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Actualité criminologie

    Près de 5 % des Français se disent victimes de violences
    France > délinquance, statistique, maltraitance, coups & blessures, viol
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Vendredi 10 mars 2006

    " Agressions physiques, insultes ou menaces touchent chaque année près de 2,5 millions de personnes, selon l'Observatoire national de la délinquance.
     
    L'Observatoire national de la délinquance (OND), qui publiait hier son rapport annuel, en dit un peu plus sur ce qui fonde le sentiment d'insécurité. Selon sa dernière enquête de victimisation, menée avec l'Insee auprès d'un échantillon de 14 000 personnes, près de 2% des personnes âgées de 14 ans et plus, soit 864 000 hommes et femmes, déclarent avoir subi une agression physique en 2004. Et si l'on prend en compte les agressions verbales et autres menaces, le nombre des victimes passe alors à 2 425 000, soit près de 5% de la population française.
     
    L'écart est parfois abyssal entre ce que déclarent les victimes à la police et ce qu'elles vivent réellement. A en croire la statistique officielle, en tout cas, les faits de violence représentent environ 270 000 actes par an, soit trois fois moins que ce que révèlent les victimes interrogées par sondage. Le taux de plainte atteint très précisément 48,2% en cas de vol avec violence, 31,3% pour les violences physiques non accompagnées de vol et seulement 9,2% dans les affaires d'injures ou de menaces.
     
    «Il ne faudrait pas pour autant en déduire que la police cherche à dissimuler le reste», assure Alain Bauer, le président de l'OND. Son étude – d'ailleurs financée par le ministre de l'Intérieur – témoigne en effet qu'un tiers des victimes n'a pas voulu porter plainte, soit parce qu'elles considéraient que le fait «n'était pas grave», soit parce qu'elles estimaient que la démarche n'était «pas utile». Beaucoup, il est vrai, disent se faire peu d'illusion sur les suites judiciaires qui pourraient être données à leur affaire.
     
    Au fil des chiffres se dessine aussi le portrait-robot de la victime. Plus on est jeune, plus on risque d'être agressé. Les 14-19 ans représentent ainsi 12,2% des victimes, les 20-29 ans 10,7%, les 50-64 ans 5,5% et les plus de 65 ans 2,7%. Les habitants des cités demeurent les plus exposés : plus de 10% déclarent avoir subi au moins une agression en 2003 ou en 2004 et un sur trois s'est dit victime d'au moins une atteinte aux biens.
     
    Forte hausse des violences conjugales
     
    Globalement, les femmes n'ont pas plus de risques d'être agressées que les hommes. Toutefois, elles sont les premières victimes des violences au sein du foyer. Selon une enquête complémentaire basée sur les chiffres de la gendarmerie et de la police, près de 200 personnes, pour la plupart des femmes, ont été tuées par leur conjoint en 2004. Cette année-là, la gendarmerie a recensé plus de 10 000 faits de violence entre conjoints, soit une augmentation de près de 20% sur deux ans.
     
    Dans le même temps, la police a relevé plus de 26 000 cas de coups non mortels portés sur des femmes par leur conjoint. Elle déclare aussi 325 viols sur femmes majeures dans le cadre de la vie de couple, soit 12% du total des viols commis en ville.
     
    Jugeant la France «en retard» par rapport à ses voisins dans la lutte contre ce fléau, le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a souhaité mardi une «aggravation des sanctions» pour «les agressions sexuelles au sein du foyer»."
   
    Un article de Jean-Marc Leclerc.

Source : LE FIGARO (10 mars 2006)

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