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Actualité criminologie

    Ces enfants qui font peur, avec Boris Cyrulnik sur Arte à 19h00 le samedi 5 mars
    France > délinquance
    Article posté par Stéphane Bourgoin le Samedi 5 mars 2005

    " Ces enfants qui font peur
   
    Présentation : Anne-Sophie Mercier et Matthias Beermann.
   
    (Rediffusion : lundi 7 mars à 17h)
   
    Le mal-être des enfants et des adolescents est un phénomène général en Europe. Tous les pays sont confrontés aux comportements difficiles de jeunes… de plus en plus jeunes. Le passage de l’adolescence à l’âge l’adulte est-il plus malaisé aujourd’hui ? Existe-t-il des sociétés plus anxiogènes que d’autres ? Les rites de passage ont-ils perdu de leur efficacité dans l’Europe moderne ? Ou bien est-ce que ce sont nos sociétés vieillissantes qui sont moins tolérantes avec leurs enfants ?
   
    En avril 2003, un rapport du Sénat français dresse un constat du constat du mal-être des enfants et des adolescents, mais le problème est général en Europe. En France, en Allemagne, au Royaume-Uni, mais aussi chez les nouveaux membres de l'Union, on est confronté aux comportements difficiles de jeunes… de plus en plus jeunes.
    Dans une société basée sur la réussite, l'échec est-il une crainte plus grande pour les jeunes? Et la réponse que les adolescents y apportent est-elle d’abord destructrice pour eux-mêmes et pour les autres ??
    L'entrée dans le monde des adultes se fait par des rites. Ces épreuves ont-elles perdu leur efficacité dans l'Europe moderne ? Les jeunes d’aujourd'hui sont-ils contraints de "s'auto-accueillir" chez les grands ou bien nos sociétés vieillissantes sont-elles de moins en moins tolérantes avec leurs enfants ?
    Quoi qu’il en soit, ces dysfonctionnements constatés touchent aussi bien les enfants que les adolescents et les parents et ceci dans tous les pays européens.
   
    Invité : Boris Cyrulnik
   
    Ethologue, psychanalyste, psychologue, neuropsychiatre, écrivain français
    Boris Cyrulnik est l’un des pionniers de l’éthologie française, la science qui étudie le comportement des espèces animales dans leur milieu naturel. Il est également neuropsychiatre, psychanalyste et psychologue. Fils de déporté, juif d’origine russo-polonaise, Boris Cyrulnik s’est fait connaître pour ses ouvrages sur la « résilience », c’est-à-dire la capacité des individus (particulièrement des enfants) à se reconstruire après un traumatisme (viol, guerre, mort d’un proche, folie…).
    Il a publié de nombreux ouvrages sur le sujet : « Sous le Signe du Lien, », « Un Merveilleux Malheur », « Les Vilains Petits Canards », « Parler d’Amour au Bord du Gouffre ».
   
    Lodz, ados déboussolés recherchent idéal
   
    A Lodz, ex-poumon industriel de la Pologne, l'ère communiste est déjà loin. Les moins de 20 ans ne l'ont pas connue. Est-ce pour cela qu'ils affirment souffrir d'un manque de repère, d'idéal ? Certains vont même jusqu'à regretter l'époque de Solidarnosc, sous le prétexte qu’alors « il y avait quelque chose à faire, un idéal à poursuivre ». Aujourd'hui, les distractions légales se font rares, et, mis à part le football, les jeunes n'ont guère d'autre avenir que l'exil. Alors les petits larcins, le trafic de drogues, les petits boulots au noir font florès. Quand on ne fait pas partie de la tranche des nouveaux riches issue des années 90, on vivote comme on peut.
    Lodz, autrefois ville industrielle de première importance, de sûre, est devenue un espace social vide. 60% de la petite criminalité est le fait de mineurs. Comment la police, les associations, les autorités de la ville s'adaptent-elles à ce phénomène ? Comment faire la différence entre les Blockers (casseurs) et les désœuvrés et donner des repères aux jeunes des quartiers ?
   
    Allemagne : violence dès la maternelle
   
    Rackets, coups, insultes, mobbing (un groupe se choisit un souffre-douleur)… Presque de la routine, dans les cours des lycées, voire au collège. Mais, sujet d'inquiétude aujourd'hui, c'est que toutes ces "occupations" gagnent les cours des écoles primaires, et même des maternelles.
    En Allemagne, le Ministère de l'éducation propose de prévenir le développement de ces problèmes. Par le biais de cours, de séminaires, de jeux, le programme "Faustlos", vise à apprendre aux enfants à réguler sans violence leurs émotions et leurs sentiments. Ce programme s'adresse à tous les élèves d'une classe donnée et ne stigmatise pas certains éléments qui pourraient déjà se sentir exclus. Certains enseignants allemands ont ainsi pris conscience que la violence naissait dès la petite enfance et pensent qu’il est possible de la juguler en intervenant en amont. Mais les solutions proposées ne font pas toujours l'unanimité, tout comme le rôle et la responsabilité des parents.
   
    Royaume-Uni : Centres villes : teenagers indésirables
   
    Un programme initié par le gouvernement britannique cherche à répondre à la préoccupation des générations de parents inquiets des comportements de certains jeunes. Les autorités judiciaires du pays ont lancé de nouvelles mesures pour "réduire la criminalité", notamment chez les plus jeunes. Le centre-ville des principales agglomérations fait ainsi l'objet d'un couvre-feu total pour les moins de 16 ans. Objectif des autorités : interdire à ces "teenagers" de déambuler bruyamment dans les rues. Outre le couvre-feu, un nouvel outil a vu le jour : le décret sur les comportements anti-sociaux ("anti-social behaviour order" ou "ASBO", en anglais). Grâce à cette disposition légale, les agents de police peuvent appréhender dans la rue n'importe quel citoyen présentant un comportement "anti-social". L'alcool et les jeunes reviennent souvent dans les statistiques. Un site internet gouvernemental a même été mis en place qui rassemble les données recueillies et tient le compte des résultats obtenus pas ces nouvelles mesures. Pour certaines organisations de défense des libertés civiles, l'ASBO est une mesure digne d'un régime autoritaire, mais le gouvernement se défend en assurant qu’il a obtenu ainsi une « canalisation de l'énergie de la jeunesse ». On voit poindre le conflit de générations. D'un côté les adultes (et parents) qui ne veulent plus voir la violence des jeunes, et vont jusqu'à imposer des barrières physiques entre eux, de l'autre, des jeunes dont on cherche à contenir les pulsions, sans même chercher à en connaître les causes. "

Source : ARTE (5 mars 2005)

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