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Actualité criminologie

    Le scénario du drame de Meaux est établi + Site sur la violence scolaire
    France > enfant tueur, délinquance, statistique
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Samedi 23 décembre 2006

    " Le collégien, qui est mort après avoir reçu des coups de deux élèves, souffrait d’unemalformation
    cardiaque.
     
    Vingt-quatre heures après la mort à Meaux (Seine-et-Marne) d’un collégien de douze ans après une bagarre entre élèves, la PJ de Versailles était hier en mesure d’établir le scénario du drame. L’autopsie du petit Carl, réalisée jeudi soir à l’Institut médico-légal de Paris, a en effet révélé qu’« il n’est pas décédé des coups reçus mais de l’effet du choc émotionnel qui a déclenché une déficience cardiaque ».
     
    L’enfant, selon le procureur René Pech, « souffrait d’une malformation jamais diagnostiquée, avec une artère coronarienne large comme un cheveu ». L’examen du corps n’a en revanche mis en évidence ni trace de blessure, ni hématome. Jeudi, l’audition de vingt-trois enfants puis la retenue de deux élèves plus particulièrement impliqués dans la bagarre a permis de déterminer le détail des faits.
     
    Peu avant 12 h 30, à l’issue d’un match de handball joué par une classe de sixième dans le gymnase du collège Albert- Camus, une algarade pour l’heure inexpliquée a éclaté au sein d’un groupe isolé de trois enfants. Seule certitude, selon le parquet : le conflit n’avait aucune « dimension raciale ».
     
    Frappé, peut-être déséquilibré, Carl s’est brusquement trouvé projeté au sol où, couché sur le ventre, il a reçu les coups d’un garçon et d’une fille, tous deux âgés de onze ans. Quelques enfants leur ont alors demandé d’arrêter. « La scène semble n’avoir duré que quelques secondes », explique une source proche de l’enquête.
     
    Menaces de représailles
     
    Presque aussitôt, le professeur d’éducation physique, qui se trouvait jusqu’alors à l’autre extrémité du gymnase, découvre Carl, gisant inanimé. Appelés, les pompiers échouent à ranimer l’enfant, qui meurt vers 14 h 15. Hier, matin, le procureur de Meaux a ouvert une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » tandis que les deux auteurs présumés des coups étaient présentés à un juge d’instruction.
     
    Ils ont été mis en examen, puis placés dans un foyer « pour quelques jours ou quelques semaines », afin notamment d’échapper aux menaces de représailles formulées ces dernières heures. « Il s’agit aussi de les aider à prendre conscience du geste qu’ils ont commis et pour lequel ils sont très traumatisés », a précisé René Pech. Selon les premières informations recueillies par les enquêteurs, ces deux enfants, décrits comme de bons élèves, n’ont jamais posé de problème particulier au sein du collège.
     
    De même, Carl affichait de brillants résultats et se trouvait perçu par ses camarades comme un garçon « gentil ». Depuis la rentrée, il vivait dans l’établissement où son père est employé comme gardien depuis cette année, après avoir déjà travaillé en milieu scolaire dans le département. Hier, le ministre de l’Éducation nationale, Gilles de Robien, a ouvert une« enquête administrative »sur les circonstances de l’incident, demandant aux inspecteurs leur rapport « avant la rentrée scolaire de janvier ». Jeudi, la FCPE, principale fédération de parents d’élèves, avait déploré « un gros problème de vigilance et d’encadrement ».
     
    De son côté, le Syndicat national de l’éducation physique a indiqué hier que « l’enseignant qui encadrait ce match de hand-ball, même s’il effectue, à 24ans, sa première année en collège, est parfaitement qualifié pour assurer ce rôle ». Dans le même temps, la polémique a pris pied sur le terrain politique. La candidate socialiste à la présidence de la République, Ségolène Royal, a appelé à « renforcer la présence adulte dans les collèges ». Le maire de Meaux, Jean-François Copé, a pour sa part rejeté « l’amalgame entre les moyens et cette tragédie ». Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, enfin, a estimé que le drame « doit faire prendre conscience aux Français de la gravité de la situation ». "
   
    Un article de Cyrille Louis & Jean-Marc Phillibert (LE FIGARO du 23 décembre 2006).
   
    Pour accéder aux chiffres de la violence scolaire, cliquez sur le lien SOURCE.

Source : SITE FIGARO SUR LA VIOLENCE SCOLAIRE

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