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Actualité criminologie

    Pauvre type ou graine de serial killer? Le nécrophile au rasoir d’Epalinges déroute
    Europe du Nord & de l'Ouest > nécrophilie, serial killer, tentative de meurtre, crime & médias, psychiatrie, procès
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Jeudi 7 décembre 2006

    " La Cour criminelle de Lausanne devra choisir entre une peine allégée avec suivi médical et un réquisitoire demandant 15 ans de prison différés pour internement d’une durée indéterminée.
   
    «Son avocat est un magicien des mots! Ne le suivez pas! Le but, c'est d'assurer la sécurité publique, non de trouver la meilleure manière de guérir l'accusé. Vous devez être contents de pouvoir faire en sorte qu'il ne ressorte pas.» Face au Tribunal criminel avec jurés, Eric Mermoud, substitut du procureur, a répliqué sèchement hier à Me Nicolas Gillard au terme du procès de l'alarmante affaire d'agression à Epalinges en novembre 2004.
    Graine de tueur en série pour le ministère public. Pauvre type pas entièrement responsable et ne demandant qu'à être enfin soigné sérieusement selon son défenseur. «Les manches de ma robe m'en tombent, s'exclame Me Gillard. Je dis simplement que la Cour n'a pas assez d'éléments pour envoyer cet homme de 24 ans au Château d'If de l'internement administratif. Je m'inquiète des droits de la défense.» Et de rappeler que la prison en elle-même a aussi pour rôle d'écarter la dangerosité. Après deux journées sur un ton presque badin dicté par un accusé d'une déroutante sérénité à détailler les horreurs de ses actes et pensées, la tension est subitement montée à l'heure du réquisitoire et des plaidoiries. Comme il l'avait annoncé, le substitut Mermoud a requis l'internement, mais aussi une longue peine de réclusion. «Si son crime n'avait pas raté, j'aurais sans hésitation demandé la prison à vie. Plus que de la préméditation, dans cette histoire, on a même de la postméditation.» L'avocat général fait allusion aux propos du sadique qui avait déclaré lundi: «Après l'avoir tuée, je l'aurais violée. Et puis j'aurais découpé son corps en morceaux pour qu'on ne retrouve pas mes traces ADN.» On croit rêver. Mais c'est un cauchemar en vrai qu'à vécu la frêle demoiselle de 20 ans agressée ce 23 novembre 2004 à Epalinges avec un rasoir. C'est un miracle si elle a pu s'enfuir avec une légère coupure au cou et des entailles aux mains.
   
    «Engrenage monstrueux»
   
    «J'ai le sentiment qu'on était au tout début d'un engrenage monstrueux qui ne s'est interrompu qu'en raison de l'énergie, du courage et de la présence d'esprit de cette jeune fille, observe son avocat Me Stefan Disch. Je suis convaincu que s'il avait pris de l'assurance, l'agresseur n'en serait pas resté là. Il en a le profil. Jeune, robuste, intelligent et d'une froideur affective qui me donne la chair de poule. Rarement, je n'ai vu le professeur Gasser, expert psychiatre, aussi pessimiste.»
    Dans l'impressionnant amas de DVD violents, d'armes blanches et d'accessoires de police étalés lundi devant la Cour, Me Disch dit avoir vu bien davantage qu'une étrange collection. «On y trouvait tous les éléments de la préparation d'un scénario. Nous pensions tous que ces choses étaient réservées au cinéma, non au réel.» Verdict lundi."
   
    Un article de Georges-Marie Bécherraz.

Source : 24 HEURES (8 décembre 2006)

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