"; ";
  Accueil     Librairie     Polars     Thrillers     Criminologie     S. Bourgoin     Infos     Liens  

_

Identification :      [inscription]

Actualité polars

    Sir Arthur CONAN DOYLE - Sherlock Holmes : mythe, science & chambre close
    Europe du Nord & de l'Ouest >
    Article posté par Isabelle Longuet le Mercredi 22 février 2012

   
   
    Nous vous signalons la parution de trois ouvrages sur Conan Doyle et/ou Sherlock Holmes : une biographie (novembre 2011), un essai (janvier 2012) et un roman (janvier 2012).
   
    Conan Doyle contre Sherlock Holmes, d'Emmanuel Le Bret - Editions du Moment ; 204 p. 18,50 €
   
    " Sherlock Holmes, le plus célèbre détective du monde depuis l'époque victorienne, reste un phare de la littérature anglo-saxonne. Cinq cents clubs entretiennent la flamme de son souvenir, plus de deux cents films illustrent ses aventures, cinquante millions d'ouvrages, deux mille pastiches témoignent de ses talents.
    Sait-on pour autant que le créateur de ce mythe fut un homme d'exception ? Né en 1859, mort à 71 ans, Arthur Conan Doyle est un écrivain atypique, fécond de plus de deux cents publications traduites en cent dix langues.
    Ce médecin formé chez les jésuites fut un aventurier et un visionnaire : voyageur des océans, sportif initiant l'usage du ski en Suisse, chantre du tunnel sous la Manche. Homme d'action animé d'un idéal chevaleresque, il fut aussi correspondant de guerre, avocat et politicien menant campagne, défenseur du droit des femmes, pape de la croisade spirite. Et, enfin, consultant sollicité par Scotland Yard...
   
    L'enquête originale d'Emmanuel Le Bret (écrivain conférencier) perce le mystère Conan Doyle, une vie où la réalité dépasse souvent la légende, entre révélations et faits oubliés. Comme le disait l'écrivain : "Lorsque vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité." "
   
   
    La méthode de Sherlock Holmes - De la clinique à la critique, de Dominique Meyer-Bolzinger - Campagne Première ; 228 p. 20 €
   
    " Sherlock Holmes est bien plus qu'un personnage de roman, il est devenu un mythe du XXe siècle. Comment expliquer ses succès ? Par sa méthode d'investigation, qui fait de lui un bien étrange expert, à la fois savant et sorcier.
    On le prétend scientifique, mais ses enquêtes sont avant tout des affaires de médecins : le détective ressemble en effet à un praticien fin-de-siècle, au point qu'on a pu ajouter la figure de Charcot aux côtés des modèles habituellement évoqués par la critique.
    Sa méthode est non seulement une aventure sémiologique qui se déroule au sein d'un paradigme octroyant valeur et signification à l'ignoré, au minuscule, mais elle constitue surtout un vibrant plaidoyer du médecin Conan Doyle pour la clinique qu'il sentait menacée par les progrès scientifiques de son temps. Aussi reconnaît-on dans la méthode de Sherlock Holmes le coup d'oeil anatomoclinique, la triade hippocratique, le dialogue clinique et le diagnostic différentiel. Et on retrouve ce modèle clinique, transformé, parfois détourné, chez ses successeurs, notamment Hercule Poirot et le commissaire Maigret.
    Ainsi caractérisées dans leurs enjeux méthodologiques, les enquêtes de Sherlock Holmes apparaissent alors comme une magistrale leçon d'interprétation, où est soulignée l'alliance entre la construction du récit et l'élaboration d'un savoir.
   
    Dominique Meyer-Bolzinger est maître de conférences à l'Université de Haute-Alsace (Mulhouse) où elle enseigne la littérature française du XXe siècle. Elle a travaillé sur Modiano et Simenon, et ses recherches actuelles portent sur l'enquête dans la littérature contemporaine.
    Spécialiste reconnue du roman policier, elle s'intéresse tout particulièrement aux méthodes d'investigation fictive et aux transferts du roman policier vers la littérature. Elle a participé a des colloques et des conférences dans le monde entier. Elle a publié des articles sur la littérature policière dans de nombreuses revues et a participé à des ouvrages collectifs, ainsi qu'un ouvrage issu de sa thèse de doctorat Une Méthode clinique dans l'enquête policière : Holmes, Poirot, Maigret (Liège, CÉFAL, 2003). "
   
   
    Le Mystère Sherlock, de J-M Erre - Bhchet-Chastel ; 328 p. 20 €
   
    " Meiringen, Suisse. Les pompiers dégagent l’accès à l’hôtel Baker Street. Cet hôtel, charmant et isolé, a été coupé du monde pendant trois jours à cause d’une avalanche. Personne n’imagine que, derrière la porte close, se trouve un véritable tombeau. Alignés dans les frigidaires, reposent les cadavres de dix universitaires.
    Tous sont venus là, invités par l’éminent professeur Bobo, pour un colloque sur Sherlock Holmes. Un colloque un peu spécial puisque, à son issue, le professeur Bobo devait désigner le titulaire de la toute première chaire d’holmésologie de la Sorbonne. Le genre de poste pour lequel on serait prêt à tuer…
    Pour lutter contre la déprime ambiante, Le Mystère Sherlock est idéal. Les dix amateurs de Holmes, comme beaucoup de passionnés, sont de gentils farfelus. Ajoutez à cela qu’ils sont universitaires, et que l’auteur, qui connaît bien son monde, fait de ce microcosme un portrait fidèle et décapant.
    Hommage décalé à Sherlock Holmes et à Agatha Christie, cette histoire de « chambre close » amènera aussi le lecteur, dans une perspective ludique, à s’intéresser au pouvoir de la fiction sur le réel. "
    Articles relatifs :
     CONAN DOYLE, entre quête rationnelle et attirance vers l'occulte


[Tous les articles polars]

    Re : Sir Arthur CONAN DOYLE - Sherlock Holmes : mythe, science & chambre close
    Commentaire posté par milodragovitch le Mercredi 22 février 2012
    C'est bien Gene Wilder qu'on voit sur la couv' ? Un choix étonnant si c'est le cas.
    Pour les amateurs, je conseille le récent "Sherlock" (deux saisons sur la BBC), une relecture moderne assez bien fichue.
   
    http://www.youtube.com/watch?v=cSQq_bC5kIw


    Re : Sir Arthur CONAN DOYLE - Sherlock Holmes : mythe, science & chambre close
    Commentaire posté par Stéphane Bourgoin le Mercredi 22 février 2012
    Non, Milo, ce n'est pas Gene Wilder, mais Basil Rathbone, certainement l'un des deux meilleurs Sherlock Holmes de l'histoire du cinéma.
   
    Je prépare d'ailleurs un énorme coffret de DVD avec des adaptations rarissimes du détective. Sortie à la rentrée prochaine, probablement.
   
    Cordialement.
   
    Stéphane Bourgoin

    Re : Sir Arthur CONAN DOYLE - Sherlock Holmes : mythe, science & chambre close
    Commentaire posté par milodragovitch le Mercredi 22 février 2012
    Merci pour l'info, je ne connais pas du tout Rathbone, et j'étais vraiment surpris de voir là cet ahuri de Wilder..(ça s'écrit Frankenstein, mais ça se prononce Frankensteen..)
   
    Qui voyez-vous, comme "deuxième meilleur Sherlock Holmes" ?
   
    Pour ma part, je n'ai pas vu le film depuis un bout de temps mais j'aime bien l’incarnation par Peter Cushing dans le Chien des Baskerville..

    Re : Sir Arthur CONAN DOYLE - Sherlock Holmes : mythe, science & chambre close
    Commentaire posté par dollarhyde le Vendredi 24 février 2012
    Je considère Le Chien des Baskerville (Cushing et Lee, Terence Fisher pour la Hammer, 1959) comme un chef-d'œuvre incontournable.
    Plus récemment, j'ai été agréablement surpris par le Guy Ritchie de 2009, sur lequel j'étais à priori plutôt réservé. Robert Downey Jr. s'en sort très bien, je trouve, dans une approche certes plus moderne mais pas inintéressante. J'envisage même de voir le 2, c'est dire.

    Re : Sir Arthur CONAN DOYLE - Sherlock Holmes : mythe, science & chambre close
    Commentaire posté par milodragovitch le Vendredi 24 février 2012
    Je te rejoins, Dollarhyde, sur le film de Ritchie - qui avait effectivement tout pour faire peur à la base. J'ai entendu dire que des spécialistes de Holmes avaient validé moult détails de ce film lors de la réalisation (des questions essentielles du type "Sherlock avait-il un chien ?").
    Un petit bémol, de mémoire : le Holmes de Downey Jr est un peu trop 'complet' psychologiquement à mon gout - à comprendre pas totalement largué sur ce qui relève de l'émotion, de l'humain... tout ce qui relève du domaine de Watson, en bref.
    Mais pour le deux, j'attendrai le dvd..

    Re : Sir Arthur CONAN DOYLE - Sherlock Holmes : mythe, science & chambre close
    Commentaire posté par dollarhyde le Samedi 25 février 2012
    Il est quand même assez flippé, surtout quand une femme pointe le bout de ses n... de son nez dans le périmètre.
    Cela dit, c'est clairement une relecture moderne et très américaine du personnage, alors que Watson est plus conforme (en particulier, on a souvent des Watson nettement plus "mûrs", alors que si on relit l'Etude en rouge, au moment de leur première rencontre, il y a apparemment très peu de différence d'âge).

    Re : Sir Arthur CONAN DOYLE - Sherlock Holmes : mythe, science & chambre close
    Commentaire posté par milodragovitch le Samedi 25 février 2012
    "Il est quand même assez flippé, surtout quand une femme pointe le bout de ses n... de son nez dans le périmètre."
   
    J'avais oublié. Ah, la sexualité d'Holmes... :)
    La série BBC "Sherlock" ironise en permanence sur ce sujet, ainsi que sur le couple formé avec Watson.
    La série offre aussi une version assez hardcore d' "un scandale en Bohème", où l'on retrouve "LA femme" en dominatrice SM.

    Re : Sir Arthur CONAN DOYLE - Sherlock Holmes : mythe, science & chambre close
    Commentaire posté par dollarhyde le Dimanche 26 février 2012
    Tiens, ton histoire de "sherlock a-t-il un chien ?" m'a fait repenser au film d'Herbert Ross, Sherlock Holmes attaque l'Orient Express, avec les excellents Alan Arkin et Robert Duvall (Watson), où Holmes doit rencontrer Freud pour se faire soigner. Il y a aussi le chien Tobias, animal lymphatique au flair légendaire...

    Re : Sir Arthur CONAN DOYLE - Sherlock Holmes : mythe, science & chambre close
    Commentaire posté par milodragovitch le Dimanche 26 février 2012
    Je ne connais pas du tout ce film. J'ai un peu de mal à voir Duvall en Watson, mais pourquoi pas...
    J'ai un peu fouillé sur Wikipedia : dans ce film, Holmes est interprété par Nicol Williamson, que je connais pour son Merlin dans le Excalibur de Boorman.
    À découvrir, donc..
    Sinon, l'affiche est très jolie :
   
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/8/89/Sevenpct.jpg

    Re : Sir Arthur CONAN DOYLE - Sherlock Holmes : mythe, science & chambre close
    Commentaire posté par sorenza le Lundi 27 février 2012
    Le personnage de Sherlock Holmes est inspiré d'un célèbre chirurgien de l' époque, un des professeur de Sir Conan Doyle, le Dr Joseph Bell don les créateurs du personnage du "Dr House" ce sont inspiré aussi, cet éminent chirurgien apprenait a ses élèves "l'art" du diagnostique qui ne se limite pas seulement a l' auscultation clinique, ou l’anamnèse (les questions réponses entre médecin et patient) car la plus part des patient ne parlent pas des facteurs environnementaux ou de leurs habitudes de vie...donc un bon diagnosticien (bien entraîner) peut remarqué l' étoffe d'un vêtement pour déduire le niveau sociale du patient et savoir s'il soufre de malnutrition ou pas remarqué l' états des ongle ou des mains pour savoir est il un manuelle ou pas et quel métier fait il? souffre-t-il d'une carence précise de calcium, magnésium ...ou empoisonner a certain métaux lourd ou soufre t-il d'une pathologie cardiaque comme le "syndrome de Marfan"...une démarche peut cacher une scolioses et on peut déduire que cette personne étant petite portais sur elle des poids très lourd, ou une ancienne fracture mal cicatrisé, l' aspect d'un visage peut dévoiler une maladie génétique comme le "syndrome de Di George" ou "Treacher Collins" et connaître ses antécédent familiaux...etc, 80 % du diagnostique médicale se fait en observant le patient, ajoutant a cela des connaissance en psychologie et anthropologie une personne peut devenir un véritable "Mentaliste".
    Holmes a des connaissances quasi encyclopédique et une intelligence supra-normal, un peu misogyne mais extrêmement polis avec les dames, utilisent "religieusement" logique et drogue ce qui lui permet de ne pas sombrer dans une profonde dépression, ne vibrant que pour résoudre
    l'énigme. Je ne suis pas spécialiste, mais moi aussi j'étais agréablement surprise par l'interpétation de Robert Downey Jr beaucoup moins britiche que c'est prédécesseurs, on voie mieux son coté "flipé" et débrayer qui n'a d'égale que l'ordre et la clarté de son esprit brillant, aussi les phases maniaco-dépressives beaucoup plus visible, moins gentilhomme, capricieux comme un enfant mal élevé, plus drôle presque attendrissant, surtout dans la première partie le 2 est un peu différent avec un Moriarty a la folie quasi Hitlerienne je ne dirais pas plus pour ne pas gâché l' intrigue, mais il c'est montrais plus humains plus préoccupé du sort de ses semblable lui qui est d'ordinaire asocial je ne dirais pas que j'ai trouvais cette approche meilleurs mais intéressante, habituellement la relation entre Holmes et Watson et vus comme une collaboration étroite, des acolytes, des partenaires, certain disaient que c'était une homosexualité refoulé (?), mais dans ce dernier film on constate une grande et sincère amitié entre les deux hommes, certes un peu égoïste de la part de Holmes mais sincère. A ma connaissance Holmes n'avais pas de vie privé ni de descendent et je ne sais pas non plus s'il avais un chien mais surtout est ce que ce chien pouvais survivre aux expériences de Holmes sachant que c'est un célibataire endurci, alors a-t-il aimer Irène Adler comme un homme aime une femme? ou bien est elle la seule femme assez intelligente pour l'impressionner donc digne d'intérêt ? est- elle juste l' incarnation du fantasme de la femme phallique?


Veuillez vous inscrire ou vous identifier :

Nom d'utilisateur :

Mot de passe :



_

Fil RSS
© Stéphane Bourgoin 2003 - 2014
Réalisation : Nokto