antidote à partir de mon corps et le résultat c’est la naissance de la petite fille. C’est mon portrait craché », poursuit-il. « Il paraîtrait qu’il y a des gens qui tombent enceinte en mangeant sans le faire exprès un gâteau dans lequel il y a du sperme. Je pense que Magalie est tombée enceinte comme cela », délire-t-il plus loin. Et de conclure : « Je m’engage à arrêter de faire ces lettres mais il s’agit de mon enfant, mon sang. » Même si Nathanaël n’est pas libérable avant septembre 2006, le parquet de Saint-Pierre est sérieusement inquiet pour son avenir et celui des victimes. En novembre 2005, le docteur Jean-Pierre Bonnefoy-Cudraz, expert-psychiatre, procède à un nouvel examen de Nathanaël. « L’examen révèle des anomalies psychiques : il présente une déstructuration de la personnalité de type asociale psychopathique compliquant une déficience mentale légère. Cette « mal construction » ne constitue pas une maladie mentale au sens strict du terme. Le sujet n’est pas aliéné : il dysfonctionne », indique-t-il dans ses conclusions. Parallèlement, le praticien parle d’un « état de dangerosité sociale, tant pour lui-même à travers ses conduites toxicomaniaques que pour autrui par une maîtrise pulsionnelle carencée ou absente ». Il prévient que Nathanaël présente une dangerosité spécifique à l’encontre de sa voisine. « Il m’a dit : elle est bonne dans son corps, j’aimerais bien la manger. Un risque permanent pour l’intégrité des personnes visées par les lettres est réel. Un passage à l’acte de la part de monsieur Nagama au temps de sa libération est éminemment possible. » Une fois encore, la balle reste dans le camp de la justice. Entre deux parloirs, Nathananël continue à tourner en rond dans sa tête. Les mois passent. On l’oublie presque. Aussi le réveil est brutal à l’annonce de sa libération, le 12 septembre 2006. Magalie reçoit la visite de la police qui l’informe de la situation en catastrophe. Il lui faut rester sur ses gardes et surveiller de près sa petite fille alors scolarisée en classe de maternelle. Le cauchemar. Les parents de Nathanaël font de même avec leur fils, ne manquant pas une occasion de l’éloigner de la cité Bellevue. Cet angoissant jeu du chat et de la souris dure plus de deux mois. Nathanaël échappe parfois à la vigilance des siens. Une nuit, on le découvre prostré devant le portail de la voisine sous une pluie battante. Il l’épie régulièrement au point qu’elle doit acheter des stores pour rendre ses fenêtres aveugles. Une autre fois, il s’approprie quelques bijoux appartenant à sa mère pour les jeter dans la cour de la voisine. « Il disait que c’était pour la petite fille. » Souvent aussi, il suit Magalie à vélo quand elle se rend à l’église. Nathanaël n’hésite pas non plus à l’importuner sur son lieu de travail pour interroger ses collègues.
   
    « SI MI MET LA MAIN DESSUS, N’AURA PLUS ! »
   
    Le 18 novembre, Nathanaël dépasse les bornes. Il se présente à la sortie de l’école maternelle où Magalie attend sa petite. « Si mi met la main dessus, n’aura plus ! », menace-t-il. Forcément, ses paroles font l’effet d’une bombe dans la tête de la mère. D’autant que l’institutrice a déjà vu Nathanaël parler avec la fillette à travers le grillage. Arrêté, Nathanaël révèle qu’il lui a dit : « Affole pas. Aie confiance en papa. Un jour, on va vivre ensemble ». Il affirme aussi qu’il avait le projet de quitter La Réunion avec elle. Lors de sa comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Saint-Pierre, il n’en démord toujours pas. « Elle a brisé mon cœur. Mi veux une prise de sang ADN pour voir si c’est ma fille. » « Nous allons devoir pallier les carences du système psychiatrique français », déplore le substitut Hélène Bigot à l’audience. Le tribunal condamne Nathanaël à six mois de prison ferme et révoque deux des cinq mois avec sursis. « Je veux bien voir ma fille en prison si ma femme est d’accord », lâche Nathanaël en quittant la salle. Le problème est loin d’être réglé.
   
    Le parcours judiciaire
   
    4 mars 2003 : Nathanaël Nagama est condamné à quatre mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans pour violence avec menace ou usage d’une arme suivie d’incapacité n’excédant pas huit jours. Les faits s’étaient déroulés après intrusion dans un établissement scolaire.
   
    23 mars 2004 : Il est condamné à huit mois de prison dont cinq assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve pendant trois ans pour exhibition sexuelle. Les faits s’étaient déroulés devant un cabinet médical. “Mi masturbe a moin devant une femme, ma tête la bloqué”, avait-il déclaré au juge.
   
    6 juillet 2004 : Il est jugé pour une affaire de même de nature par le tribunal correctionnel de Saint-Pierre qui lui inflige deux mois de prison ferme. En novembre 2003, Nathanaël a des rapports sexuels avec une jeune fille dans l’internat d’un lycée devant d’autres élèves. “Le monde entier c’est de la poussière. Ma la gagne un problème à la tête en 86, un bout’ fer dans la tête, mais ma lé pas fou”, clame à la barre.
   
    28 octobre 2004 : Il est condamné à huit mois de prison ferme pour violation de domicile.
   
    1er février 2005 : Six mois de prison ferme pour destruction d’un bien appartenant à autrui.
   
    22 février 2005 : Il écope de huit mois de prison ferme pour violence volontaire avec arme, menace et dégradation de bien public. Quelques jours avant, il déclenche une bagarre dans une supérette de Terre-Sainte. Mis à la porte par le patron, il menace de revenir avec une barre de fer. Dans l’après-midi, il frappe un habitant de son quartier à deux reprises. La deuxième fois, le malheureux reçoit un coup de barre de fer qui lui vaut quinze jours d’ITT. Le lendemain, il revient comme promis menacer le responsable de la supérette avec sa barre de fer. Interpellé par les policiers, il passe ses nerfs sur la cellule de garde à vue, arrachant le béton de l’encadrement de la porte.
   
    12 septembre 2006 : Nathanaël quitte la maison d’arrêt de Saint-Pierre. Son séjour en prison a été émaillé de nombreuses bagarres dont il est tantôt l’auteur ou la victime. Le substitut Hélène Bigot ne s’était pas trompée quand elle prévenait à la dernière audience : “Ce n’est pas un cadeau pour le personnel carcéral qui n’est pas formé pour ça. Mais je n’ai que ces quatre murs à proposer faute de structures adaptées ici à La Réunion.”
   
    27 novembre 2006 : Poursuivi pour menace envers sa voisine et sa fillette, il est condamné à six mois de prison ferme et à la révocation de deux cinq mois avec sursis placés au dessus de sa tête.
    Le préfet renvoie la balle au psychiatre
   
    Le sous-préfet de Saint-Pierre reconnaît avoir été saisi par le parquet à la recherche d’une solution pour Nathanaël Nagama. Conscient de l’urgence et de la gravité de la situation, Olivier Magnaval n’a pu intervenir. “Toute décision doit partir du psychiatre de l’établissement qui doit envisager une hospitalisation d’office”, précise-t-il. Il a donc suggéré au magistrat en charge du dossier de saisir le psychiatre du CMPR seul habilité à diagnostiquer un changement de l’état mental de Nathanaël en prison.
   
    L’impuissance des psychiatres
   
    Nathanaël Nagama est l’exemple type de ces malades que les psychiatres redoutent d’accueillir dans leur service ou dans leur secret de leur cabinet.
   
    Manque de moyens et/ou de structures adaptées : les individus comme lui sont rejetés aux confins de deux mondes et bon pour une solution carcérale illusoire qui ne fait que mettre entre parenthèse leur dangerosité potentielle. Dans le cas de Nathanaël, la lecture de quelques extraits choisis dans les conclusions des expertises psychiatriques témoigne de ce malaise que peine à dissimuler un discours alambiqué. “Toutes les observations cliniques, pratiquées en consultation ou en hospitalisation par les différents psychiatres intervenants avant son incarcération, concluent à un trouble psychopathique (personnalité dyssociale) avec conduites poly-toxicomaniaques et déviantes sur fond de pauvreté affective et intellectuelle”, note le docteur Bonnefoy-Cudraz en novembre 2005. Il assure comme tous ses confrères que le sujet est accessible à une sanction pénale. Et de conclure qu’il “est au moins partiellement curable ou réadaptable dès lors qu’il se pliera à un suivi spécialisé. Mais nous constatons l’inefficacité actuelle d’un traitement neuroleptique cohérent et bien suivi.” Le docteur Monique Sherrill examine Nathanaël quelques jours après sa sortie de prison en septembre 2006. Sans détour, elle avoue son incapacité à assurer le suivi thérapeutique de l’intéressé. “L’entretien s’est révélé particulièrement difficile, celui-ci débordant sans cesse du cadre médecin-patient. Les mesures de recadrage de ma part n’ont rencontré qu’un succès relatif et transitoire. Par ailleurs, monsieur Nagama donne l’impression qu’un passage à l’acte n’est jamais exclu. Pour ces raison, il ne m’est pas possible de suivre ce patient. Le psychiatre qui le suivait auparavant au CMP de Saint-Pierre a également refusé de le prendre en charge.”
   
    DANGEROSITÉ SOCIALE
   
    Pour autant, ajoute-t-elle, “il me semble important qu’un suivi psychiatrique dans le cadre d’une obligation de soins puisse lui être proposé afin d’atténuer les risques de passage à l’acte ultérieurs qui pourraient se révéler plus graves que ceux qui ont déjà donné lieu à son incarcération”. Elle conclut : “Je ne connais pas, pour ma part, de confrère à qui je serais susceptible de proposer un tel suivi.” A la suite, le juge d’application des peines (JAP) ordonne un nouvel examen psychiatrique de Nathanaël. Voici ce que le docteur Solange Lorient indique deux mois avant sa dernière arrestation. “Il a une meilleure maîtrise pulsionnelle et son raisonnement défaillant est moins focalisé sur cette personne (Ndrl : sa voisine). Il n’est plus dans une illusion d’être aimé par elle et n’évoque plus de fantasme de dévoration à son encontre. Par contre, il persiste dans son illusion de paternité concernant sa fille et il peut mettre en acte son désir d’enlever l’enfant. Ses capacités d’adaptation étant assez limitées, on ne peut prévoir son comportement dans une situation qui sortirait de la norme. En l’état, il reste donc dangereux sur le plan social, le peur de l’incarcération ne modifiant pas réellement ses raisonnements.” “Le sujet est indemne de toute pathologie psychiatrique. Il n’est pas dangereux pour lui-même ou pour autrui au sens psychiatrique du terme et ne relève donc pas d’une hospitalisation d’office. Sa déficience mentale et ses antécédents de passage à l’acte dyssociaux le rendent néanmoins dangereux, mais uniquement sur le plan social. La médecine spécialisée ne peut malheureusement rien faire dans ce type de dysfonctionnement”, conclut-elle à son tour."
   
    (1) Prénom d’emprunt
    Un article d'Eric Lainé.

Source : CLICANOO.COM (9 janvier 2007)

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    Re : La prison pour un fou qui rêve de manger la fille de sa voisine
    Commentaire posté par Papertorn le Mardi 9 janvier 2007
    Je pense que cela irait mieux si on redonnait une vraie place à la prison. Ne plus la voir comme une punition (et lui préferer alors les peines alternatives), mais comme une mise à l'acart de la société des individus dangereux (pour cette société). Et alors en conséquent avoir un personnel carcéral formé à encadrer ce genre de personnes dangereuses.
   
    En l'espèce puisque les psychiatres déclarent ce Nathanaël comme ne relvant pas de la psychiatrie, en tout cas pas suffisament pour etre interné, alors il faudrait quand même la mettre à l'écart. Mais comme nous ne voyons la prison que comme une punition, et non pas comme un ban et bien forcement on manque de place et d'idées pour savoir que faire de ces gens là !


    Re : La prison pour un fou qui rêve de manger la fille de sa voisine
    Commentaire posté par drayna le Mardi 9 janvier 2007
    L'idée de relacher un tel individu ne devrait même pas être envisageable, il ne guerrira jamais. Il faut vraiment trouver une solution pour ce genre de personnes.

    Re : La prison pour un fou qui rêve de manger la fille de sa voisine
    Commentaire posté par dollarrhyde le Mardi 9 janvier 2007
    Il faut se rendre à l’évidence : les assassins et autres psychopathes sont des êtres humains comme vous et moi, et à ce titre admettre que ce sont des monstres incurables revient à admettre qu’il y a quelque chose d’incurablement monstrueux en chacun d’entre nous. C’est donc sur ce qu’il y a de monstrueux en chacun de nous qu’il faut travailler si on veut espérer pouvoir un jour prévenir le mal plutôt que le subir . Je pense que les sociétés, arc-boutées sur leurs solutions soi-disant répressives ou curatives, font l’économie d’une réflexion approfondie sur des questions douloureuses dont les implications vont bien au-delà que la seule criminalité officiellement reconnue. Mon sentiment est donc le suivant : s’il est bien entendu utile (et souvent lucratif) de mette au point des médications, il le serait encore davantage d’investir dans la prévention. Autrement dit, si on peut empêcher un fléau de se produire, cela vaudra toujours mieux que de chercher à l’enrayer une fois qu’il est déjà trop tard. Dans le cas où cette idée ne serait qu’une absurdité sans fondement, il faut se résigner à ne faire que du bricolage.

    Re : La prison pour un fou qui rêve de manger la fille de sa voisine
    Commentaire posté par felipe le Mardi 9 janvier 2007
    dollarrhyde, "admettre que ce sont des monstres incurables revient à admettre qu’il y a quelque chose d’incurablement monstrueux en chacun d’entre nous "... C'est vraiment du n'importe quoi, va donc dire ca aux familles des victimes en leurs expliquant qu'elles sont de la même trampe que ce failé...

    Re : La prison pour un fou qui rêve de manger la fille de sa voisine
    Commentaire posté par rouf100 le Mardi 9 janvier 2007
    Pourquoi toujours chercher des explications quant il n'y en a plus ? Pourquoi ou chercher des solutions des êtres aussi violents et dangereux (aussi bien pour eux que pour autri). Pourquoi ne pas défénitivement reconnaitre qu'il est tout simplement irrécupérable ? Dans cette affaire personne ne souhaite prendre un tel risque(on ne peut que les comprendes) à suivre un tel déséquilibré. Je sais que cela ne vous plaira surement pas, mais l'euthanasie ne serait elle pas la meileure des solutions ? Engendrer des frais "inutiles", sa famille vit le traumatisme autant que les victimes. Le passage à l'acte n'est que reculé.....

    Re : La prison pour un fou qui rêve de manger la fille de sa voisine
    Commentaire posté par julien84 le Mardi 9 janvier 2007
    non l'euthanasie n'est pas une solution et ce n'est pas en exterminant ce qui nous géne qu'on avance et ça s'aparenterer à un chien qui a mordu et non à un home agé en fin de vie . moi, je serais pour l'envoyer en metropole dans une UMD comme l'a évoqué Mr Bourgoin pour les specimens dits incurables ou aux pathologies lourdes . Certes à la Reunion les structures sont manquantes mais sur notre territoire je doute qu'il n'y est aucune solution si on s'en donne veritablement les moyens parce qu'à ce que je saches se refiler le bébé ou la bombe n'est pas aussi une attitude trés digne lorsqu'on sait que ces personnes sont payés pour les soigner .On peut dire que dans nos prisons ces mémes personnes sont de plus en plus nombreuses faute de place mais je crois toujours que c'est un manque de volonté à tout niveau .

    Re : La prison pour un fou qui rêve de manger la fille de sa voisine
    Commentaire posté par dollarrhyde le Mercredi 10 janvier 2007
    Oui, mon cher Felipe, je pense qu’il y a quelque chose de monstrueux en chacun de nous. J’en veux pour signe la fascination que nous ressentons pour les affaires criminelles, laquelle fascination croît avec l’horreur des faits évoqués. L’indignation cache une réalité plus trouble, à laquelle elle sert de paravent d’autant plus véhément que le trouble augmente. Oui, victimes et bourreaux partagent une même origine, et nul n’est à l’abri de voir un jour ou l’autre, dans sa famille, surgir le mal. De quoi seriez-vous capable si on tuait vos enfants ? Sans doute de la plus extrême sauvagerie, de la violence la plus implacable à l’égard des assassins. Et qui pourrait vous en vouloir ? Je suis intimement persuadé que la plupart des criminels sont des gens qui se vengent du mal qui leur a été fait, même si l’objet de leur vengeance remonte parfois au-delà de leur propre vie, leur propre enfance, mais à celles de leurs parents ou grands-parents. Certaines personnes peuvent subir des sévices pendant leur enfance sans devenir des monstres assoiffés de sexe et de sang. D’autre si. Pourquoi ? Comment expliquer que certains esprits basculent et d’autres pas ? C’est déjà ce qu’il nous faut essayer de comprendre, si tant est que cela soit possible. Peut-être, en effet, tout cela n’est il le jeu que d’une loterie inéluctable sur laquelle nous n’avons, et n’aurons, jamais la moindre influence.
    Quant à l’euthanasie, bien évidemment que ce n’est pas une bonne solution. Je rappelle que les tueurs et les cinglés sont des gens comme vous et moi, même s’ils sont différents, et que les éliminer serait une grave erreur à tout point de vue. Ne serait-ce que dans le respect que nous avons de nous-même et de notre espèce. S’il faut bien les mettre à l’écart, pour éviter qu’ils ne fassent des victimes, au moins faudrait-il en profiter pour les étudier et tenter de comprendre qui ils sont vraiment. Même si espérer les soigner et les guérir est une utopie, au moins essayer d’en savoir davantage sur eux, et sur nous par la même occasion. Mais effectivement, cela demande de la volonté et des compétences, choses qui semblent parfois faire défaut.
   

    Re : La prison pour un fou qui rêve de manger la fille de sa voisine
    Commentaire posté par Papertorn le Mercredi 10 janvier 2007
    Wai m'enfin lui il a quand même été declaré avec un trouble psychopathe ... Désolé mais faut vraiment être le dernier des imbécile pour comparer un être humain "normal" (qui a des sentiments envers son prochain, qui est capable de controler ses pulsions) avec ces mecs là !

    Re : La prison pour un fou qui rêve de manger la fille de sa voisine
    Commentaire posté par dollarrhyde le Mercredi 10 janvier 2007
    Merci pour "le dernier des imbéciles", Papertorn, mais commencez déjà par apprendre à rester poli si vous voulez passer pour quelqu'un de "normal, qui a des sentiments envers son prochain, est capable de contrôler ses pulsions"...

    Re : La prison pour un fou qui rêve de manger la fille de sa voisine
    Commentaire posté par felipe le Mercredi 10 janvier 2007
    Psychologie quant tu nous tiens !!!

    Re : La prison pour un fou qui rêve de manger la fille de sa voisine
    Commentaire posté par Papertorn le Jeudi 11 janvier 2007
    Je ne cherche à passer pour personne. Mais la psychologie de comptoire arrosée d'une bonne dose de morale vraiment ca gonfle !

    Re : La prison pour un fou qui rêve de manger la fille de sa voisine
    Commentaire posté par dollarrhyde le Jeudi 11 janvier 2007
    Moi, ce qui me gonfle, c'est l'absence totale de psychologie arrosée d'une bonne dose de manichéisme primaire. A votre santé.

    Re : La prison pour un fou qui rêve de manger la fille de sa voisine
    Commentaire posté par milodragovitch le Jeudi 11 janvier 2007
    j'apporte les cacahuètes?
    Ok pour la présence d'un monstre en sommeil en chacun de nous.Mais là,le monstre se double d'un toxico,d'un déficient mental,et tutti frutti..bref la panoplie du déglinguos total.
    Maintenant,il suffirait de désintoxiquer le bonhomme,guérir ses troubles mentaux,l'intégrer dans la société,pour qu'il cesse d'être dangereux?
    J'en ai pas la moindre idée.

    Re : La prison pour un fou qui rêve de manger la fille de sa voisine
    Commentaire posté par alien13 le Jeudi 11 janvier 2007
    Le vrai problème, en l'absence de réelle solution, c'est de mettre l'individu hors d'état de nuire, en préservant de futures victimes...

    Re : La prison pour un fou qui rêve de manger la fille de sa voisine
    Commentaire posté par dollarrhyde le Jeudi 11 janvier 2007
    Et des pistaches, aussi.
    Sérieusement, je crois qu'il est un peu tard pour quelqu'un comme lui. Et il n'y a pas d'autre solution que de l'écarter. Ce que je veux dire, pour résumer, c'est qu'il faudrait à mon avis investir davantage dans l'étude et la compréhension de ces phénomènes, et par voie de conséquence dans leur prévention, sans quoi ce cas de figure se reproduira indéfiniment, il y aura d'autres victimes, et on continuera à pleurnicher en disant que c'est horrible, qu'on ne sait pas quoi faire, etc. L'intérêt de quelqu'un comme Stéphane Bourgoin, par exemple, est qu'il consacre sa vie à les rencontrer, les interroger, amasser des données sur leur psychologie et leur comportement. Après ce qui lui est arrivé, il aurait pu les rejeter en bloc. Sa démarche est exemplaire en ce sens.


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