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Actualité criminologie

    Les meurtriers de Romuald à Courcouronnes encourent des peines alourdies
    France > meurtre, délinquance, procès
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Mardi 15 mars 2005

    " «La décision rendue par la cour d'assises d'Evry, vous devez l'oublier ! » Le procès en appel des meurtriers de Romuald, cet adolescent abattu au hasard en novembre 2000 dans le quartier du Canal, à Courcouronnes, par quatre jeunes de la cité rivale, les Epinettes, s'est poursuivi hier devant la cour d'assises du Val-de-Marne. L'accusation a requis des peines de 12 à 20 ans de réclusion criminelle. En décembre 2003 Aurélien, le tireur, avait écopé de 15 ans de prison, Moktar de 6 ans, Sofien et Ouicem, respectivement conducteur et passager avant de 12 ans.
    Ces deux derniers avaient fait appel. Une procédure immédiatement utilisée par le ministère public afin que l'affaire soit rejugée dans son ensemble. Tout au long de ce procès, le contexte des quartiers difficiles, des cités, de l'ambiance qui y règne a tenu une place capitale. Aux jurés, l'avocat général a rappelé les enjeux : « Ce n'est pas le procès des cités, c'est celui de ces quatre hommes. On parle de tragique accident ? C'est obscène, une insulte à la mémoire de Romuald. Il s'agit d'un assassinat ! »
   
    « Ils partaient pour tuer »
   
    Le magistrat s'est alors employé à démontrer la préméditation, comptant faire condamner les accusés pour assassinat et non pour meurtre. « D'abord, ils voulaient faire sa fête à un jeune du Canal. Ils partent en voiture et vont récupérer un fusil à pompe et des munitions mortelles. A ce moment précis tout bascule, le projet délinquant devient un projet criminel », martèle-t-il. « Il y a un mobile - la haine, la vengeance -, une arme, un projet et son exécution avec l'ouverture de la vitre de la voiture, un premier tir, on recharge et un second tir. Ils n'allaient pas dans le quartier du Canal pour discuter ou pour faire peur. Ils y allaient pour tuer. Alors oui, l'assassinat est parfaitement établi ! » Hier, l'avocat général estimant ouvertement que les peines prononcées en première instance étaient « insuffisantes » a requis 12 ans contre Moktar, 15 ans contre Sofien et Ouicem et 20 ans contre Aurélien. Avant qu'il n'entre en scène, les deux avocates des parties civiles, le père et la mère de Romuald, avaient pris la parole. La première a insisté sur la « douleur d'un père. Le père d'un enfant de 14 ans, une victime dont personne n'a prononcé le nom ». Le regard fixé sur les jurés, sa consoeur a enfoncé le clou : « Vous ne pouvez pas ressusciter Romuald mais vous pouvez lui rendre justice. Pour ses parents, le temps s'est arrêté le 8 novembre 2000. » Ce procès doit s'achever cet après-midi. "
   
    Un article d'Olivier Bureau.

Source : LE PARISIEN (15 mars 2005)

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