"; ";
  Accueil     Librairie     Polars     Thrillers     Criminologie     S. Bourgoin     Infos     Liens  

_

Identification :      [inscription]

Actualité criminologie

    Les violences contre les personnes ont fortement progressé en France en 2005
    France > délinquance, statistique, coups & blessures
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Samedi 7 janvier 2006

    " Constatant moins de vols, mais plus de violences contre les personnes en 2005, les forces de l'ordre doivent désormais affronter le «noyau dur» de la délinquance.
   
    La délinquance continue de diminuer, mais deux fois moins vite que par le passé. Selon des données du ministère de l'Intérieur, que Le Figaro a pu compiler, la baisse des crimes et délits en 2005, avec environ 3 760 000 faits constatés, aura été de l'ordre de 1,5%, soit quelque 60 000 actes de moins qu'en 2004.
   
    Au total, depuis l'été 2002, la police et la gendarmerie auront quand même enregistré 370 000 actes de délinquance en moins. Alors que sous le gouvernement Jospin, les crimes et délits avaient augmenté de plus de 600 000 faits.
   
    L'équipe de la Place Beauvau, qui commentera en détail ces chiffres dans une dizaine de jours, se veut prudente. De l'aveu de nombreux chefs de police, il sera difficile de reproduire dans les mois qui viennent, les résultats du début de l'ère Sarkozy, les services étant désormais de plus en plus confrontés au «noyau dur» de la délinquance. Les émeutes de l'automne ont de surcroît montré à quel point la situation peut être fragile.
   
    Les violences notamment sont reparties à la hausse. Elles ont ainsi dépassé les 400 000 faits l'an dernier, soit une augmentation de plus de 4%. En dehors des violences sexuelles, qui diminuent de l'ordre de 8%, toutes les autres atteintes à l'intégrité physique des personnes progressent, à commencer par les coups et blessures volontaires, qui dépassent les 140 000 faits en 2005.
   
    Manque de coordination entre les acteurs publics
   
    Pour le secrétaire général du Syndicat des commissaires, Jean-Marie Salanova, «c'est la société dans son ensemble qui est en cause, car les filtres de l'éducation et de l'école ne fonctionnent plus». Le sociologue Sebastian Roché reconnaît que «la police ne peut pas traiter à elle seule tous les problèmes», mais il attribue aussi l'échec relatif des politiques engagées au manque de coordination entre les acteurs publics. «Que ce soit les communes, les conseils généraux, la police ou la justice, chacun semble agir suivant sa propre logique, sous la pression de l'événement. Et l'affaire du train Nice-Lyon en fournit une nouvelle illustration.»
   
    Une affaire sur trois élucidée
   
    Ces difficultés ne sauraient néanmoins faire oublierd'autres indicateurs et les aspects positifs du bilan 2005. Ainsi les cambriolages poursuivent-ils leur baisse en 2005, de l'ordre 7%. Même diminution pour les vols à la roulotte. D'une manière générale, tous les vols liés à l'automobile sont en baisse, mais de nombreux criminologues considèrent que cette embellie tient davantage aux améliorations de la sécurité passive dans les véhicules, qu'à l'activité de police. Les assureurs, en augmentant les franchises, contribuent également à la diminution des plaintes.
   
    Quoi qu'il en soit, les indicateurs d'activité de la police et de la gendarmerie s'améliorent. En 2005, les forces de l'ordre auront ainsi effectué 500 000 gardes à vue. Près de 70 000 personnes ont été écrouées. Quant à la réussite dans les enquêtes, elle a encore progressé, l'an dernier, pour atteindre plus de 33%, soit une affaire sur trois élucidée, contre une sur quatre avant 2002.
   
    C'est surtout dans sa lutte contre l'immigration clandestine que l'Intérieur obtient ses meilleurs résultats. Même si l'objectif de 23 000 reconduites à la frontière n'a pas été atteint, le nombre d'étrangers mis en cause pour infraction à l'entrée et au séjour sur le territoire a augmenté de près de 30%. Ce qui représente plus de 80 000 personnes. Les procédures pour travail clandestin et emploi irrégulier ont augmenté, dans le même temps, de plus de 20%. L'an dernier, hors infractions aux règles de séjour, les étrangers ont représenté 14% des personnes mises en cause pour un crime ou un délit."
   
    Un article de Jean-Marc Leclerc.

Source : LE FIGARO (7 janvier 2006)

[Tous les articles criminologie]

Soyez le premier à poster un commentaire à cet article !


Veuillez vous inscrire ou vous identifier :

Nom d'utilisateur :

Mot de passe :



_

Fil RSS
© Stéphane Bourgoin 2003 - 2014
Réalisation : Nokto