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Actualité criminologie

    7 accusés, 130 victimes : aveux partiels de la "Bande de la Basse-Sambre"
    Europe du Nord & de l'Ouest > délinquance
    Article posté par Isabelle Longuet le Mercredi 21 janvier 2004

    " Sept accusés pour une cinquantaine d’attaques. Ceux qui avouent refusent d’impliquer leurs comparses. On parle de complices absents.
   
    Contraste entre les mesures de sécurité et l’intérêt que le procès semble susciter dans le public. Une fois le jury constitué, c’est devant une salle d’audience quasi vide qu’a débuté hier à Mons, devant les assises du Hainaut, le procès des sept accusés dits de la « Bande de la Basse-Sambre ». Sept accusés dont on a pu craindre, du côté des autorités judiciaires, qu’ils suscitent des troubles parmi les spectateurs.
    Ainsi, le portique de détection a été placé à l’entrée de la salle d’audience ; ainsi – et certains avocats de la défense n’ont pas manqué de le déplorer – on a fait endosser aux accusés des gilets pare-balles. Et dans leur box, ils sont entourés de pas moins de six policiers.
   
    Il faut dire qu’à en suivre l’acte d’accusation dressé par le procureur fédéral Michel Yernaux, les sept accusés sont impliqués dans une série particulièrement impressionnante de faits graves et violents : on n’en dénombre pas moins d’une cinquantaine, qui ont fait 130 victimes. Il s’est agi, de septembre à fin novembre 2001, de car-jackings, de vols ou de tentatives de vol, de braquages, de home-jackings, commis dans la région de la Basse-Sambre. Par groupes de deux, trois ou quatre personnes. De Sambreville à Fleurus, en passant par Fosses-la-Ville et Aiseau-Presles.
   
    Six des accusés sont poursuivis pour « organisation criminelle », certains d’entre eux le sont pour des faits plus importants, tant en nombre qu’en gravité. Il s’agit de Redoun Dbiri, 22 ans, de Farciennes, que défend Me Jean-Philippe Mayence, et de Tuncay Kenctemur, 25 ans, de Farciennes lui aussi, et qui a pour avocat Me Michel Bouchat.
    Les autres accusés ont participé peu ou prou à ces différents faits, le moins impliqué ayant dissimulé armes et cagoules, ce qui lui vaut notamment d’être accusé de recel. Quant à l’intensité de l’activité déployée pendant cette période, un chiffre en donne une idée : certaines nuits, la bande commettait jusqu’à cinq méfaits d’une égale violence, en cagoules, et armée de fusils d’assaut ou de riot-gun.
   
    Il s’agissait hier de ménager la nécessaire sécurité des lieux sans pour autant faire monter d’un ton la tension que pouvait faire naître ce procès. On se rappelle en effet que lors de leurs nombreuses comparutions en chambre du conseil à Charleroi, certains des accusés n’avaient pas ménagé leurs injures et leurs menaces à l’égard de la juge d’instruction de Charleroi, Mme Martine Michel.
    Hier matin, le président Jonckheere a procédé à la constitution du jury, qui comporte six jurés suppléants. Le procès doit en effet durer trois semaines, et il importe de pallier toute défection. La seule lecture de l’acte d’accusation (plus de cinquante pages) par le procureur fédéral Yernaux a pris plus de deux heures, avant l’entame de l’interrogatoire des sept accusés.
   
    Qu’en retirer ? Le premier d’entre eux, Redoun Dbiri, niait toute participation : il a reconnu hier avoir pris part à certaines agressions, et non des moindres. Mais dans le même temps, le président Jonckheere n’a pas pu lui faire dire qui l’accompagnait dans ces expéditions. Dbiri se contentant de parler des autres qui ne sont pas là. Il s’agissait, a-t-il dit, d’agressions armées dont il a expliqué la multiplication par le fait qu’il se trouvait avec des gens pas très fréquentables.
    Tuncay Kenctemur a suivi le même cheminement. Lui qui avait toujours tout nié en bloc, il est passé aux aveux partiels, parlant de six ou sept attaques armées, certaines à l’aide de kalachnikov. Ainsi de celle qui, à Sambreville en novembre 2001, avait donné lieu à un échange de coups de feu avec des policiers. Un échange qu’il a toutefois nié, affirmant que seule la police avait tiré vers lui. Mais Kenctemur a tenu à nuancer les choses : ce qu’il a fait n’était pas du grand banditisme, a-t-il estimé. Disant même : J’ai commis ça avec respect, j’ai fait en sorte que ça se passe le mieux possible.
    Les autres accusés ont nié, à l’exception de l’un d’eux. Les débats se sont poursuivis avec l’audition de la juge d’instruction Michel qui a rappelé ce qu’avait été le climat de terreur, à Charleroi et en Basse-Sambre, à l’époque, et la manière dont elle avait conduit son enquête. "

Source : LE SOIR 21 janvier 2004

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