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Actualité polars

    N'OUVRE PAS LES YEUX . . .
    Etats-Unis >
    Article posté par Isabelle Longuet le Mercredi 16 mai 2012

   
   
    ... de John VERDON, vous connaissez ? Ce thriller américain vient de sortir en librairie (Grasset - 572 pages ; 21,50 €), "Au Troisième Oeil" l'a lu et vous le recommande vivement.
    L'auteur, un publicitaire à la retraite, a publié en 2010 un thriller époustouflant, "Think of a Number" (traduit en français sous le titre "658" - Editions Grasset, 2011) et a repris dans son deuxième opus le personnage principal de l'ex-inspecteur Dave Gurney.
   
    Une jeune femme a été retrouvée décapitée le jour même de son mariage, dans la somptueuse propriété des Ashton. Tout accuse le jardinier mexicain, un certain Hector Flores, qui demeure introuvable depuis. L'inspecteur Gurney, appelé en dernier recours par la mère de la victime pour retrouver le meurtrier, s'aperçoit bientôt que la mariée n'avait rien d'une oie blanche... et que ses rapports avec son fiancé, Scott Ashton, jeune et brillant psychiatre, fondateur d'un institut pour enfants "difficiles", sont plus complexes qu'il n'y paraît à première vue.
    Gurney ne tarde pas à se rendre compte que rien, dans cette histoire, n'est conforme aux apparences. Et quand il retrouve, déposée chez lui en son absence, une poupée décapitée, il comprend très vite aussi qu'il risque lui-même d'être la prochaine victime. Ce qu'il ne sait pas encore, c'est que son enquête va le mener bien au-delà du meurtre – dans la toile inextricable d'un ennemi terrifiant, tentaculaire et, surtout, très patient.

   
   
   

LA CRITIQUE DE STEPHANE BOURGOIN
   
    « Lorsque vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité. »

    Cette citation de Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle caractérise à merveille les deux romans de John Verdon, « 658 » et « N’ouvre pas les yeux », qui mettent en scène l’ex-inspecteur de la police de New York Dave Gurney. Mélange de crime impossible à la Gaston Leroux (« Le mystère de la chambre jaune ») ou à la John Dickson Carr, de thriller avec un personnage de serial killer et, enfin, de « police procedural » avec une enquête minutieuse, Verdon créée un genre unique qui lui est propre dans l’histoire du roman policier.
   
    A chaque début de roman, une idée forte engendre un choc initial – des courriers « surnaturels » dans « 658 », une jeune épouse décapitée le jour de son mariage dans « N’ouvre pas les yeux ». Comme l’explique John Verdon, « mon approche personnelle consiste à développer deux histoires parallèles qui finissent par s’entremêler de plus en plus. Le meurtrier agit et attire l’attention du détective ; ce dernier examine la situation ; en retour, le criminel monte d’un cran ses activités ; l’enquêteur intensifie ses investigations qui provoquent des réponses désespérées du « méchant » pour aboutir à une confrontation à haut risque et à la révélation de tout ce plan diabolique.
   
    « Pour moi, la clé du développement crédible d’une narration repose dans la compréhension de mes personnages – leurs mobiles, leurs émotions et leur potentiel d’interaction. Mais savez-vous quelle partie de ce processus m’excite le plus ? Le moment où j’imagine ce premier effet visible du monstre qui se cache sous la surface. Je puise mon imagination dans les prégénériques des films d’horreur et de science-fiction en noir et blanc de mon enfance. Un cliché, peut-être ? Sans doute, mais j’adore ça. Comme le début remarquable de « Blue Velvet » de David Lynch où le héros qui marche dans les bois découvre une oreille humaine. Cette vision initiale de quelque chose qui ne tourne pas rond a un énorme effet déclencheur pour toute narration.
   
    « L’idée de départ de « N’ouvre pas les yeux » m’est venue du « Craiglist killer », un assassin qui a sélectionné ses proies grâce à un site internet de petites annonces, un moyen qui a aussi été utilisé par le tueur en série de prostituées de Long Island. »
   
    Pour accéder au site officiel du premier roman de John Verdon, cliquez sur le lien SOURCE ! (Ne loupez pas la bande-annonce)

Source : SITE 658-LE LIVRE

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    Re : N'OUVRE PAS LES YEUX . . .
    Commentaire posté par milodragovitch le Mercredi 16 mai 2012
    " "Think of a Number" (traduit en français sous le titre "658")"
   
    Ah, quel bonheur ces traductions de titres.. :)


    Re : N'OUVRE PAS LES YEUX . . .
    Commentaire posté par Athénienne le Jeudi 17 mai 2012
    xaxaxa, effectivement, "Fermons les yeux" sur cette brilliante traduction... :)

    Re : N'OUVRE PAS LES YEUX . . .
    Commentaire posté par Isabelle Longuet le Jeudi 17 mai 2012
    Je me faufile entre les commentaires ;-) En tant que traductrice professionnelle je dirais qu'il arrive assez souvent que les titres originaux (livres, films etc.) ne soient pas traduits littéralement en français. On peut parfois le regretter, mais bien souvent, il se trouve que la traduction littérale donne un résultat soit carrément moche, soit bizarre...
    Dans le cas de "Think of a number", l'éditeur français a peut-être estimé que "658" serait plus fort, plus énigmatique que "Pense à un nombre"....
    Sachez aussi que le titre original de "N'ouvre pas les yeux" est.... "Shut your eyes tight" ! L'éditeur a préféré transformer l'impératif "positif" en interdiction, le sens revient à peu près au même (il n'y a pas trahison) mais le résultat est plus fort, ce qui convient parfaitement à un thriller...
    Bon, après, le débat sur la question reste grand ouvert bien sûr - un débat éternel ! (ah, la tour de Babel...)

    Re : N'OUVRE PAS LES YEUX . . .
    Commentaire posté par Athénienne le Jeudi 17 mai 2012
    Bonjour Isabelle,
   
    C etait juste histoire de souligner la blagounette :) il est evident qu'un effet plus attractif etait recherche...
    Avis purement personnel, j aurai ete plus tente par un "dis un chiffre", (comme on disait dans la cour d ecole avec le buibui en papier: on devait dire un chiffre puis une couleur, et ensuite on decouvrait la question, ou le gage... -_-' ), ca donne ce petit cote mysterieux, pas mal pour un thriller...
    658 ca fait beaucoup plus penser au Da Vinci Code, non?
   
    Et petite question sur cet auteur, c est un style assez proche d Harlan Coben, ou plus sombre?? (vu la volonte de croiser deux histoires, avec tout un suspens et un denouement peu attendu, on pourrait penser au meme style litteraire...)
   
   
    Merci!

    Re : N'OUVRE PAS LES YEUX . . .
    Commentaire posté par milodragovitch le Jeudi 17 mai 2012
    Ce qui m'a aussi fait sourire, c'est que la traduction Française semble répondre au titre en VO. Et par ricochet, ça m'a fait penser à "La grande question sur la vie, l'univers et le reste". (pour ceux qui l'ignorent, la réponse est 42)
    Mais oui, c'est un vieux débat.. :)
    Heureusement, l'édition semble avoir fait des gros progrès. J'ai eu l'occasion il y a une dizaine d'années d'assiter à une conférence de François Guérif, directeur de Rivages/Noir. Entre deux anecdotes sur J.Ellroy, le sujet de la traduction a été abordé, et il a expliqué notamment comment la collection Série Noire était célèbre pour avoir massacré allègrement les œuvres originales, en traduisant n'importe comment (il a cité pour exemple le début d'un roman de Chandler, assez ébouriffant), allant même jusqu'à supprimer des passages entiers.
    Je suis d'ailleurs extrêmement reconnaissant à Rivages de proposer aujourd'hui des traductions 'revues et augmentées' des romans de Westlake, même si ça me coute un bras au passage.
   
    En piochant au hasard dans ma collection de Série Noire :
    > "The Little Sister" de R.Chandler : "Fais Pas Ta Rosière !" (le point d'exclamation est bien dans les guillemets..)
    > "A Hell Of A Woman" de J.Thompson : "Des Cliques Et Des Cloaques"
    > "The Five Cornered Square" de C.Himes : le classique "La Reine Des Pommes"
   
    Et je passe le cas fameux de "Pop. 1280" de J.Thompson devenu "1275 âmes", qui a occasionné un bouquin de J.B.Pouy, parti à la recherche des cinq manquants.

    Re : N'OUVRE PAS LES YEUX . . .
    Commentaire posté par MARATHON le Vendredi 18 mai 2012
    l’occasion de la sortie du nouveau thriller de John Vernon, « N’ouvre pas les yeux » Jacques Pradel dans son émission L'HEURE DU CRIME du vendredi 18 mai 2012 sur la radio RTL à 14 heures,revient avec Stéphane Bourgoin et Fabien Cozic, consultant en cybercriminalité et "profiler du Web".
    sur deux affaires qui ont défrayé la chronique aux États-Unis et inspiré l’auteur : Philip Markoff, un jeune étudiant en médecine qui choisissait ses proies sur Internet et le mystérieux tueur de Long Island, que la police new-yorkaise n’a jamais réussi à identifier.
   
   
   
    Invités studio : Stéphane Bourgoin, journaliste, écrivain, libraire, spécialiste des tueurs en série, son dernier livre : « La Totale – Stéphane Bourgoin » (Les Editions Edite, 20 mars 2012). Fabien Cozic, consultant en cybercriminalité et "profiler du Web".
   
   

    Re : N'OUVRE PAS LES YEUX . . .
    Commentaire posté par Isabelle Longuet le Vendredi 18 mai 2012
    A Athénienne :
   
    je ne connais pas bien Harlan Coben (pas bien du tout....). Je peux juste vous dire que les romans de Verdon sont très structurés, la narration est précise, détaillée, on se laisse très vite happer par l'histoire.
   
    A MARATHON :
   
    merci pour l'info !

    Re : N'OUVRE PAS LES YEUX . . .
    Commentaire posté par sorenza le Dimanche 27 mai 2012
   
   
    Isabelle vous avais parfaitement raison, dans certaines langues il n'y a pas de traduction possible, quelque fois il faut faire une phrase pour donner une équivalence a un mot, pour ma pare je parle plusieurs langues et je n'ai presque pas d'accent, mais si j’écris un texte dans une langue en réfléchissant dans une autre, le résultat donnerai un véritable sketch dicté par Tarzan :). J’apprécie énormément la langue française et je n'ai pas d'accent quand je parle, mais vous avez des lettres qui nous terrorisent, des F transformistes, des H muets, des terminaisons changeantes, des accents qui dansent dans tous les sens...je ne vous dit pas :D

    Re : N'OUVRE PAS LES YEUX . . .
    Commentaire posté par dawei le Mardi 29 mai 2012
    Je suis d'accord avec vous sur toute la ligne, et j'ajouterai que l'apprentissage d'une langue n'est pas seulement celui d'un système mais c'est aussi embrasser une culture, des codes et qui plus est une façon de penser.
   
    Je ne peux pas me vanter d'être un grand professionnel de la traduction mais dans la mesure où une partie de mes revenus vient de là je fais en quelque sorte également "parti du club". La traduction comporte bien des nuances et parfois un bout de travail sorti du contexte peut vraiment sembler des plus bizarres. Pour la plupart des traductions professionnelles dans un registre d'affaire que l'on me donne le plus important n'est pas le style mais le sens, et j'en fais aussi bien de ma langue maternelle à mes langues apprises et vice versa. Par contre, lorsque l'on me donne des travaux où l'on me demande une qualité de plume je ne traduis que de la langue apprise vers ma langue de confort, ma langue maternelle.

    Re : N'OUVRE PAS LES YEUX . . .
    Commentaire posté par Mic le Samedi 2 juin 2012
    J'ai lu avec beaucoup d'intérêt le texte de John Verdon (malgré quelques longueurs) mais c'est souvent l'habitude des nouveaux auteurs. La santé mentale et la folie, l'ordinaire bourgeois et l'atrocité criminelle sont des thèmes très bien développés dans ce récit à la John Dickson Carr. Le thème du serial killer "usé jusqu'à la corde" est très bien utilisé grâce à la brilante imagination de l'auteur. John Verdon construit son intrigue de manière à le faire durer aussi longtemps que possible, c'est sûrement cela : sa marque de fabrique. Merci à vous tous, MIC.


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