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Actualité criminologie

    En février, la délinquance aussi part à la montagne
    France > délinquance, gendarmerie, vol, drogue, alcoolisme
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Lundi 6 février 2006

    " A l'occasion des vacances, des villages alpins deviennent des villes de 30 000 habitants avec tous les problèmes des milieux urbains.
   
    Pour beaucoup de skieurs, février marque l'heure des vacances et de la ruée vers les pistes. Mais dans les stations des Alpes, les gendarmes, contrairement aux touristes, savent, eux, qu'ils ne chômeront pas. La délinquance n'épargne pas en effet les cimes enneigées. «Février est traditionnellement le mois le plus chargé pour nous. Avec l'afflux de vacanciers, certaines stations se transforment en véritables petites villes de 30 000 habitants avec tous les problèmes de délinquance que cela génère», confirme le lieutenant-colonel François Daoust, commandant du groupement de gendarmerie de Savoie. C'est dans ce département que se trouvent les plus grandes stations françaises comme La Plagne, Val-d'Isère, Tignes, Les Arcs, les Ménuires, Val-Thorens, Courchevel ou Méribel dans la vallée de la Tarentaise.
   
    Chaque hiver les effectifs de gendarmerie sont renforcés dans les brigades des stations. «En Tarentaise, nous passons de 145 à 250 gendarmes», précise le chef d'escadron Jude Vinot, commandant de la compagnie d'Albertville. Sur l'ensemble de la Savoie, ce sont 126 gendarmes mobiles qui sont appelés en renfort. «Nous sommes confrontés à des vols et des cambriolages mais aussi à des problèmes de violence à la sortie des boîtes de nuit, de tapage nocturne, d'ivresse sur la voie publique, de consommation de produits stupéfiants. Beaucoup de gens viennent à la montagne pour faire la fête et se lâchent complètement. Ils pensent que parce qu'ils sont en vacances, ils ont le droit de tout faire», constate le lieutenant-colonel Daoust. Les Britanniques et les ressortissants des pays nordiques sont souvent en première ligne dans ce genre d'exercice.
   
    Autre type de population montrée du doigt : les saisonniers. «Sans stigmatiser cette population souvent jeune, parfois mal logée et pas toujours bien payée, il faut bien reconnaître que certains saisonniers se livrent à des vols pour financer l'achat de produits stupéfiants, boivent beaucoup dans les bars et les discothèques, ce qui entraîne ensuite des bagarres, des règlements de compte», explique le chef d'escadron Jude Vinot. Récemment, une bagarre entre saisonniers a mal tourné à La Plagne, et l'un des protagonistes a reçu trois coups de couteau. La lutte contre le trafic de stupéfiants est une autre des priorités des gendarmes. Il y a quinze jours, un kilo de résine de cannabis a été saisi à Méribel. Dans la montée des Arcs, les douaniers ont mis la main sur 400 grammes d'héroïne.
   
    Vols spectaculaires dans les stations huppées
   
    Les plaintes pour vols sont également le lot quotidien des militaires de la gendarmerie. En 2005, 4 500 vols ont été recensés durant les quatre premiers mois de l'année en Tarentaise. «Cela concerne les skis, laissés sans surveillance devant les restaurants d'altitude, les portables, les cambriolages dans les appartements qui restent vides pendant la journée», constate un gendarme de Val-d'Isère. Des skis volés sont parfois retrouvés dans des bourses aux skis de la région. D'autres sont déclarés volés indûment par certains touristes, notamment étrangers, qui se font ensuite rembourser par leur assurance.
   
    Dans certaines stations huppées, des vols peuvent être spectaculaires. Ainsi cette semaine, 100 000 euros de bijoux et 5 400 euros en liquide ont été subtilisés dans le coffre de la chambre d'un palace de Courchevel. Dans cette même station, il y a trois ans, une bijouterie avait été la cible de braqueurs venus des pays de l'Est.
   
    Les gendarmes surveillent aussi particulièrement les jeunes des cités qui viennent en vacances à la neige. «Grâce aux responsables de stations, nous sommes prévenus en amont de l'arrivée de certains groupes. Dès qu'ils débarquent, les gendarmes locaux affichent leur présence lors de patrouilles pour faire comprendre aux intéressés qu'on ne les laissera pas faire n'importe quoi», insiste le lieutenant-colonel Daoust."
   
    Un article de Serge Pueyo.

Source : LE FIGARO (6 février 2006)

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